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Fiche méthode

1 - Comment distinguer les registres littéraires ?


Introduction

Les registres littéraires donnent une certaine tonalité à un texte : ils cherchent à susciter des sentiments variés chez le lecteur.
Les principaux registres sont le comique, le tragique, le lyrique, le satirique, l’épique, le fantastique.
Une même œuvre peut contenir des passages de différents registres.
DYS

A. Le registre comique

  • Il suscite le rire ou le sourire. On distingue le comique de gestes, de caractère, de situation et de mots.
  • Les principaux procédés comiques sont :
    • les effets de rupture, de décalage, de surprise ou d’exagération ;
    • la répétition de mots, de phrases, de situations ;
    • les quiproquos et jeux de mots...
  • Il existe de nombreuses nuances de registres comiques : l’ironie (qui consiste à se moquer en disant le contraire de ce que l’on veut faire comprendre), l’humour, la parodie...

Exemple :
TOINETTE. – Quand un maître ne songe pas à ce qu’il fait, une servante bien sensée est en droit de le redresser.
ARGAN court après Toinette. – Ah ! insolente, il faut que je t’assomme.
TOINETTE, se sauve de lui. – Il est de mon devoir de m’opposer aux choses qui vous peuvent déshonorer.
ARGAN, en colère, court après elle autour de sa chaise, son bâton à la main. – Viens, viens, que je t’apprenne à parler. TOINETTE, courant, et se sauvant du côté de la chaise où n’est pas Argan. – Je m’intéresse, comme je dois, à ne vous point laisser faire de folie.

B. Le registre satirique

  • Il se moque pour faire réfléchir.
  • Il s’attaque à quelqu’un ou quelque chose, le critique en n’hésitant pas à le ridiculiser pour faire réagir le lecteur, l’amuser, voire le faire rire.

Exemple :
Stanislas se regardait continuellement avec une sorte de satisfaction de haut en bas, en vérifiant le nombre des boutons de son gilet, en suivant les lignes onduleuses que dessinait son pantalon collant, en caressant ses jambes par un regard qui s’arrêtait amoureusement sur les pointes de ses bottes. Quand il cessait de se contempler ainsi, ses yeux cherchaient une glace, il examinait si ses cheveux tenaient la frisure ; il interrogeait les femmes d’un œil heureux en mettant un de ses doigts dans la poche de son gilet, se penchant en arrière et se posant de trois-quarts, agaceries de coq qui lui réussissaient dans la société aristocratique de laquelle il était le beau.

C. Le registre tragique

  • Il met en scène des situations désespérées où un personnage, victime de la fatalité, est voué à la mort. Des forces pèsent sur lui, le dominent, ce qui suscite la compassion du lecteur.
  • Les principaux procédés tragiques sont :
    • l’utilisation du lexique de la fatalité, du désespoir, du malheur et de la mort ;
    • une ponctuation expressive (surtout les interrogations) ;
    • des figures des style d’opposition pour souligner les dilemmes ou l’impuissance (antithèse, voix passive...).

Exemple :
ROMÉO. – Ah ! chère Juliette, pourquoi es-tu si belle encore ? Dois-je croire que le spectre de la Mort est amoureux et que l’affreux monstre décharné te garde ici dans les ténèbres pour te posséder ?... Horreur ! Je veux rester près de toi, et ne plus sortir de ce sinistre palais de la nuit ; ici, ici, je veux rester avec ta chambrière, la vermine ! Oh ! c’est ici que je veux fixer mon éternelle demeure et soustraire au joug des étoiles ennemies cette chair lasse du monde...

D. Le registre lyrique

  • Il exalte des sentiments (joie, tristesse, espoir, amour...), souvent exprimés à la 1re personne du singulier.
  • Les principaux procédés lyriques sont :
    • le lexique des sentiments et des émotions ;
    • la ponctuation expressive, les interjections (Hélas !) et apostrophes (Ô nuit...) ;
    • des figures de style comme l’anaphore, l’hyperbole, la métaphore...

Exemple : 
Un éclair... puis la nuit ! – Fugitive beauté
Dont le regard m’a fait soudainement renaître,
Ne te verrai-je plus que dans l’éternité ?

Ailleurs, bien loin d’ici ! trop tard ! jamais peut-être !
Car j’ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
Ô toi que j’eusse aimée, ô toi qui le savais !

E. Le registre épique

  • Il su