Au \mathrm{VIII^e} siècle de notre ère, une vaste civilisation s'étendait tout autour de la Méditerranée, de l'actuel Irak jusqu'au sud de l'Espagne. La capitale de ce califat, Bagdad, était alors un véritable centre scientifique et commercial. Les savants qui s'y étaient rassemblés ont entrepris un effort général de traduction en arabe d'un grand nombre de manuscrits scientifiques grecs.
C'est dans ce contexte que le savant persan Al-Khwârizmî (né vers 780 et mort vers 850) a développé des techniques de calcul permettant de traiter des problèmes de géométrie ou d'arithmétique. C'est du nom de l'une de ces techniques (« al-jabr ») que provient le terme « algèbre ».
La reconquête de l'Espagne au \mathrm{XI^e} siècle et la proximité de communautés juives, arabes et chrétiennes dans des villes comme Tolède vont faciliter la transmission de ces nouvelles théories dans l'Europe occidentale chrétienne. Des savants latins comme Fibonacci de Pise vont pleinement apprécier ce que les mathématiciens arabes ont accompli, préparant la voie pour le renouveau des mathématiques européennes.