Chargement de l'audio en cours
Cacher

Cacher la barre d'outils

Plus

Plus


DOSSIER 1



Vivre sur le front




Comment vivent les soldats dans les tranchées de la Première Guerre mondiale ?


4
Un pasteur et un aumônier français en 1917

Jules Gervais‑Courtellemont, Verdun, octobre 1916
Jules Gervais‑Courtellemont, Verdun, octobre 1916, autochrome, collection Roger‑Viollet.


À partir de la fin de l’année 1914, le front occidental se stabilise et les armées décident de creuser des tranchées pour se protéger : c’est la guerre de position qui dure jusqu’à l’été 1918. Des batailles comme Verdun (1916), la Somme (1916) ou le Chemin des Dames (1917) font des centaines de milliers de victimes dans chaque camp. Entre les offensives, la vie quotidienne est rythmée par les bombardements ennemis, les attaques meurtrières, la boue, la saleté ; mais aussi par l’attente du courrier, des journaux et diverses activités servant à tromper l’ennui et à oublier la menace permanente de la mort.

5
La correspondance des soldats et la censure

La censure, tu le sais, est impitoyable ici et certains pauvres Poilus ont appris à leurs dépens qu’ils ne devaient pas avoir la langue trop longue, ni même recevoir des lettres (qui sont d’ailleurs supprimées) sur lesquelles les parents ont souvent aussi la langue un peu longue. C’est révoltant mais c’est ainsi. Il semblerait qu’une lettre est une chose sacrée, il n’en est rien. Sois donc prudente, ma chérie, et si tu veux que je reçoive toutes tes lettres, ne me parle pas de la guerre. Contente‑toi de me parler de notre grand amour, cela vaut beaucoup plus que tout. Gros bécot,

Lettre d’Henri Bouvard à sa femme, 2 décembre 1917.


carte Verdun

3
Les tranchées vues par un soldat français

Maurice Genevoix est un des « Poilus » de la Première Guerre mondiale qui, avec Roland Dorgelès ou encore Henri Barbusse, décident de témoigner en écrivant des livres après‑guerre sur leur expérience au front. Ces livres eurent un immense succès populaire en France dans l’Entre‑deux‑guerres, comme ce fut aussi le cas en Allemagne pour les écrits d’Ernst Jünger ou Erich‑Maria Remarque.

Je demeure accolé à la paroi de la tranchée, une flaque d’eau jaune entre les jambes […]. Lorsqu’on risque un mouvement, notre corps se décolle avec un petit bruit mouillé ; lorsqu’un obus siffle plus court, on se serre davantage sur soi‑même et l’on respire plus large après qu’il a éclaté. Nous avons perdu la notion du temps […]. Même lorsqu’un obus tombe dans l’entonnoir et que jaillissent, noirs sur le ciel, des débris humains qu’on est forcé de reconnaître, qui sont un bras, une jambe ou une tête, je reste collé à la gaine de boue grasse et souple que mon corps a longuement modelée.

Maurice Genevoix, Les Éparges, 1923.


7
Pendant l’attente, le jeu et la vie

Soldats allemands jouant au football, photographie
Soldats allemands jouant au football, photographie, front occidental, 1917‑1918.

2
Les tranchées vues par un soldat allemand

Encore aujourd’hui il y a des lambeaux de corps humain dans les barbelés. Devant notre tranchée, il y a peu de temps, il y avait encore une main avec une alliance, à quelques mètres de là il y avait un avant‑bras dont il ne restera finalement que les os. Que la chair humaine semble bonne pour les rats ! C’est affreux. Qui ne connaît pas la terreur l’apprend ici… Par une nuit d’encre c’est parfois réellement terrifiant ; mais avec le temps je me suis habitué et je suis devenu aussi indifférent que nos « Landser1 ». La guerre abrutit le cœur et les sentiments ; elle rend l’homme indifférent face à tout ce qui, autrefois, le troublait et l’émouvait : cependant cet endurcissement, cette dureté et cette cruauté devant le destin et la mort sont nécessaires dans la rage des combats auxquels conduit la guerre des tranchées.


Lettre de Hugo Müller (soldat allemand tué en octobre 1916) à sa famille, date inconnue.

1. Soldat aguerri.

6
L’artisanat des tranchées

L’artisanat des tranchées
1
2
3

Divers objets fabriqués sur le front à partir de balles et de cartouches.

1
La mort au quotidien

Hans Larwin, Le Soldat et la Mort
Hans Larwin, Le Soldat et la Mort, 1917, huile sur toile, 121 x 82 cm, musée d’Histoire militaire, Vienne.

Questions

Voir les réponses

Analyser des documents

1. Montrez que la mort est omniprésente au front. (Doc. 1, 2 et 3)

2. Comparez le ressenti de ces deux soldats et relevez, dans un tableau, les principaux points communs et les principales différences. (Doc. 2 et 3)

3. Dites comment les soldats occupent les périodes d’accalmie. (Doc. 4, 5, 6 et 7)

4.
ORAL
Indiquez pourquoi, selon vous, l’écriture de lettres à leur famille était tellement importante pour les soldats. (Doc. 5)
Enregistreur audio

Question de synthèse

5. Répondez à la problématique sous la forme d’un développement construit.
Connectez-vous pour ajouter des favoris

Pour pouvoir ajouter ou retrouver des favoris, nous devons les lier à votre compte.Et c’est gratuit !

Livre du professeur

Pour pouvoir consulter le livre du professeur, vous devez être connecté avec un compte professeur et avoir validé votre adresse email académique.

Votre avis nous intéresse !
Recommanderiez-vous notre site web à un(e) collègue ?

Peu probable
Très probable

Cliquez sur le score que vous voulez donner.

Dites-nous qui vous êtes !

Pour assurer la meilleure qualité de service, nous avons besoin de vous connaître !
Cliquez sur l'un des choix ci-dessus qui vous correspond le mieux.

Nous envoyer un message




Nous contacter?