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Fiche méthode

13 - Vers le brevet : la rédaction


Introduction

L’épreuve du brevet se termine par une rédaction. Deux sujets sont proposés, un sujet de réflexion et un sujet d’invention.
DYS

A. Le sujet de réflexion

  • Je sais ce qu’on attend de moi.
    Dans ce type de sujet, je dois donner mon avis. Je dois essayer de le défendre, de convaincre mon lecteur que mon opinion est intéressante et juste. Je dois donc m’appuyer sur des arguments (des preuves). Chaque argument doit être appuyé et illustré par un ou des exemple(s) précis (expérience personnelle, Histoire, littérature, arts...).
Exemple :
  •  La thèse : Le cinéma ne fait pas concurrence au théâtre.
  • L’argument : Au théâtre, chaque spectacle est une expérience unique, contrairement au cinéma.
    Exemple : Je suis allé voir deux fois Roméo et Juliette mis en scène par Olivier Py. La deuxième fois, je n’ai pas du tout perçu la pièce de la même manière : c’était la dernière représentation, les comédiens ont donné leur maximum, et les émotions étaient beaucoup plus fortes.
  • Je structure mon texte.
    • La thèse est l’idée principale, mon point de vue.
    • L’introduction présente mon opinion, en la replaçant dans son contexte (en rappelant le sujet).
    • Le développement est composé de plusieurs paragraphes (un par argument, liés par des connecteurs logiques). 
    • La conclusion rappelle mon opinion.
  • Je nuance ce que je dis : j’envisage d’autres points de vue.

B. Le sujet d’invention

Voici quelques sujets fréquents et des conseils pour les traiter.
Écrire un récit
  • J’identifie le narrateur demandé (1re ou 3e personne).
  • Connait-on le destinataire du récit ? Si oui, il faudra adapter la manière de raconter.
  • Le système des temps (présent ou passé) est-il imposé ? Je le note pour ne pas l’oublier.
  • Dois-je créer des personnages ? Je note au brouillon leurs caractéristiques principales (attention : parfois le sujet donne certaines indications sur les personnages).
  • Pour commencer le récit, deux possibilités :
    • Un paragraphe d’introduction (cadre spatio-temporel, les personnages, la situation, etc.) ; 
    • in medias res(« au milieu de l’action ») pour plonger directement le lecteur dans l’action.
  • Je décide de la fin de mon récit avant de rédiger le récit lui-même !
  • J’invente les différentes étapes (dans l’ordre chronologique, avec des retours en arrière et/ou des anticipations ?). Je n’oublie pas les connecteurs !
  • Je peux penser à des passages descriptifs (décor, portraits) et des dialogues. Cela est parfois explicitement demandé par le sujet.

Écrire un article de journal
Je me demande :
  • À qui ce journal s’adresse-t-il ? Le ton, le niveau de langue, la manière de présenter les faits ne seront pas les mêmes suivant le destinataire.
  • Quel est le contenu de l’article ?
  • Quel est le but de l’article ? Informer, expliquer ou convaincre ? Autrement dit, l’article devra-t-il être neutre ou subjectif ?
Je donne un titre (court, qui donne envie de lire, sous forme nominale ou interrogative).
Je construis des phrases courtes, des paragraphes courts et clairs, et j’utilise des connecteurs logiques.

Écrire une lettre
  • Je me demande quelle est la situation d’énonciation à respecter.
    • Qui est l’émetteur (la personne qui écrit la lettre) ?
    • Qui est le destinataire (la personne à qui la lettre est destinée) ?
    • L’émetteur et le destinataire se connaissent-ils ? Quel est le rapport entre eux ? Est-ce un ami, un parent, un supérieur hiérarchique... ?
    • , quand et dans quelles circonstances cette lettre est-elle écrite ?
    • Quel est le but de cette lettre ? (Décrire ? Raconter ? Argumenter ? Expliquer ? Exprimer des sentiments ? Demander quelque chose ?)
  • Le sujet donne-t-il une précision sur le contenu, sur le registre ?
Cela modifiera le niveau de langue à employer (et notamment sur la formule de politesse finale), mais aussi la présentation de la lettre (une lettre officielle comporte plus de rubriques, comme les coordonnées de l’expéditeur, du destinataire, l’objet...).

Écrire une description ou un portrait
  • J’identifie le narrateur : la description devra être objective (neutre) ou subjective (marquée par les émotions ou sentiments de celui qui décrit).
  • Si j’ai le choix, je préfère une description subjective. J’utilise un vocabulaire mélioratif ou péjoratif.
  • J’organise ma description : du général au particulier, d’un détail à une description d’ensemble, de gauche à droite, de bas en haut, du premier plan vers l’arrière-plan...
  • J’utilise des connecteurs spatiaux (à gauche, plus loin, etc.). Voir Fiche méthode p. 358.
  • Les temps utilisés pour la description sont l’imparfait pour un texte au passé et le présent pour un texte au présent.
  • Je soigne mon style d’écriture : comparaisons, adjectifs, compléments du nom, verbes de perception (observer, apercevoir, distinguer, entendre, percevoir...). J’évite le verbe être et il y a.

Écrire un dialogue
ATTENTION : la présentation n’est pas la même dans un dialogue théâtral ou un dialogue inséré dans un récit.
  • Je note :
    • , quand, pourquoi et dans quelles circonstances le dialogue a lieu ;
    • son thème ;
    • son but (opposer deux points de vue, débattre, expliquer, raconter) ;
    • le caractère des personnages (si l’un domine, il parlera plus).
  • Je varie les verbes introducteurs de parole (sauf dans une scène de théâtre) pour éviter la répétition de dire et préciser la fonction de la réplique (demander, répondre, rétorquer, etc.), le ton sur lequel elle est prononcée (protester, supplier, bougonner, gémir, etc.), le volume de la voix (hurler, chuchoter, s’égosiller, murmurer, etc.), etc.
  • Dans un dialogue théâtral, je n’oublie pas les didascalies.

Écrire une suite de texte
  • Je résume dans ma tête ce qui s’est passé dans le texte de départ, et ce qu’il serait donc logique d’attendre. quelles sont les solutions possibles pour faire évoluer l’action ?
  • Je veille à bien respecter les éléments du texte de départ :
    • le cadre spatio-temporel (lieu, époque, saison, moment de la journée, etc.) ;
    • la cohérence des personnages (caractère, manière de parler, de se comporter, etc.) ;
    • le rapport entre les personnages (dominant/ dominé, complicité, haine, etc.) ;
    • le type de texte ;
    • le choix du narrateur ;
    • le système de temps (temps du présent ou temps du passé) ;
    • le style d’écriture ;
    • le ou les registre(s) employé(s) (comique, pathétique, etc.).
ATTENTION aux anachronismes : si l’histoire se passe au XIXe siècle, un personnage ne peut pas en appeler un autre sur son téléphone portable...
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Le sujet de réflexion

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