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Le Brexit
P.348-349

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DOSSIER 3



Le Brexit





Abréviation de British Exit, le Brexit désigne la sortie du Royaume‑Uni de l’Union européenne le 1er février 2020, après plus de trois ans de négociations complexes. Décidé aux termes d’un référendum promis par le premier ministre David Cameron en 2016, le Brexit a divisé la société britannique et mis en question l’avenir de l’UE. La négociation de l’accord de sortie, longue et épineuse, a également révélé les tensions politiques internes au pays.

Frise chronologique sur le Brexit

❯ Comment et pourquoi le Brexit a‑t‑il divisé le Royaume‑Uni et lʼUnion européenne ?


1
Un pays divisé face au Brexit 
Cliquez ici pour télécharger cette carte.

Fond de carte

Résultat du référendum

Pour le maintien dans l’UE
Plus de 60 % des voix
De 50 à 60 % des voix

Pour le Brexit
De 50 à 60 % des voix
Plus de 60 % des voix

2
Une justification du Brexit

Il y a un peu plus de six mois, les Britanniques ont voté [...] pour quitter l’Union européenne [...].

Le 23 juin n’est pas le résultat d’une volonté de repli sur soi du Royaume‑Uni. C’est au contraire le moment où nous avons fait le choix de construire un véritable Global Britain. [...] Beaucoup craignent que cette décision annonce le début d’un délitement plus important de l’Union européenne. Mais soyons clairs : je ne souhaite pas que cela arrive. Ce ne serait en rien dans l’intérêt du Royaume‑Uni. C’est incontestablement dans l’intérêt du Royaume‑Uni que l’Union européenne soit un succès. [...]

Je m’adresse donc à nos amis européens. Notre décision de quitter l’Union européenne ne traduit pas un rejet des valeurs que nous partageons. La décision de quitter l’UE ne traduit pas non plus une volonté de s’éloigner de vous, nos amis et voisins. [...] Nous ne voulons pas remonter le temps et revenir à l’époque d’une Europe moins en paix, moins sûre, et moins en capacité de faire du commerce librement. Ce fut un vote pour restaurer, comme nous le souhaitons, notre démocratie parlementaire, notre capacité à décider au niveau national [...].

Vous serez toujours les bienvenus dans ce pays, tout comme j’espère que nos citoyens seront les bienvenus chez vous. Nous quittons l’Union européenne mais nous ne quittons pas l’Europe.

Discours de la Première ministre Theresa May, 17 janvier 2017.

Supplément numérique

Cliquez ici pour retrouver le discours de Theresa May traduit en français, France 24.

3
Les causes structurelles du Brexit

Au Royaume‑Uni, l’euroscepticisme est à la fois le fruit d’évolutions récentes et de traditions politiques plus anciennes, remontant au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Dès l’amorce du processus de construction européenne, le pays avait tenu à garder ses distances. Pour l’expliquer, il convient de dépasser le stéréotype de l’insularité. Certes, cette méfiance est en partie porteuse d’arguments souverainistes, par ailleurs toujours présents dans le discours eurosceptique d’aujourd’hui. Contrairement à ses voisins d’Europe continentale, le Royaume‑Uni n’a pas subi l’occupation nazie, ni n’a fait le jeu de la collaboration. Il n’a donc pas ressenti le besoin de se reconstruire via un partenariat inter‑étatique poussé. Au contraire, lors de la période dite du « consensus » (1945‑1979), conservateurs et travaillistes ont partiellement mis leurs différences politiques de côté pour rebâtir le pays [...]. La confiance dans le Parlement de Westminster (à Londres) comme rempart contre les ingérences politiques, qu’elles viennent du monarque tenté par la tyrannie ou par des puissances extérieures, est au cœur des principes constitutionnels britanniques depuis le XVIIIe siècle, et demeure depuis lors l’un des piliers de l’identité nationale.

Ophélie Siméon, « Brexit et euroscepticisme », La Vie des idées, 23 juin 2016.

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Une caricature du Brexit

Une caricature du Brexit, de Patrick Chappatte.

« Enfin libres » ; « Qui allons‑nous blâmer pour nos problèmes maintenant ? »

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Janvier 2020 : la sortie de l’UE

Aujourd’hui est un jour très triste pour l’Europe. À la fin de cette semaine, après 47 ans, le Royaume‑Uni mettra fin à ses relations historiques avec l’Union européenne. Nous sommes bouleversés de voir le Royaume‑Uni partir. Nous respectons la décision du peuple britannique, mais sa décision souveraine ne nous empêche pas de dénoncer les dirigeants politiques qui ont influencé l’opinion publique britannique à travers une campagne populiste et mal informée. [...] L’Union européenne est bien plus qu’un marché et nous devons avancer. Nous construisons un espace de droits, de sécurité et de progrès social à travers lequel de nombreux Britanniques – en particulier les travaillistes – se sont battus pendant des décennies [...]. L’histoire du Royaume‑Uni et celle de l’Union européenne ne font qu’une. Nous partageons également nos lois et nos valeurs. Si le peuple britannique décide de revenir, nos bras seront ouverts.

Iratxe García Pérez, eurodéputée, intervention au Parlement européen, mercredi 29 janvier 2020.

Questions

Analyser des documents

1
Doc. 1 (⇧) Montrez comment le pays est divisé au sujet du Brexit.


2
Doc. 2 (⇧) Relevez les arguments avancés par Theresa May pour défendre le Brexit.


3
Doc. 3 (⇧) et Doc. 4 (⇧) Expliquez les spécificités historiques et géographiques du Royaume‑Uni en montrant pourquoi elles favorisent l’euroscepticisme.


4
Doc. 5 (⇧) Expliquez pourquoi l’eurodéputée regrette le Brexit.


Question de synthèse

5
Vous êtes l’assistant d’un député français qui vous demande de préparer une fiche résumant le Brexit :
    - causes ;
    - déroulé du processus de sortie ;
    - conséquences.

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