Repères art et littérature / Poésie


L’École lyonnaise et la Pléiade




Défendre le français

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Texte A

Je veux bien avertir celui qui entreprendra une grande œuvre, qu’il ne craigne point d’inventer, adopter et composer à l’imitation des Grecs, quelques mots français, comme Cicéron se vante d’avoir fait en sa langue.

Joachim du Bellay, Défense et illustration de la langue française, 1549.
Voir les réponses


a. Que conseille Joachim du Bellay aux poètes ?

b. À votre avis, pourquoi ? (voir p. 14)





Des poètes humanistes et novateurs

Les poètes de l’École lyonnaise ou de la Pléiade sont des humanistes : rejetant l’héritage (notamment poétique) du Moyen Âge, ils se tournent vers la littérature antique et mettent l’être humain et ses sentiments au cœur de leur poésie (voir p. 46, 49 et 64). La poésie de Louise Labé innove en montrant la souffrance amoureuse d’une femme, et non d’un homme (voir p. 48 et 65).

Ils sont influencés par la translatio imperii et studii, théorie philosophique de la succession des grands empires : après la Grèce et la Rome antique, la France et l’Italie se disputent une influence à la fois politique et culturelle sur le reste du monde. Les poètes français prennent exemple sur la Renaissance italienne et imitent Pétrarque, sa vision de l’amour et la forme de poème qu’il a inventée : le sonnet.

Joachim du Bellay, dans sa Défense et illustration de la langue française, exhorte les jeunes poètes à créer une littérature nationale en français (et non plus en latin). L’enjeu est de montrer que la création artistique française peut égaler l’héritage antique (► Texte A).

Ce qu'il faut retenir

Reperes Poesie: L'École lyonnaise et la Pléiade

École de Fontainebleau, Les amants, deuxième moitié du XVIe siècle

Doc. 1
École de Fontainebleau, Les amants, deuxième moitié du XVIe siècle, huile sur toile, 90 × 82 cm, coll. privée.

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    Évènements

    1. 1540 - 1570 :<span class="sc-eLExRp bptWLi"><strong class="sc-cbkKFq bSKnan">◐ L’ÉCOLE LYONNAISE</strong></span> |
    2. 1552 - 1570 :<span class="sc-eLExRp xiGJX"><strong class="sc-cbkKFq klhPIR">◑ LA PLÉIADE</strong></span> |
    3. 1544 - :<span class="sc-eLExRp bptWLi">Maurice Scève, <i>Délie, objet de plus haute vertu</i></span> |
    4. 1555 - :<span class="sc-eLExRp bptWLi">Louise Labé, <i>Œuvres</i></span> |
    5. 1545 - :<span class="sc-eLExRp bptWLi">Pernette du Guillet, <i>Rymes</i></span> |
    6. 1552 - :<span class="sc-eLExRp xiGJX">Pierre de Ronsard, <i>Les Amours de Cassandre</i></span> |
    7. 1556 - :<span class="sc-eLExRp xiGJX">Pierre de Ronsard, <i>Les Amours de Marie</i></span> |
    8. 1553 - 1557 :<span class="sc-eLExRp xiGJX">Joachim du Bellay, <i>Les Regrets</i></span> |
    9. 1558 - :<span class="sc-eLExRp xiGJX">Joachim du Bellay, <i>Les Antiquités de Rome</i></span> |
    Légende : L'École lyonnaise La Pléiade

    CARTE D'IDENTITÉ


    L’École lyonnaise et la Pléiade

     Origine  « L’École lyonnaise » désigne un groupe de poètes humanistes regroupés à Lyon, autour de Maurice Scève.
    Les Pléiades désignent, dans la mythologie grecque, les sept filles d’Atlas et de Pléioné, métamorphosées en une constellation d’étoiles. Le groupe de poètes formé autour de Ronsard et Du Bellay s’appelait à l’origine « La Brigade » : c’est la critique française qui utilise le terme « Pléiade » pour