1. Masse de protéines issues de la viande pour un apport recommandé :
Pour un homme = masse de protéines consommées par jour × proportion de protéines d'origine animale =80×0,7=56 g/jour ;
pour une femme =60×0,7=42 g/jour.
Masse de protéines issues de la viande pour un apport réel :
homme =105×0,7=73,5 g/jour ;
pour une femme =82×0,7=57,4 g/jour.
La consommation de protéines de viande est donc supérieure à l'apport journalier recommandé d'environ 17,5 g pour les hommes et 15,4 g pour les femmes.
2. On sait qu'on obtient 27,6 g de protéines en mangeant 100 g de steak de bœuf et on déduit par proportionnalité la masse de viande bovine qui représente 56 g de protéines pour un homme 27,656×100=203 g ; et 42 g pour une femme 27,642×100=152 g.
Calcul de la masse par les apports réels ; homme en 2007 : 27,673,5×100=266 g. La comparaison des deux valeurs fait ressortir un surplus de 266–203=63 g pour un homme et 55 g pour une femme.
3. Calcul pour le bœuf, CO2 émis = apport journalier recommandé × équivalent CO2 du bœuf = 290 × 50 = 14 500. Calcul pour le tofu, masse à consommer : 9,9180×100=807, soit CO2 émis =807×2=1614.
4. Masse de CO2 émise quotidiennement : 29,5×150=4 425 g.
5. Émissions liées à la production de viande de bœuf : 50000 g/kg (conversion des 50 kg en g pour être en accord avec la production de 150 g de CO2 par km d'une voiture essence). Équivalent en distance parcourue : 15050000=333 km.
Émissions liées à la production de viande de porc : 7600 g/kg.
Équivalent en distance parcourue : 1507600=50,6 km. Émissions liées à la production de tofu : 2000 g/kg. Équivalent en distance parcourue : 1502000=13,3 km.
6. Émissions d'un automobiliste végétarien sur une journée : consommation du véhicule + empreinte carbone du tofu (par exemple) =4425+1614=6039 g. Émissions d'un cycliste mangeur de bœuf : émissions de la viande : 14500 g. Le cycliste mangeur de bœuf émet donc nettement davantage de CO2. Ce résultat doit cependant être nuancé. Par ailleurs, l'affirmation n'est pas valable si le régime carné est plus diversifié, car les émissions liées à la consommation de viande porcine par exemple sont nettement moins importantes.
7. Il y a émission d'équivalent CO2 lors de la fabrication du véhicule et lors de la production du carburant (il faut tenir compte de l'ensemble du cycle de vie). Les véhicules électriques produisent plus d'émissions lors de leur fabrication que lors de leur utilisation, à l'inverse des véhicules thermiques. Il est donc pertinent de changer de voiture si l'automobiliste parcourt beaucoup de kilomètres. Les insectes ou les mycoprotéines peuvent permettre des apports protéiques suffisants.