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COURS 2


Penser et représenter l'homme





L’Homme de Vitruve par Léonard de Vinci (1490)

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L’Homme de Vitruve par Léonard de Vinci (1490)


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Une vison renouvelée de l'homme

La foi en l'homme. Les humanistes croient en la dignité et en la capacité créatrice de l’homme, qu’ils placent au coeur de la création. Redécouvrant le philosophe grec Platon, ils pensent avec lui que « l’homme est la mesure de toute chose ».

Développer les capacités humaines. Issus pour la plupart des universités médiévales, les humanistes développent de nouveaux programmes d’instruction, brassant de nombreuses disciplines (doc. 1).

Une réflexion sur les sociétés. Ils s’intéressent aussi à la place de l’homme dans la société : certains rêvent d’une société idéale, comme l’Anglais Thomas More (Utopie, 1516), tandis que d’autres cherchent à améliorer le fonctionnement de la vie politique, tel le Florentin Nicolas Machiavel (Le Prince, 1513). Dans un traité, Marie de Gournay réfléchit quant à elle à l’Égalité des Hommes et des Femmes (1622).

Vocabulaire

Cour : lieu de vie des princes et des rois, correspondant au centre du gouvernement. Elle est encore souvent itinérante.

Mécène : de Mécène, homme politique romain et ami de l’empereur Auguste au Ier siècle av. J.‑C., qui a financé et protégé des artistes et écrivains. Un mécène désigne une personne qui, grâce à sa fortune personnelle, aide financièrement un artiste.

Sfumato : technique artistique consistant à donner des contours imprécis au dessin.

Universités : institutions ecclésiastiques nées en Europe à la fin du XIIe siècle, dans lesquelles les clercs font des études supérieures (théologie, droit, logique, médecine, etc.).

Utopie : mot inventé par l’écrivain anglais Thomas More et désignant une société idéale qui ne présenterait aucun défaut.

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Une nouvelle manière de représenter l’homme

L’homme au coeur des représentations artistiques. Les artistes continuent de représenter des thèmes religieux mais traitent aussi de nouveaux sujets : scènes mythologiques (Le Printemps de Botticelli), antiques (David de Michel‑Ange), apparition des paysages. L’homme y occupe une place centrale : l’art du portrait se diffuse dans toute l’Europe (La Joconde de Léonard de Vinci, Les Époux Arnolfini de Jan Van Eyck).

Des artistes humanistes. Les sculpteurs comme les peintres souhaitent représenter un être humain parfait, dont la beauté refléterait la perfection divine. Cette beauté idéale se retrouve dans le souci de respecter les proportions harmonieuses du corps humain, que Léonard de Vinci formalise avec l’Homme de Vitruve (doc. 2).

L’imitation de la réalité. Les oeuvres d’art sont élaborées grâce aux nouvelles connaissances scientifiques et techniques afin de reproduire le plus fidèlement possible la réalité. La perspective, le choix des couleurs et le rendu des ombres (sfumato) permettent de donner de la profondeur et l’illusion d’un modèle vivant (doc. 3).

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Un savoir universel

[Jacquette de Montbron] était sage et fort vertueuse, et surtout très bonne, aimant fort son peuple […]. Elle avait l’esprit fort bon et subtil, et le jugement surtout ferme et solide, qui ne s’en rencontre pas toujours en un même sujet. Elle parlait fort bien et fort éloquemment […] ; quelque sujet qu’elle traite, soit de guerres, d’affaires et de toutes sciences, bref de toutes choses, car elle n’ignorait rien ; et son entretien était très beau, et toujours plein de beaux discours et paroles. Elle a fait et composé de très belles poésies et d’autres belles choses en prose, qui se voient et se trouvent dans son cabinet parmi ses livres, de la lecture desquelles elle était très curieuse, et s’y adonnait ordinairement et le jour et la nuit. Elle parlait et comprenait bien la langue espagnole et italienne, et quelque peu le latin […]. Sur tous les arts, elle aima fort la géométrie et architecture, y étant très experte et ingénieuse, comme elle a bien fait apparaître dans ce superbe édifice et belle maison de Bourdeille1, qu’elle fit bâtir de son invention et seule façon, qui est très admirable […]. Toujours elle a fait bâtir et remuer pierres en toutes ses maisons, étant toujours assidue en quelque belle action, comme à ses ouvrages, auxquels elle fut fort industrieuse et laborieuse.


Pierre de Bourdeille, seigneur de Brantôme, Recueil des Dames, poésies et tombeaux, v. 1600.

1. Dans le Périgord.

Quelle est la place de l’homme dans les réflexions des humanistes et les représentations artistiques ?



Prolongement numérique

Le dessin, père de tous les arts : de l’Italie à Anvers, de l’Espagne à Fontainebleau, les artistes de la Renaissance sont avant tout de grands dessinateurs.

Le dessin, père de tous les arts

Cette exposition en ligne de la Bibliothèque nationale de France permet de découvrir une centaine de dessins du XVIe siècle. Elle revient sur les sujets les plus souvent dessinés, les techniques employées, le goût de l’Antiquité.

Repères

Marietta Robusti (1554-1590)

Marietta Robusti
(1554-1590)

Surnommée « la Tintoretta », elle est la fille du Tintoret, célèbre peintre vénitien. Ayant reçu une excellente éducation, elle réalise de nombreux portraits et devient célèbre dans toute l’Europe.


Les humanistes pensent l’homme d’une nouvelle façon et diffusent leurs idées à travers toute l’Europe.

Voir le cours 3

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Une nouvelle place pour les artistes humanistes

Des érudits au rôle accru. Les humanistes occupent un poids croissant dans la société de cour et se font parfois les conseillers des princes.

Des artistes reconnus. Admirés dès leur vivant, les artistes signent leurs oeuvres et font leur autoportrait (doc. 3). La grande majorité des artistes sont des hommes, même si plusieurs femmes talentueuses parviennent à se faire connaître, comme Marietta Robusti, Sofonisba Anguissola ou encore Lavinia Fontana.

Des artistes recherchés. Princes et nobles se font mécènes : ils s’attachent les artistes renommés, leur commandent des oeuvres, sources de prestige, et les font venir à leur cour. Léonard de Vinci est ainsi au service des Médicis à Florence, du pape à Rome, du duc de Milan et enfin de François Ier dans le royaume de France.

Sofonisba Anguissola, Autoportrait, 1556, huile sur toile, 66 x 57 cm, Muzeum-Zamek, Łańcut

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Autoportrait de l'artiste

Sofonisba Anguissola, Autoportrait, 1556, huile sur toile, 66 x 57 cm, Muzeum-Zamek, Łańcut.
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