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Repères - Le préromantisme et le romantisme
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Repères art et littérature / Récit


Le préromantisme et le romantisme





CARTE D'IDENTITÉ


 Origine  Le romantisme naît en Allemagne à la fin du XVIIIe siècle avec le mouvement politique et littéraire « Sturm und Drang » (« Tempête et Passion »).
On appelle « préromantiques » les œuvres artistiques françaises du XVIIIe siècle dans lesquelles on trouve des caractéristiques romantiques.

 Où ?  Mouvement européen.

 Quand ?  La première moitié du XIXe siècle, dans un contexte de changements politiques et de révolutions en France.

La sensibilité au premier plan

Parallèlement au culte de la raison, qui sous‑tend le projet des Lumières, certains artistes revalorisent la sensibilité. Influencés par les œuvres du romantisme allemand ou anglais, ils peignent leurs sentiments à la première personne comme dans Les Rêveries du promeneur solitaire de Jean‑Jacques Rousseau (1782), ou écrivent des romans d’inspiration autobiographique, comme René de François-René de Chateaubriand (1802) ou La Confession d’un enfant du siècle d’Alfred de Musset (1836).


Des individus en rupture avec la société

Le récit romantique met en scène des héros d’origine noble, mais qui se sentent inadaptés à leur époque ou à la vie en société, ce qui crée en eux une profonde mélancolie et les amène à se réfugier dans la nature.

Texte A
[L]e bruit des vagues et l’agitation de l’eau fixant mes sens et chassant de mon âme toute autre agitation la plongeaient dans une rêverie délicieuse, où la nuit me surprenait souvent sans que je m’en fusse aperçu. [...] De temps à autre naissait quelque faible et courte réflexion sur l’instabilité des choses de ce monde dont la surface des eaux m’offrait l’image [...].

Jean‑Jacques Rousseau, Les Rêveries du promeneur solitaire, 1782.

Caspar David Friedrich,
Paysage du soir avec deux
hommes, 1830 ‑ 1835, huile
sur toile, 25 × 31 cm, musée de
L’Ermitage, Saint‑Pétersbourg.


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Texte A et Doc.1 Quelles caractéristiques romantiques identifiez‑vous ?

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Raison contre sentiments

Écoutez une émission expliquant les différences entre le romantisme et les Lumières. Puis résumez-les.

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    Évènements

    1. 1750 - 1820 :<span class="sc-kTUwUJ EDyyl lls-viewer-color"><strong class="sc-dqBHgY DldUh lls-viewer-b">◐ LE PRÉROMANTISME EN FRANCE</strong></span> |
    2. 1820 - 1843 :<span class="sc-kTUwUJ fKvQaS lls-viewer-color"><strong class="sc-dqBHgY gWnEmO lls-viewer-b">◐ LE ROMANTISME EN FRANCE</strong></span> |
    3. 1770 - 1850 :<span class="sc-kTUwUJ folswJ lls-viewer-color"><strong class="sc-dqBHgY iPljea lls-viewer-b">◐ LE ROMANTISME EN EUROPE</strong></span> |
    4. 1761 - :<span class="sc-kTUwUJ EDyyl lls-viewer-color">⊙ Jean‑Jacques Rousseau, <i>Julie ou la Nouvelle Héloïse</i></span> |
    5. 1782 - :<span class="sc-kTUwUJ EDyyl lls-viewer-color">⊙ Jean‑Jacques Rousseau, <i>Les Rêveries du promeneur solitaire</i> (posthume)</span> |
    6. 1774 - :<span class="sc-kTUwUJ folswJ lls-viewer-color">⊙ Johann Wolfgang von Goethe, <i>Les Souffrances du jeune Werther</i></span> |
    7. 1802 - :<span class="sc-kTUwUJ EDyyl lls-viewer-color">⊙ François‑René de Chateaubriand, <i>René</i></span> |
    8. 1807 - :<span class="sc-kTUwUJ EDyyl lls-viewer-color">⊙ Germaine de Staël, <i>Corinne ou l&#x27;Italie</i></span> |
    9. 1836 - :<span class="sc-kTUwUJ fKvQaS lls-viewer-color">⊙ Alfred de Musset, <i>La Confession d’un enfant du siècle</i></span> |
    10. 1831 - :<span class="sc-kTUwUJ fKvQaS lls-viewer-color">⊙ Victor Hugo, <i>Notre‑Dame de Paris</i></span> |
    11. 1862 - :<span class="sc-kTUwUJ fKvQaS lls-viewer-color">⊙ Victor Hugo, <i>Les Misérables</i></span> |
    12. 1818 - :<span class="sc-kTUwUJ folswJ lls-viewer-color">□ Caspar David Friedrich, <i>Le Voyageur contemplant une mer de nuages</i></span> |
    13. 1824 - :<span class="sc-kTUwUJ folswJ lls-viewer-color">□ Ludwig van Beethoven, <i>Symphonie n°9</i></span> |
    14. 1827 - 1846 :<span class="sc-kTUwUJ fKvQaS lls-viewer-color"> □ Frédéric Chopin, <i>Nocturnes</i></span> |
    Légende : Littéraire Artistique

    Ce qu'il faut retenir

    FR.ReperesRecit-3

    Ressource complémentaire

    Retrouvez une playlist de musique romantique.

    La musique romantique


    Ludwig Van Beethoven assure la transition entre la musique classique et la musique romantique, qui domine l’Europe au XIXe siècle. À travers elle, l’expression des sentiments (passion, joie, tristesse, révolte) l’emporte sur la raison. Elle interagit avec les autres arts : la poésie, la danse, le théâtre et la peinture. Des musiciens comme Franz Schubert ou Félix Mendelssohn ont ainsi composé leur musique sur des poèmes de grands écrivains romantiques comme Goethe, Heine ou Byron. On retrouve alors des thèmes chers aux écrivains romantiques : la nuit, la nature, la spiritualité, l’Histoire ou encore les traditions populaires.


    Les œuvres sont classées par ordre chronologique.

    Frédéric Chopin, Polonaise « Héroïque », Op. 53 (1842)

    Ce morceau est l’un des plus difficiles du répertoire pour piano solo : l’interprète qui parvient à surmonter la multitude d’épreuves techniques est un « héros ». Avec sa forme ternaire (ABA), cette polonaise communique un sentiment de victoire, de libération.


    Charles Gounod, Ave Maria, CG 89a, « Méditation sur le premier prélude de Jean-Sébastien Bach » (1852)

    Cette œuvre est née de l’improvisation au piano de Charles Gounod (1818-1893), compositeur français, sur le premier prélude du Clavier bien tempéré de Bach.
    Amoureux, Gounod décide ensuite d’ajouter à cette improvisation une mélodie chantée, en reprenant des vers de Lamartine, pour déclarer son amour. Mais la belle-mère de son amante, alarmée de l’affection de Gounod, lui proposa de changer les paroles pour un texte plus religieux : c’est ainsi que le morceau est devenu un « Ave maria ».


    Franz Liszt, Les Préludes, poème symphonique n°3, S. 97 (1854)

    Liszt (1811-1886), compositeur et pianiste hongrois, est le créateur du poème symphonique, un genre musical destiné à un orchestre symphonique et centré sur un sujet littéraire, philosophique ou descriptif. Pour Les Préludes il s’inspire d’abord d’un texte des Nouvelles Méditations poétique de Lamartine, mais l’œuvre reflétera finalement sa propre vie. Différents épisodes se succèdent, chargés d’émotions : l’ouverture présente la destinée mortelle de l’homme, puis le thème évoque le bonheur en amour. Ensuite, les tourments de la vie entraînent un retour à la nature. La fin de l’œuvre symbolise le combat pour la liberté.


    Richard Wagner, Tristan et Isolde, WWV 90, Act II : « O sink hernieder, Nacht der Liebe » (1859)

    Wagner (1813-1883), compositeur, chef d’orchestre, directeur de théâtre, écrivain et critique musical allemand, transforme l’opéra en une œuvre d’art total où se mêlent poésie, théâtre, danse, arts plastiques et musique. Dans ses drames lyriques, l’instrument est traité à l’égal de la voix et l’orchestre n’est plus seulement un accompagnateur. En outre, de même que le drame romantique dépasse l’opposition classique entre comédie et tragédie, Wagner crée un nouveau système musical qui remet en question le système tonal : majeur / mineur.


    Piotr Ilitch Tchaïkovski, Ballet de Casse‑noisette, Op. 71, « Danses de Casse‑noisette » (1892)

    Tchaïkovski (1840-1893) quitte sa profession d’avocat pour devenir pianiste, compositeur et chef d’orchestre. Il compose en particulier des œuvres symphoniques et des opéras. La musique de Casse‑noisettes s’inspire d’une fable d’Hoffmann, dont elle reflète l’atmosphère de songes et d’aventures enfantins.

    Ludwig van Beethoven, Concerto pour piano n°4 en Sol Majeur, Op. 58, II : Andante con moto (1806)

    Compositeur et pianiste allemand, Beethoven (1770-1827), alors qu’il devient progressivement sourd vers l’âge de trente ans, se consacre essentiellement à la composition, envisagée dès lors comme une mission. Cette pièce est l’une de ses œuvres les plus dramatiques : le compositeur l’aurait écrite en pensant à un tableau représentant Orphée implorant les forces des ténèbres. Le chant suppliant du piano semble ainsi dialoguer avec la ligne mélodique impitoyable des instruments à cordes à l’unisson.


    Ludwig van Beethoven, Symphonie pastorale n°6 en Fa Majeur, Op. 68, I. « Éveil d’impressions joyeuses en arrivant à la campagne » (1808)

    Dans la Symphonie pastorale, la musique reflète les sensations qui naissent chez un homme sensible au contact avec la nature.


    Franz Schubert, Gretchen am Spinnrade, Op. 2, D 118 (1814)

    Schubert (1757-1828), compositeur autrichien, est le créateur du lied (chanson) romantique. Il compose celui‑ci à l’âge de dix‑sept ans, à partir d’un poème de Goethe : « Gretchen am Spinnrade » (« Marguerite au rouet ») est la plainte douloureuse d’une jeune femme abandonnée par son amant. La musique évoque le bruit du rouet, qui devient de plus en plus lancinant. Ce lied rappelle les chansons de toile médiévales : le Moyen Âge fut en effet pour les romantiques une source d’inspiration majeure.


    Frédéric Chopin, Nocturne n°2 en Mi bémol Majeur, Op. 9 (1827)

    Chopin (1810-1848), pianiste et compositeur polonais, surnommé le « Mozart du romantisme », est la plus pure incarnation du romantisme en musique. Arrivé à Paris en 1831, il fréquente les artistes romantiques français et notamment l’écrivaine George Sand, avec laquelle il aura une liaison. La mélodie très simple de cette nocturne véhicule un profond sentiment de mélancolie. La nuit est par ailleurs un thème d’inspiration favori des poètes romantiques.


    Hector Berlioz, Épisodes de la vie d’artiste, « Symphonie fantastique », Op. 14 (1830)

    Compositeur, chef d’orchestre et critique musical, Berlioz (1803-1869) est le premier à avoir introduit dans une symphonie, le concept d’   idée fixe », un court thème qui réapparaît sous une forme différente dans chaque mouvement de la Symphonie Fantastique. L’orchestre aux dimensions monumentales devient un moyen d’expression sans précédent, traduisant tour à tour la rêverie, l’élégance, la beauté de la nature, ou encore l’angoisse des ténèbres, notamment avec les cris et les hurlements du cinquième mouvement.


    Frédéric Chopin, Étude n°12 en do mineur, Op. 10, « Révolutionnaire » (1835)

    Écrite à la suite de la prise de Varsovie par les Russes en 1831, cette étude dite « révolutionnaire », combative et puissante, rend hommage à l’héroïsme des combattants polonais. On peut mettre cette œuvre en parallèle avec le « romantisme engagé » dont on parle en littérature.
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