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D'écailles et de feu

DYS

D'écailles et de feu

Harry Potter est élève en première année à l’école de sorcellerie de Poudlard. Avec ses amis, Ron et Hermione, il se rend chez Hagrid, le Gardien des Clés et des Lieux. Ils assistent à la naissance d’un dragon.
1
L
’œuf était posé sur la table. Il y avait de profondes crevasses dans la coquille et quelque chose remuait à l’intérieur avec un drôle de bruit, comme une sorte de claquement.
  Ils s’assirent autour de la table et observèrent l’œuf en retenant leur souffle.
  Presque aussitôt, il y eut un craquement, la coquille s’ouvrit en deux et le bébé dragon s’avança sur la table d’une démarche pataude1. Il n’était pas vraiment beau à voir. Harry trouva qu’il ressemblait à un vieux parapluie noir tout fripé. Ses ailes hérissées de pointes étaient énormes, comparées à son corps grêle2 d’un noir de jais3. Il avait un long museau avec de grandes narines, des cornes naissantes et de gros yeux orange et globuleux.
  Le dragon éternua et de petites étincelles jaillirent de son museau.
  « Il est magnifique », murmura Hagrid.
  Il tendit la main pour le caresser, mais le dragon claqua des mâchoires en montrant de petits crocs pointus.
  « Le brave petit, il a reconnu sa maman ! » s’exclama Hagrid.

  [Quelques années plus tard, Hagrid, toujours passionné par les dragons, propose de découvrir d’autres spécimens, adultes.]

  Quatre énormes dragons à l’air féroce se dressaient sur leurs pattes de derrière à l’intérieur d’un enclos fermé par d’épaisses planches de bois. Le cou tendu, ils rugissaient, mugissaient, soufflant par leur gueule ouverte, hérissée de crocs acérés, des torrents de feu qui jaillissaient vers le ciel noir à quinze mètres au-dessus du sol. L’un d’eux, d’une couleur bleu argenté, les cornes pointues, grognait et claquait des mâchoires en essayant de mordre les sorciers qui l’entouraient. Un autre, aux écailles vertes et lisses, se tortillait en tous sens, piétinant le sol de toute sa puissance. Un troisième, de couleur rouge, la tête couronnée d’une curieuse frange d’épines dorées, crachait des nuages de feu en forme de champignon. Enfin, celui qui se trouvait le plus près d’eux était noir, gigantesque, et sa silhouette ressemblait à celle d’un dinosaure.
  Une trentaine de sorciers, sept ou huit pour chaque dragon, essayaient de les contrôler, tirant sur les chaînes attachées à d’épaisses sangles de cuir qui leur entouraient les pattes et le cou. Fasciné, Harry leva la tête et vit, loin au-dessus de lui, les yeux du dragon noir, les pupilles verticales comme celles d’un chat, exorbités par la peur ou la rage, il n’aurait su le dire... La créature produisait un bruit horrible, un hurlement aigu, lugubre4...
  « Attention Hagrid, n’approchez pas ! cria un sorcier près de la palissade, tirant de toutes ses forces sur la chaîne qu’il tenait entre ses mains. Ils peuvent cracher du feu jusqu’à une distance de six mètres ! Ce Magyar à pointes peut même aller jusqu’à douze mètres.
  – C’est magnifique ! » dit Hagrid d’une voix émue.
Les textes principaux
  • . D'écailles et de feu
    J. K. ROWLING
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