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Histoire-Géographie 1re

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DOSSIER 1



Marianne, symbole de la République




Comment l’image de Marianne est‑elle utilisée pour porter un message politique ?


2
Marianne la bohémienne

Le peuple, en effet, possédait la souveraineté directe, complète, il en a été dépouillé. […] La Troisième République, comme la Seconde, dédaignant la volonté populaire, foulant aux pieds les droits du peuple, s’est encore armée […] pour imposer à la nation une philosophie athée1 et des théories sociales incendiaires. […]

On avait promis à la France une République sage et modérée, on lui offrait, disait‑on, la plus belle fille d’Athènes ; sa nature était angélique ; ses yeux étaient bleus comme la Méditerranée ; et, au lieu de cette belle fille du Pirée2, on présente la France une bohémienne éhontée3, qui s’adonne à tous les vices et qui a horreur de toute vertu. On avait encore promis à la France une République grande et forte ; ce sera, disait‑on, une vertueuse Romaine remplie de tendresse, d’affection et de sollicitude pour tous ses enfants ; et, au lieu de cette noble fille du Capitole, on présente à la nation une hideuse Marianne qui, après avoir promené dans Paris, la capitale de la France et du monde civilisé, l’assassinat et la torche de l’incendie, s’acharne aujourd’hui à semer partout la haine et la discorde, et semble ne rêver pour notre malheureuse patrie qu’une effroyable guerre civile et des fleuves de sang !!


Docteur Lala, La Démocratie française, 1880.

1. Non croyante.
2. Port d’Athènes durant l’Antiquité grecque.
3. Qui n’a pas honte.

3
Une statue pour Marianne

Place de la République, photochrome anonyme

En 1883 est inaugurée une grande statue de la République sur la place du même nom à Paris. Haute de près de 10 m, Marianne, coiffée du bonnet phrygien, porte un rameau d’olivier et la Déclaration des droits de l’homme.
Place de la République, photochrome anonyme, v. 1900.


Apparaissant lors de la Révolution de 1789, l’image d’une femme coiffée du bonnet phrygien devient peu à peu une allégorie de la République, notamment à partir de 1848. Dès 1877, son buste s’impose dans les mairies ; à partir du début du XXe siècle, on la voit également sur les timbres poste et les pièces de monnaie. Souvent comparée à la Vierge Marie, étant le centre d’une véritable religion civique républicaine, Marianne présente toutefois de nombreux visages, chaque groupe politique construisant sa propre vision de la République.

Questions

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Analyser des documents

1. Identifiez les symboles et les objets républicains associés à Marianne. (Doc. 1 et 4)

2. Relevez les éléments qui montrent que Marianne est une allégorie de la République. (Doc. 2, 3 et 4)

3. Relevez les éléments montrant que Marianne sert à critiquer la République. (Doc. 1, 2 et 5)

4. Identifiez le message politique que l’artiste veut faire passer. (Doc. 5)


Question de synthèse

5. Répondez à la problématique sous la forme d’un développement construit.

1
Deux Mariannes pour une république

Alfred Le Petit, Les Deux Républiques

La Marianne de gauche, représentée avec le visage d’Adolphe Thiers, incarne la « République honnête de 1830 ». Celle de droite, appuyée sur un faisceau (symbole républicain hérité de la Rome antique), incarne la « République rouge de 1793 ».
Alfred Le Petit, Les Deux Républiques, gravure en couleur, 1872, BnF, Paris.

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5
Une Marianne révolutionnaire


Théophile-Alexandre Steinlen, Marianne et ouvriers

Artiste anarchiste, Steinlen représente ici Marianne menant des ouvriers à la révolution.
Théophile-Alexandre Steinlen, Marianne et ouvriers, lithographie en couleur, 140 x 98 cm, BnF, 1895.

4
Une Marianne conquérante


Anonyme, Le Triomphe de la République
1
2
3

Sous Marianne figurent notamment le comte de Chambord, Napoléon III et l’empereur allemand Guillaume Ier.
Anonyme, Le Triomphe de la République, 1875, estampe, musée Carnavalet, Paris.

pièce Marianne
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