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Charles de Gaulle et Pierre Mendès France : deux conceptions de la République
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Charles de Gaulle et Pierre Mendès France : deux conceptions de la République





En 1940, Pierre Mendès France comme Charles de Gaulle refusent la défaite. Après la guerre, les deux hommes font le même constat des fragilités de la IVe République. Cependant, ils en tirent des analyses et des pratiques divergentes. Pierre Mendès France, président du Conseil en 1954, est partisan dʼune république parlementaire dans laquelle les représentants du peuple doivent avoir la prééminence. Au contraire, Charles de Gaulle promeut lʼidée dʼun chef au-dessus des partis. Deux conceptions sʼopposent dès lors.

De Gaulle et Pierre Mendès France

❯ Comment expliquer les divergences politiques entre Charles de Gaulle et Pierre Mendès France ?

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1
Charles de Gaulle et Pierre Mendès France, des parcours politiques croisés


Charles de Gaulle (1890-1970)
Pierre Mendès France (1907-1982)

Eras

    Évènements

    1. 1924 - : <strong class="sc-gxMtzJ hMIuCy lls-viewer-b">Adhère au Parti radical</strong> |
    2. 1926 - : <strong class="sc-gxMtzJ hMIuCy lls-viewer-b">Avocat</strong> |
    3. 1938 - : <strong class="sc-gxMtzJ hMIuCy lls-viewer-b">Secrétaire d’État du second gouvernement Blum</strong> |
    4. 1942 - 1945 : <strong class="sc-gxMtzJ hMIuCy lls-viewer-b">France Libre - GPRF</strong> |
    5. 1932 - 1940 : <strong class="sc-gxMtzJ hMIuCy lls-viewer-b">Député de l’Eure</strong> |
    6. 1946 - 1958 : <strong class="sc-gxMtzJ hMIuCy lls-viewer-b">Député</strong> |
    7. 1954 - 1955 : <strong class="sc-gxMtzJ hMIuCy lls-viewer-b">Gouvernement PMF</strong> |
    8. 1962 - : <strong class="sc-gxMtzJ hMIuCy lls-viewer-b">S’oppose à la réforme constitutionnelle</strong> |
    9. 1967 - 1968 : <strong class="sc-gxMtzJ hMIuCy lls-viewer-b">Député</strong> |
    10. 1940 - : <span class="sc-dqBHgY kPvnvm lls-viewer-color"><strong class="sc-gxMtzJ laeoih lls-viewer-b">Appel du 18 juin 1940</strong></span> |
    11. 1940 - 1946 : <strong class="sc-gxMtzJ laeoih lls-viewer-b">À la tête de la France libre - du GPRF</strong> |
    12. 1946 - 1958 : <strong class="sc-gxMtzJ laeoih lls-viewer-b">« Traversée du désert » Refus des institutions de la IV<sup class="sc-iyvyFf iVwNQC lls-viewer-sup">e</sup> République</strong> |
    13. 1958 - : <strong class="sc-gxMtzJ laeoih lls-viewer-b">Président du Conseil</strong> |
    14. 1958 - : <strong class="sc-gxMtzJ hMIuCy lls-viewer-b">Refuse l’investiture de De Gaulle</strong> |
    15. 1959 - 1969 : <strong class="sc-gxMtzJ laeoih lls-viewer-b">Président de la République</strong> |
    16. 1965 - : <strong class="sc-gxMtzJ laeoih lls-viewer-b">Réélu au suffrage universel direct</strong> |
    17. 1927 - 1939 : <strong class="sc-gxMtzJ laeoih lls-viewer-b">École de guerre</strong> |

    2
    La conception gaullienne des institutions de la République

    Il est nécessaire que nos institutions démocratiques nouvelles compensent, par elles-mêmes, les effets de notre perpétuelle effervescence politique. [...]

    Il est clair et il est entendu que le vote définitif des lois et des budgets revient à une Assemblée élue au suffrage universel et direct. Mais le premier mouvement d’une telle Assemblée ne comporte pas nécessairement une clairvoyance et une sérénité entières. Il faut donc attribuer à une deuxième Assemblée, élue et composée d’une autre manière, la fonction d’examiner publiquement ce que la première a pris en considération, de formuler des amendements, de proposer des projets. [...] Du Parlement, composé de deux Chambres et exerçant le pouvoir législatif, il va de soi que le pouvoir exécutif ne saurait procéder, sous peine d’aboutir à cette confusion des pouvoirs dans laquelle le gouvernement ne serait bientôt plus rien qu’un assemblage de délégations. [...] C’est donc du chef de l’État, placé au-dessus des partis, élu par un collège qui englobe le Parlement mais beaucoup plus large et composé de manière à faire de lui le président de l’Union française en même temps que celui de la République, que doit procéder le pouvoir exécutif. Au chef de l’État la charge d’accorder l’intérêt général quant au choix des hommes avec l’orientation qui se dégage du Parlement. À lui la mission de nommer les ministres et, d’abord, bien entendu, le Premier, qui devra diriger la politique et le travail du gouvernement. [...]

    Toute notre histoire, c’est l’alternance des immenses douleurs d’un peuple dispersé et des fécondes grandeurs d’une nation libre groupée sous l’égide d’un État fort.

    Charles de Gaulle, discours de Bayeux, 16 juin 1946.

    3
    Pierre Mendès France refuse de voter l’investiture de De Gaulle le 1er juin 1958

    La IVe République périt de ses propres fautes. Ce régime disparaît parce qu’il n’a pas su résoudre les problèmes auxquels il était confronté. […] Le « système » que le général de Gaulle a si souvent critiqué et qui méritait, en effet, bien des critiques, a échoué. Mais ce n’est pas la République, ce n’est même pas le système parlementaire qui méritent d’être condamnés. Seul le mauvais usage qui en a été fait nous a réduits à l’impuissance et nous a conduits à tant de déconvenues. […] Quoiqu’il en coûte aux sentiments que j’éprouve pour la personne et pour le passé du général de Gaulle, je ne voterai pas en faveur de son investiture ; et il n’en sera ni surpris ni offensé. Tout d’abord, je ne puis admettre de donner un vote contraint par l’insurrection et la menace d’un coup de force militaire. […] Certes, il n’a rien révélé des solutions qu’il envisage pour mettre fin à la guerre d’Algérie. […] Mais on connaît assez son intelligence des grands courants de l’histoire pour être confiant qu’il voudra les orienter dans les voies de la liberté et de l’association. Seulement, ceux qui l’ont conduit au pouvoir le lui permettront-ils ? Puisse l’histoire dire un jour que de Gaulle a éliminé le péril fasciste, qu’il a maintenu et restauré les libertés, qu’il a rétabli la discipline dans l’administration et dans l’armée, en un mot qu’il a consolidé et assaini la République. Alors, mais alors seulement, le général de Gaulle incarnera la légitimité.

    Discours de Pierre Mendès France lors du débat d’investiture du général de Gaulle, le 1er juin 1958.

    4
    La question coloniale

    La question coloniale

    5
    L’exercice du pouvoir par de Gaulle

    L’exercice du pouvoir par de Gaulle

    Supplément numérique

    Cliquez ici pour retrouver un extrait de la signature du « cessez-le-feu » en Indochine, archives INA.

    Questions

    Comparer des documents

    1
    Doc. 1 (⇧) , Doc. 2 (⇧) , Doc. 3 (⇧) et Doc. 4 (⇧) Identifiez les points de convergence entre les deux hommes politiques.


    2
    Doc. 2 (⇧) et Doc. 3 (⇧) Relevez les termes qui dénotent deux cultures politiques distinctes.


    3
    Doc. 3 (⇧) Expliquez pourquoi Pierre Mendès France refuse de voter pour lʼinvestiture de Charles de Gaulle.


    4
    Doc. 5 (⇧) Présentez et analysez le document.


    5
    Doc. 4 (⇧) et Doc. 5 (⇧) Comparez les deux caricatures.


    Question de synthèse

    6
    Répondez à la problématique sous la forme d’un tableau.
    Points de convergence Différences Oppositions
    PMF
    De Gaulle
    Voir les réponses
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