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Complot contre la sultane

DYS

Complot contre la sultane

Un jour, un sultan surprend une conversation entre trois sœurs. Elles l’amusent à formuler un vœu : l’ainée l’imagine épouser le boulanger du sultan, la deuxième le cuisinier du sultan, et la cadette le sultan lui-même. Celui-ci décide de réaliser leurs vœux et organise les trois mariages. Mais les deux sœurs ainées sont jalouses du bonheur de leur petite sœur.
1
L
e temps des couches1 arriva, et la sultane se délivra2 heureusement d’un prince beau comme le jour. Ni sa beauté, ni sa délicatesse, ne furent capables de toucher ni d’attendrir le cœur des sœurs impitoyables. Elles l’enveloppèrent de langes assez négligemment, le mirent dans une petite corbeille, et abandonnèrent la corbeille au courant de l’eau d’un canal qui passait au pied de l’appartement de la sultane ; et elles remplacèrent l’enfant par un petit chien mort, en publiant que la sultane en avait accouché. Cette nouvelle désagréable fut annoncée au sultan ; et le sultan en conçut une indignation qui aurait pu être funeste3 à la sultane si son grand vizir ne lui avait expliqué que sa Majesté ne pouvait pas, sans injustice, la regarder comme responsable des bizarreries de la nature.
  [L’intendant des jardins trouve le panier sur le canal.]
  L’intendant des jardins fut extrêmement surpris de voir un enfant enveloppé dans la corbeille, et un enfant, qui, bien que tout juste né, comme il était aisé de le voir, n’en avait pas moins des traits d’une grande beauté. Il y avait longtemps que l’intendant des jardins était marié ; mais bien qu’il eût très envie d’avoir des enfants, le ciel n’avait pas encore fécondé ses vœux jusqu’alors. […] Il entra dans l’appartement de sa femme :
  « Ma femme, dit-il, nous n’avions point d’enfant, en voici un que Dieu nous envoie. Je vous le recommande ; faites-lui chercher une nourrice promptement4, et prenez-en soin comme de notre fils ; je le reconnais pour tel dès à présent. »
  [L’année suivante, la sultane accouche d’un prince, que les sœurs remplacent par un chat. L’enfant est aussi adopté par l’intendant des jardins.]
  La sultane enfin accoucha une troisième fois, non pas d’un prince, mais d’une princesse : l’innocente eut le même sort que les princes ses frères. Les deux sœurs, qui avaient résolu de ne pas mettre fin à leurs entreprises détestables tant qu’elles n’auraient pas vu la sultane leur cadette au moins rejetée, chassée et humiliée, lui firent le même traitement, en l’exposant sur le canal. La princesse fut secourue et arrachée à une mort certaine par la compassion et par la charité de l’intendant des jardins, comme les deux princes ses frères, avec lesquels elle fut nourrie et élevée.
  À cette inhumanité les deux sœurs ajoutèrent le mensonge et l’imposture comme auparavant : elles montrèrent un morceau de bois, en assurant faussement que c’était ce dont la sultane avait accouché.
  Le sultan Khosrouschah ne put se contenir, quand il eut appris ce nouvel accouchement extraordinaire.
  « Quoi, dit-il, cette femme indigne de ma couche remplirait donc mon palais de monstres si je la laissais vivre davantage ? Non, cela n’arrivera pas, ajouta-t-il ; elle est un monstre elle-même, je veux en purger5 le monde. [...]
  Qu’on lui fasse un réduit6 de charpente à la porte de la principale mosquée, avec une fenêtre toujours ouverte ; qu’on l’y renferme avec un habit des plus grossiers, et que chaque musulman qui ira à la mosquée faire sa prière lui crache au nez en passant. Si quelqu’un y manque, je veux qu’il soit exposé au même châtiment. »
Les textes principaux
  • 1704
    . Complot contre la sultane
Les images
  • 1926-1932
    . Les Mille et Une Nuits
    Léon Carré
  • 1638
    . Moïse sauvé des eaux.
    Nicolas Poussin
Sauvé des eaux
Alors que les Hébreux sont réduits en esclavage par Pharaon, celui-ci décide que tous les nouveaux-nés masculins doivent être tués. Une mère cache son enfant dans un panier et le dépose sur le Nil. La fille de Pharaon le trouve et l’adopte : elle l’appelle « Moïse », ou « Moussa » en arabe, ce qui signifie « sauvé des eaux ». On retrouve cet épisode dans le Coran, la Bible et la Torah.
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Alors que les Hébreux sont réduits en esclavage par Pharaon, celui-ci décide que tous les nouveaux-nés masculins doivent être tués. Une mère cache son enfant dans un panier et le dépose sur le Nil. La fille de Pharaon le trouve et l’adopte : elle l’appelle « Moïse », ou « Moussa » en arabe, ce qui signifie « sauvé des eaux ». On retrouve cet épisode dans le Coran, la Bible et la Torah.
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