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Texte et image

Ecoutez l’aède (début de l’Odyssée)

DYS

L’invocation aux Muses

Ce texte correspond aux premiers mots de l’Odyssée. En quelques vers le poète rappelle la situation complexe vécue par le héros, décrit sa qualité principale et annonce la fin de l’épopée.
1
C
onte-moi, Muse, l'homme aux mille tours1 qui erra longtemps sans répit après avoir pillé la citadelle sacrée de Troie2. Il vit des milliers d'hommes, visita leurs cités et connut leur esprit. Il endura3 mille souffrances sur la mer en luttant pour sa survie et le retour de ses compagnons. Mais il ne put en sauver un seul, malgré tout son désir :  ils ne durent leur mort qu'à leur propre aveuglement, ces fous qui mangèrent les vaches du Soleil Hypérion ; et le dieu les priva du jour de leur retour. A nous aussi, déesse, fille de Zeus, conte-nous son histoire, en commençant où tu le souhaites.
Les textes principaux
  • . L’invocation aux Muses
    Homère
Les images
  • 1841
    . Homère
    Jean-Baptiste Auguste Leloir
    3 questions associées
La périphrase
Plutôt que de nommer directement les personnes ou les choses qu’il évoque, Homère préfère user de périphrases, c’est-à-dire d’expressions qui tournent autour du sens du mot, l’évoquent indirectement en soulignant des éléments qui permettent de mieux le cerner. Cette figure de style doit souvent être décryptée ! Par exemple, « la ville sacrée de Troade » (v. 2) renvoie à Troie, ville la plus importante située en Troade.
Éclairage

Découvrez les premiers vers de l’Odyssée, en grec !

νδρα μοι ἔννεπε, Μοῦσα, πολύτροπον, ὃς μάλα πολλὰ

πλάγχθη, ἐπεὶ Τροίης ἱερὸν πτολίεθρον ἔπερσεv·

πολλῶν δ' ἀνθρώπων ἴδεν ἄστεα καὶ νόον ἔγνω,

πολλὰ δ' ὅ γ' ἐν πόντῳ πάθεν ἄλγεα ὃν κατὰ θυμόν,

ἀρνύμενος ἥν τε ψυχὴν καὶ νόστον ἑταίρων.
L’aède, poète-chanteur.
Pendant l’antiquité, les histoires, les légendes se transmettaient surtout à l’oral. Des conteurs nommés aèdes se déplaçaient de village en village et chantaient des poèmes qu’ils avaient appris par cœur. Ils pouvaient s’accompagner d’une lyre. Les poèmes d’Homère ne seront mis par écrit que bien après (au VIe siècle av. J.-C.).
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