Histoire 2de

Rejoignez la communauté !
Co-construisez les ressources dont vous avez besoin et partagez votre expertise pédagogique.
Histoire, périodisation, représentation du temps
Thème 1 : Le monde méditerranéen : empreinte de l’Antiquité et du Moyen Âge
Ch. 1
La Méditerranée antique : les empreintes grecques et romaines
Ch. 2
La Méditerranée médiévale : espace d’échanges et de conflits à la croisée de trois civilisations
Thème 2 : XVᵉ-XVIᵉ : un nouveau rapport au monde, un temps de mutation intellectuelle
Ch. 3
L’ouverture atlantique : les conséquences des « grandes découvertes »
Ch. 4
Renaissance, humanisme et réformes : les mutations de l’Europe
Thème 3 : L’État à l’époque moderne : France et Angleterre
Ch. 5
L’affirmation de l’État dans le royaume de France
Ch. 6
Le modèle britannique et son influence
Thème 4 : Dynamiques et ruptures dans les sociétés des XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles
Ch. 7
Les Lumières et le développement des sciences
Ch. 8
Tensions, mutations et crispations de la société d'ordres
EMC
Axe 1
Des libertés pour la liberté
Axe 2
Garantir les libertés, étendre les libertés : les libertés en débat
Livret AP
Biographies
Chapitre 8
Cours 1

La société d'Ancien Régime : une société d'ordres

9 professeurs ont participé à cette page
Ressource affichée de l'autre côté.
Faites défiler pour voir la suite.
Comment s'organise la société d'ordres ?
Ressource affichée de l'autre côté.
Faites défiler pour voir la suite.

1
Une structure en trois ordres

Les trois fonctions. Juridiquement, la société d'Ancien Régime est divisée en trois ordres : le clergé, la noblesse et le tiers état. Chaque ordre a un rôle bien précis dans la société : le clergé prie, la noblesse combat et le tiers état travaille (). Cette tripartition est héritée du Moyen Âge. Elle doit permettre la bonne harmonie dans le royaume, au sein d'une société créée par Dieu. Des représentants des trois ordres peuvent se réunir sous la convocation du roi : c'est le cas en 1614 et en 1789. On parle de réunion des États généraux.

Un ordre social figé. Cette hiérarchie est profondément inégalitaire. Le clergé et la noblesse, qui représentent environ 2 % de la population, possèdent différents privilèges et jouissent d'une grande partie des richesses (). Dans la société d'ordres, la dignité de chaque individu ne repose pas sur ses talents personnels, mais sur sa naissance et sur la fonction qu'occupe son ordre dans la société.
Ressource affichée de l'autre côté.
Faites défiler pour voir la suite.

2
Les ordres privilégiés : le clergé et la noblesse

Le clergé. À la veille de la Révolution française, le clergé rassemble environ 130 000 hommes et femmes (). Les membres du clergé, dispensés par privilège de l'impôt direct (la taille, sont également de grands propriétaires terriens : ils possèdent environ 10 % des terres du royaume. Ils bénéficient du revenu de la dîme. En échange, le clergé prie pour le salut de la population et effectue certains services publics, comme l'enregistrement des naissances et des décès. De plus, de grandes figures du clergé, comme , fondent des congrégations religieuses qui viennent en aide aux pauvres.

La noblesse. Les nobles constituent le second ordre de la société, et représentent 300 000 à 400 000 personnes. Ils sont eux aussi exemptés de la taille. De plus, ils jouissent de privilèges honorifiques, comme celui de porter l'épée, et possèdent des privilèges juridiques. La noblesse n'est pas un ordre homogène. On distingue la noblesse d'épée, au service des armées royales depuis des générations, et la noblesse de robe, composée d'individus récemment anoblis, souvent par l'achat d'un office.
Ressource affichée de l'autre côté.
Faites défiler pour voir la suite.

3
La diversité du tiers état

Un ordre hétérogène. Le tiers état représente près de 98 % de la population du royaume de France. C'est un ordre extrêmement divers, qui regroupe des paysans comme des citadins et des individus au niveau de richesse très varié. Cela va du fermier aisé au petit salarié agricole, du grand banquier au domestique.

Les privilèges urbains. Au sein du tiers état, certains individus ont également quelques privilèges. Alors que les paysans paient de lourds impôts, les habitants de nombreuses villes ne paient pas la taille, comme à Paris, Bordeaux ou Rouen. On parle d'exemption.
Ressource affichée de l'autre côté.
Faites défiler pour voir la suite.

Repères

Placeholder pour Saint Vincent de Paul (1581-1661)Saint Vincent de Paul (1581-1661)
Le zoom est accessible dans la version Premium.

Saint Vincent de Paul
(1581-1661)

Né dans une famille de riches laboureurs dans les Landes, Vincent de Paul devient prêtre en 1597, puis exerce des fonctions de plus en plus importantes au sein du clergé. En 1633, il fonde la Compagnie des Filles de la Charité, qui est vouée au service des malades et au secours des pauvres. Il organise également des collectes pour venir en aide aux victimes des guerres. Vincent de Paul côtoie de nombreuses femmes de la noblesse, qu'il parvient à mobiliser pour mener des actions plus efficaces.
Ressource affichée de l'autre côté.
Faites défiler pour voir la suite.

Vocabulaire

  • Clergé : ensemble des responsables du fonctionnement d'une religion.

  • Dîme : impôt sur les récoltes prélevé par l'Église (environ 10 % de la récolte).

  • Exemption : fait d'être dispensé d'une obligation.

  • Office : poste dans l'administration, la finance ou la justice royale, acheté par un individu et transmissible à ses héritiers. Certains offices prestigieux permettent de devenir noble.

  • Ordre : groupe social distinct des autres par ses fonctions et ses privilèges.

  • Privilège : avantage accordé à un individu ou un ensemble d'individus.

  • Taille : principal impôt direct du royaume, payé surtout par les paysans.
Ressource affichée de l'autre côté.
Faites défiler pour voir la suite.


La société d'Ancien Régime est structurée en trois ordres, qui se distinguent par des fonctions précises et la possession, ou non, de privilèges. Le tiers état, ordre non privilégié, est composé en grande majorité de paysans.

Ressource affichée de l'autre côté.
Faites défiler pour voir la suite.

Les documents du cours

Ressource affichée de l'autre côté.
Faites défiler pour voir la suite.

Doc. 1
La justification de la société d'ordres

Il faut qu'il y ait de l'Ordre en toutes choses, et pour la bienséance, et pour la direction de celles-ci. [...] Car nous ne pourrions pas vivre ensemble en égalité de condition, ainsi il faut par nécessité, que les uns commandent, et que les autres obéissent. [...] Ainsi par le moyen de ces divisions et subdivisions multipliées, il se fait, de plusieurs ordres un ordre général, et de plusieurs États un État bien réglé, auquel il y a une bonne harmonie et consonance, et une correspondance et rapport du plus bas au plus haut, de sorte qu'enfin par l'ordre un nombre innombrable aboutit à l'unité. [...] C'est un corps à plusieurs têtes, on le divise par Ordres, états ou vacations particulières. Les uns sont dédiés particulièrement au service de Dieu ; les autres à conserver l'État par les armes ; les autres à le nourrir et maintenir par les exercices de la paix. Ce sont nos trois ordres ou États généraux de France : le clergé, la noblesse et le tiers état.
Charles Loyseau,
Traité des ordres et simples dignités, 1610.
Ressource affichée de l'autre côté.
Faites défiler pour voir la suite.

Doc. 2
L'inégale répartition des terres

Placeholder pour L'inégale répartition des terresL'inégale répartition des terres
Le zoom est accessible dans la version Premium.
Ressource affichée de l'autre côté.
Faites défiler pour voir la suite.

Doc. 3
Des femmes du clergé

Placeholder pour Louise-Magdeleine Horthemels, Les Sœurs de l'abbaye de Port-Royal, vers 1710, gouache sur papier, 11,8x14,5 cm, château de VersaillesLouise-Magdeleine Horthemels, Les Sœurs de l'abbaye de Port-Royal, vers 1710, gouache sur papier, 11,8x14,5 cm, château de Versailles
Le zoom est accessible dans la version Premium.

Louise-Magdeleine Horthemels, Les Sœurs de l'abbaye de Port-Royal, vers 1710, gouache sur papier, 11,8 x 14,5 cm, château de Versailles.

L'abbaye de Port-Royal des Champs est une abbaye féminine, située au sud de Paris. Riche et influente, elle accueille notamment de nombreuses jeunes filles de la noblesse. Elle est démolie en 1710 et les religieuses sont expulsées. Louise-Magdeleine Horthemels, graveuse parisienne, réalise alors plusieurs dessins pour commémorer l'abbaye et l'activité des moniales.
Ressource affichée de l'autre côté.
Faites défiler pour voir la suite.

Décentrement

Placeholder pour Le système de recrutement des élites en ChineLe système de recrutement des élites en Chine
Le zoom est accessible dans la version Premium.

Le système de recrutement des élites en Chine est bien différent de celui de la France de l'Ancien Régime. La transmission du pouvoir n'est pas aristocratique mais méritocratique. Les fonctionnaires de l'État (qu'on appelle les mandarins) sont recrutés par un concours, et non pas sur leurs origines sociales. Ce système se généralise au XIVe siècle et il connaît son apogée au XVIIIe siècle. Les candidats au concours doivent réaliser des dissertations et les corrections se veulent les plus objectives possibles : par exemple, les candidats sont identifiés par un numéro et non pas par leur nom. Ce système facilite les ascensions sociales, et les voyageurs européens ont souvent salué ce mode de recrutement qui leur paraissait équitable.

Une erreur sur la page ? Une idée à proposer ?

Nos manuels sont collaboratifs, n'hésitez pas à nous en faire part.

Oups, une coquille

j'ai une idée !

Nous préparons votre pageNous vous offrons 5 essais
collaborateur

collaborateurYolène
collaborateurÉmilie
collaborateurJean-Paul
collaborateurFatima
collaborateurSarah
Utilisation des cookies
Lors de votre navigation sur ce site, des cookies nécessaires au bon fonctionnement et exemptés de consentement sont déposés.