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Le Proche et le Moyen-Orient : une région au cœur de la Guerre froide
P.154-155

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DOSSIER 4



Le Proche et le Moyen-Orient : une région au cœur de la Guerre froide





Espace stratégique, la région du Proche et du Moyen-Orient devient durant la guerre froide l’un des grands terrains où s’affrontent indirectement URSS et États-Unis. Chacun soutient un ou plusieurs pays de la région et rivalise pour contrôler les ressources naturelles. Pendant ce temps, les pays arabes tentent de s’unir, à la fois contre les anciens colonisateurs et contre l’État d’Israël, ce qui entraîne de nombreuses crises diplomatiques et plusieurs guerres ouvertes.

Le Proche et le Moyen-Orient : une région au cœur de la guerre froide

❯ Comment la Guerre froide et la décolonisation modifient-elles les équilibres et les rapports de force au Proche et au Moyen-Orient ?


1
Le Proche et le Moyen-Orient pendant la Guerre froide

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Fond de carte

I. Une logique de Guerre froide
Alliés des États‑Unis
Colonies britanniques et leur date d’indépendance
Alliés de l’URSS

II. Des conflits emboîtés
Des crises diplomatiques
Des guerres

III. Des tentatives d‘union
La république arabe unie (1958‑1961)
Le panarabisme

2
La nationalisation du canal de Suez (1956)

L’Angleterre profite jusqu’à présent des bénéfices de ces actions ; le revenu de ce canal en 1955 a été évalué à [...] 140 millions de dollars, desquels il nous revient [...] 3 millions de dollars. […] Nous reprendrons tous nos droits, car tous ces fonds sont les nôtres, et ce canal est la propriété de l’Égypte. [Il] a été creusé par 120 000 Égyptiens qui ont trouvé la mort durant l’exécution des travaux. […] Nous construirons une Égypte forte, et c’est pourquoi j’assigne aujourd’hui l’accord du gouvernement sur l’étatisation de la compagnie du canal. […] Aucune souveraineté n’existera en Égypte à part celle du peuple d’Égypte, un seul peuple qui avance dans la voie de la construction et de l’industrialisation, en un bloc contre tout agresseur et contre les complots des impérialistes. […] Aujourd’hui, ce seront des Égyptiens comme vous qui dirigeront la compagnie du canal, qui prendront consignation de ses différentes installations et dirigeront la navigation dans le canal, c’est-à-dire dans la terre d’Égypte.

Discours de Gamal Abdel Nasser, 26 juillet 1956.

3
La guerre des Six Jours et ses conséquences (1967)

Le 22 mai, Nasser […] annonça que l’Égypte rétablissait le blocus du détroit de Tiran […]. C’était sans aucun doute un défi délibéré de plus. […] Nous commençâmes donc à nous préparer pour la guerre inévitable. […]

La guerre débuta tôt, le matin du lundi 5 juin. […] Tout le jour, pendant que, vague après vague, nos avions survolaient la Méditerranée pour aller écraser les aérodromes égyptiens [...], notre armée de terre, soutenue par l’aviation, avait pénétré profondément dans le Sinaï et l’emportait déjà dans les combats de chars […]. Le jeudi 8 juin […] le Sinaï en entier et la bande de Gaza étaient de nouveau dans nos mains. L’est de Jérusalem également, ainsi que la vieille ville et presque la moitié du royaume de Jordanie. […] Le 10 juin […] tout était terminé. Les États arabes et leurs protecteurs soviétiques avaient perdu la guerre. […] Nos critiques nous accusaient d’expansionnisme [et] nos amis ne cessaient de nous demander si cela ne nous inquiétait pas de voir Israël se changer en nation militariste [...].

Golda Meir, Ma vie, 1975.

4
En Iran, la chute de Mossadegh (1953)

Le lendemain du jour où [Mohammad Mossadegh] avait pris le poste de Premier ministre – le 30 avril 1951 –, il faisait adopter par le Parlement [...] la loi sur la nationalisation du pétrole. [Il est vrai qu’en] 1950 la part des bénéfices pétroliers qui revenait à l’Iran s’élevait à 16 millions de livres – ce qui représentait la moitié du budget national – alors que la part de l’Anglo-Iranian était cinq fois plus forte. [...] L’Iran semblait tout prêt à basculer dans le bloc soviétique […]. Le 1er mai |1953], une énorme manifestation de masse se tenait devant le Parlement iranien. Amplifiées par les hautsparleurs installés partout, des voix lançaient à la foule des slogans comme « Vive le peuple de Corée et celui de la Chine ! Saluons les peuples héroïques de l’URSS qui tiennent le gouvernail du monde démocratique ! Mort aux États‑Unis ! Mort à la Grande-Bretagne ! »

Et c’est là que le plan « Opération Ajax » […] fut mis à exécution. [...] À ma connaissance, « Ajax » [fut] une campagne d’information. Elle a coûté à la CIA […] près de 60 000 dollars. [...] Les forces favorables au Chah trouvèrent une imprimerie qui […] était prête à éditer des dizaines de milliers de tracts et d’affiches [qui] montraient au peuple que c’était Mossadegh qui avait commis un acte de trahison envers la Couronne.

[...] Le peuple iranien se retourna violemment contre lui et il se trouva en grand danger de laisser sa vie aux mains des hordes qui menaçaient de le lyncher. Mon frère demanda à l’un de ses amis fidèles d’abriter Mossadegh le temps que l’ordre fût revenu et que l’ancien Premier ministre pût comparaître devant un tribunal. […] Finalement, Mossadegh fut jugé coupable et condamné à trois années d’emprisonnement.

Princesse Ashraf Pahlavi, Visages dans un miroir : la sœur du Chah témoigne, 1980.

5
Le rêve du panarabisme

Nasser (Égypte) et Ben Bella (Algérie) terrassent le monstre du colonialisme, affiche, 1963

Questions

Analyser des documents

1
Doc. 1 (⇧)
Présentez la carte.
Enregistreur audio


2
Doc. 2 (⇧) Expliquez pourquoi Nasser décide de nationaliser le canal de Suez.


3
Doc. 3 (⇧) et Doc. 4 (⇧) Montrez comment les deux Grands interviennent au Moyen-Orient.


4
Doc. 5 (⇧) Définissez la notion de « panarabisme ».


Question de synthèse

5
Répondez à la problématique sous la forme d’un développement construit.
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