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La fin de Milady

DYS

La fin de Milady

Ridiculisé lors du bal, le cardinal décide de se venger de d’Artagnan avec l’aide de Milady. Ils enlèvent Constance, la femme dont d’Artagnan est amoureux, et Milady se charge elle-même de l’empoisonner. D’Artagnan et ses amis parviennent à retrouver Milady en fuite, mais Athos se rend compte qu’elle n’est autre que sa femme, qui l’avait trahi et qu’il croyait morte depuis longtemps !
1
À
la lueur d’une lampe, il vit une femme assise sur un escabeau, près d’un feu mourant. On ne pouvait distinguer son visage mais un sourire sinistre passa sur les lèvres d’Athos, il n’y avait pas à s’y tromper, c’était bien celle qu’il cherchait. En ce moment, un cheval hennit : Milady releva la tête, vit, collé à la vitre, le visage pâle d’Athos et poussa un cri.
  Athos comprit qu’il était reconnu, poussa la fenêtre du genou et de la main, la fenêtre céda, les carreaux se rompirent. Et Athos, pareil au spectre1 de la vengeance, sauta dans la chambre.
  « Que demandez-vous ? s’écria Milady.
  – Nous voulons vous juger selon vos crimes, dit Athos : vous serez libre de vous défendre, justifiez-vous si vous pouvez. Monsieur d’Artagnan, à vous d’accuser le premier. »
  D’Artagnan s’avança.
  « Devant Dieu et devant les hommes, dit-il, j’accuse cette femme d’avoir empoisonné Constance Bonacieux, morte hier soir. J’accuse cette femme d’avoir voulu m’empoisonner moi-même. Dieu m’a sauvé ; mais un homme est mort à ma place, qui s’appelait Brisemont. »
  Il se retourna vers Porthos et vers Aramis.
  « Nous attestons, dirent d’un seul mouvement les deux mousquetaires.
  – À vous, Milord, dit Athos. »
  Le baron s’approcha à son tour.
  « Devant Dieu et devant les hommes, dit lord de Winter, j’accuse cette femme d’avoir fait assassiner le duc de Buckingham. »
  Un frémissement courut parmi les juges à la révélation de ces crimes encore inconnus.
  « Ce n’est pas tout, reprit lord de Winter ; mon frère, qui vous avait faite son héritière, est mort en trois heures d’une étrange maladie. Ma sœur, comment votre mari est-il mort ? »
  Milady laissa tomber son front dans ses deux mains et essaya de retrouver ses esprits, rendus confus par un vertige mortel.
  « À mon tour, dit Athos. J’épousai cette femme quand elle était jeune fille, je l’épousai malgré toute ma famille ; je lui donnai mon bien, je lui donnai mon nom, et un jour je m’aperçus que cette femme était flétrie2 : cette femme était marquée d’une fleur de lys3 sur l’épaule gauche.
  – Monsieur d’Artagnan, dit Athos, quelle est la peine que vous réclamez contre cette femme ?
  – La peine de mort, répondit d’Artagnan.
  – Milord de Winter, continua Athos, quelle est la peine que vous réclamez contre cette femme ?
  – La peine de mort, reprit lord de Winter.
  – Messieurs Porthos et Aramis, reprit Athos, vous qui êtes ses juges, quelle est la peine que vous portez contre cette femme ?
  – La peine de mort, répondirent d’une voix sourde les deux mousquetaires. »
  Milady poussa un hurlement affreux, et fit quelques pas vers ses juges en se traînant sur ses genoux.
  Athos étendit la main vers elle.
  « Anne de Breuil, comtesse de La Fère, Milady de Winter, dit-il, vos crimes ont lassé les hommes sur la terre et Dieu dans le ciel. Si vous savez quelque prière, dites-la, car vous êtes condamnée et vous allez mourir. »
Les textes principaux
  • 1844
    . La fin de Milady
    ALEXANDRE DUMAS
    7 questions associées
Les images
  • 1993
    . Les trois Mousquetaires
    Stephen Herek
  • 1849
    . L’exécution de Milady
Le dénouement de l’intrigue

Le dénouement est l’étape du récit où les problèmes des