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Synthèse



« Un combat pour l’histoire »

Dominique Vidal





L’histoire de la colonisation fait l’objet de nombreux débats. Elle a longtemps occulté et elle occulte encore parfois les crimes commis par les Européens à l’encontre des peuples colonisés. Dans ce contexte, la littérature d’idées nous permet de confronter les points de vue des acteurs de cette histoire douloureuse et de comprendre leur évolution.


La fin de l’esclavage… mais pas de l’emprise coloniale

Les conséquences : l’esclavage et la traite des Noirs

La colonisation s’accompagne de la traite et de l’esclavage des Noirs, considérés comme une « race inférieure », pour les besoins du commerce entre colonies et métropoles. Les esclaves travaillent dans les plantations ou servent de domestiques aux colons (► texte 5). Cet état de fait est dénoncé par de nombreux écrivains et artistes dès le XVIIIe siècle. Durant la Révolution, des députés, comme l'abbé Grégoire (► texte 1) ou Robespierre (► écho au texte 1) militent fermement pour son abolition. Mais en France, celle-ci n’a lieu définitivement qu’en 1848 (► texte 2).


La fin de l’esclavage, mais la poursuite de la colonisation

Sous la IIIe République, chez les républicains de gauche, on se félicite que l’esclavage, qui bafoue les droits de l’homme, ait pris fin. Pour autant, la colonisation n’est presque jamais remise en question au XIXe siècle ; au contraire elle est souvent encouragée, y compris par des écrivains comme Victor Hugo, le défenseur des opprimés. Ainsi, on continue à penser qu’il faut civiliser l’homme noir et le continent africain, et que c’est là la mission bienfaitrice de l’Europe (► texte 2). Dans les arts, les peintres se montrent fascinés par le Maghreb, mais nulle trace de condamnation de la colonisation nord-africaine : au contraire l' « Orient » y est idéalisé, érotisé. (►Sortir du harem : regards croisés sur la femme algérienne).

Revendications contemporaines

L’émancipation des peuples noirs au XXe siècle

Le mouvement d’émancipation ne peut venir que des peuples opprimés eux-mêmes. Certains intellectuels noirs, comme Aimé Césaire (► texte 3 et 4), deviennent au XXe siècle les porte-parole des peuples colonisés. C’est ainsi que le mouvement de la négritude se répand pendant la période de la décolonisation, dans la littérature (► texte 3 et 4). Il s’agit pour eux de lutter contre l’assimilation et la déculturation (► texte 3, 4, Refuser l'oppression par la poésie) des peuples noirs qui se sont vu imposer la culture européenne, et d’affirmer l’existence d’une culture noire et la nécessité de la développer. .


La question coloniale : enjeux actuels

Aujourd’hui, la question coloniale reste un sujet sensible qui occupe régulièrement la scène politique et médiatique. Quand certains voudraient passer sous silence les crimes coloniaux et insister sur les effets bénéfiques de la colonisation pour les colonisés, d’autres souhaitent voir ces crimes davantage reconnus, et enseignés avec plus d’objectivité (► texte 6).

Aux origines de la domination européenne

Voyages et conquêtes

La volonté des Européens de dominer les autres civilisations existe déjà au XVe siècle, notamment avec ce qu’on a appelé les « grandes découvertes ». Pour assouvir leur soif de conquête, les explorateurs imposent souvent par la force leur volonté aux autochtones. Les récits de voyages se multiplient entre le XVIe et le XVIIIe siècles, permettant aux élites cultivées d’assouvir leur curiosité pour ces peuples inconnus.


« Cannibale », « bon sauvage » : visions imaginaires de l’étranger

Considéré tour à tour comme effrayant ou exotique, l’étranger occupe donc une place centrale dans de nombreux ouvrages, qui en donnent une vision partielle et déformée. Autour de ces figures d’étrangers, un imaginaire se développe. Certains auteurs humanistes, comme Montaigne, ou les philosophes des Lumières (Voltaire, Diderot, Rousseau) dressent des portraits élogieux des habitants du « Nouveau Monde », généralement dans l'intention de dénoncer, par comparaison, les vices des Européens « civilisés ». On voit ainsi se développer un mythe du « bon sauvage », qui alimente pour longtemps des clichés racistes.
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