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Le parricide
P.332-333

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Texte 6


Le parricide





Le parricide


Après avoir assassiné sa femme et ses enfants, Jean-Claude Romand se rend chez ses parents. Il a prévu de dîner ensuite à Paris avec sa maîtresse.

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Éclairage

L’écrivain américain Truman Capote inaugure en 1966, avec la publication de De sang‑froid, le genre du roman non fictionnel (non‑fiction novel). Voici ce que dit Carrère à son propos :

Capote [...] avait développé une théorie sur la non-fiction novel, qu’on pourrait appeler le roman documentaire, et cherchait un sujet qui lui permettrait d’illustrer cette théorie. Quelque chose qui, normalement, relèverait du reportage et dont il ferait une oeuvre d’art. Il est tombé un jour dans le New York Times sur un bref article rapportant l’assassinat d’une famille de fermiers par des inconnus dans le Kansas. Il s’est dit : un crime, l’Amérique profonde, pourquoi pas ?

Emmanuel Carrère, Il est avantageux d’avoir où aller, 2016, P.O.L Éditeur.

Texte écho
Truman Capote, De sang‑froid (1966)

S’inspirant d’un fait divers, l’écrivain américain raconte l’assassinat très violent d’une famille de fermiers renommée et ses conséquences dans une paisible communauté du Kansas. Il rapporte ici les propos des habitants du lieu.

  Que craignaient-ils ? « Ça pourrait arriver encore. » À quelques variantes près, ceci était la réponse habituelle. Cependant, une femme, une institutrice, remarqua : « L’émotion serait deux fois moins grande si c’était arrivé à n’importe qui, sauf aux Clutter. N’importe qui de moins admiré. Prospère. Assuré. Mais cette famille représentait tout ce que les gens du pays respectent et apprécient vraiment, et qu’une chose semblable puisse leur arriver, eh bien, c’est comme d’apprendre qu’il n’y a pas de bon Dieu. On a l’impression que la vie n’a plus de sens. Je crois que les gens sont beaucoup plus déprimés qu’effrayés. »


Truman Capote, De sang-froid, 1966, trad. de l’anglais par Raymond Girard, Éditions Gallimard, 1972.
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Entrer dans le texte

1
Quelles impressions vous laisse cette scène de meurtre ? Expliquez.


Comment raconter l’horreur ?

2
GRAMMAIRE
Étudiez la construction et l’enchaînement des phrases dans le dernier paragraphe. Quelle(s) impression(s) crée ce style d’écriture ?


3

a. Quels éléments attendus manquent à cette scène ?

b. Identifiez les différents procédés par lesquels l’auteur tente de combler les lacunes.


Le regard de l’auteur

4

a. Relevez les allusions à la religion.

b. Comment les interprétez-vous ?


5
Comment est soulignée la préméditation du meurtre ? Justifiez votre réponse.


6

a. L’auteur exprime-t-il un jugement sur les actes évoqués ?

b. Pourquoi, d’après vous ?


Vers le commentaire

7
En quoi la sobriété du style souligne-t-elle la monstruosité des actes ?


ORAL
Pour frapper l'imagination du lecteur, vous semble‑t‑il préférable d’utiliser le pathétique, l’hyperbole, ou au contraire d’opter pour la sobriété et l’absence d’émotion ?
Enregistreur audio
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Oscar Gavin Turk
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L'image

1
Quels thèmes aborde cette oeuvre ? Justifiez votre réponse par des observations précises.


2
En quoi pourrait-elle faire penser au personnage de Jean-Claude Romand ?
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