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Fiche lexique

3 - Les mots de la poésie et du théâtre

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LE LEXIQUE DE LA POÉSIE

a. Les vers

Déterminer la longueur d’un vers
Pour déterminer la longueur d’un vers, il faut compter le nombre de syllabes qui le composent. 

Je/par/ti/rai./Je/sais/que/tu/m’a/ttends. (Victor Hugo, « Demain dès l’aube ») 
Ce vers comporte douze syllabes.
Attention au e en fin de mot.
  • Il est sonore et compte dans la syllabe quand il est entre deux consonnes.
  • Mais il ne compte pas :
    • quand il est devant une autre voyelle ou un h muet
    • à la fin d’un vers, y compris pour les mots qui se terminent par -es ou -ent.
> Heureuse la beauté que le poèt(e) ador(e) ! (Alphonse de Lamartine, « À Elvire »)

Les différents types de vers
  • Les vers les plus utilisés sont les vers pairs, notamment les vers longs.

3 syllabes = trisyllabe

6 syllabes = hexasyllabe

10 syllabes = décasyllabe

5 syllabes = pentasyllabe

8 syllabes = octosyllabe

12 syllabes = alexandrin

b. Les strophes

Les strophes les plus courantes sont :

2 vers = le distique

4 vers = le quatrain

8 vers = le huitain

3 vers = le tercet

6 vers = le sizain

10 vers = le dizain

c. Les rimes

Les rimes vont par deux et sont disposées selon trois combinaisons possibles :

Rimes suivies (ou « plates »)
Tu ressembles parfois à ces beaux horizons (A)
Qu’allument les soleils des brumeuses saisons... (A)
Comme tu resplendis, paysage mouillé (B)
Qu’en amment les rayons tombant d’un ciel brouillé ! (B)
(Charles Baudelaire, « Ciel brouillé »)

Rimes croisées
Tandis que les crachats rouges de la mitraille (A)
Sifflent tout le jour par l’infini du ciel bleu ; (B)
Qu’écarlates ou verts, près du Roi qui les raille (A)
Croulent les bataillons en masse dans le feu. (B)
(Arthur Rimbaud, « Le mal »)

Rimes embrassées
Quand vous serez bien vieille, au soir, à la chandelle, (A)
Assise auprès du feu, dévidant et filant, (B)
Direz, chantant mes vers en vous émerveillant : (B)
« Ronsard me célébrait du temps que j’étais belle ». (A)
(Pierre de Ronsard, « Quand vous serez bien vieille... »)

c.

LE LEXIQUE DU THÉÂTRE

d. Didascalies et répliques

Dans un texte théâtral, on peut distinguer deux types d'énoncés :
  • les didascalies, parties du texte qui ne sont pas destinées à être prononcées sur scène (indications de changements d’actes et de scènes, indications sur le jeu des acteurs : gestes, ton, etc.).
  • les répliques (prises de parole des personnages), qui sont destinées à être prononcées sur scène.

e. Les différents types de répliques particulières

  • Une tirade est une réplique longue.
    La tirade ralentit le rythme de l’intrigue ; cela correspond à un moment important où l’attention est centrée sur un personnage qui développe ses pensées.
  • Un monologue est une tirade prononcée par un personnage seul sur scène.
    Au théâtre, le spectateur ne peut connaitre les pensées d’un personnage que si celui-ci les exprime à voix haute.
  • Un aparté est une réplique prononcée « à part »
    (pour qu’elle soit entendue par un personnage mais pas par un autre, ou alors quand elle n’est pas adressée aux autres personnages mais aux spectateurs).
  • La stichomythie est une succession de répliques brèves.
    Elle crée un rythme très rapide, dynamique, qui convient bien aux scènes d’affrontement entre deux personnages.

(Voir Le Cid Acte III scène 4 p.106)
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3 - Les mots de la poésie et du théâtre

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Extrait 1 :
Percé jusques au fond du cœur
D’une atteinte imprévue aussi bien que mortelle
Misérable vengeur d’une juste querelle
Et malheureux objet d’une injuste rigueur
Je demeure immobile et mon âme abattue
Cède au coup qui me tue.
P. Corneille, Le Cid, acte I, scène 6, 1637.

Extrait 2 :
Ah ! Non ! C’est un peu court, jeune homme !
On pouvait dire... oh ! Dieu ! ... bien des choses en somme... 
En variant le ton, – par exemple, tenez :
Agressif : « moi, monsieur, si j’avais un tel nez,
Il faudrait sur le champ que je me l’amputasse ! »
Amical : « mais il doit tremper dans votre tasse :
Pour boire, faites-vous fabriquer un hanap ! »
Descriptif : « C’est un roc ! ... c’est un pic ! ... c’est un cap !
Que dis-je, c’est un cap ? ... C’est une péninsule ! »
E. Rostand, Cyrano de Bergerac, 1897.

Extrait 3 :
SOLANGE, hésitant. – Mais...
CLAIRE. – Je dis ! mon tilleul.
SOLANGE. – Mais, Madame...
CLAIRE. – Bien. Continue.
SOLANGE. – Mais, Madame, il est froid.
CLAIRE. – Je le boirai quand même. Donne.
J. Genet, Les Bonnes, 1947.

Extrait 4 :
MADAME DE SOTTENVILLE. – Allez, songez à mieux traiter une demoiselle bien née, et prenez garde désormais à ne plus faire de pareilles bévues.
GEORGE DANDIN, à part. – J’enrage de bon cœur d’avoir tort, lorsque j’ai raison.
Molière, George Dandin, 1668.
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