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Des Européens entre europhilie et euroscepticisme
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Des Européens entre europhilie et euroscepticisme





L’europhilie, assez forte dans les années 1960‑1980, a laissé la place à des sentiments plus critiques et moins unanimes : europhobie viscérale, euroscepticisme critique du fonctionnement de l’UE, ou simple indifférence qui se traduit par une forte abstention aux élections européennes. Mais les eurosceptiques sont très divers en fonction des facteurs nationaux, sociaux et politiques, et ne parviennent guère à converger.

Frise chronologique sur l'euroscepticisme

❯ Comment le rapport des Européens à lʼUE a‑t‑il évolué ?


1
L’Union européenne, un vieux rêve

Nous aurons ces grands États‑Unis d’Europe, qui couronneront le vieux monde comme les États‑Unis d’Amérique couronnent le nouveau. Nous aurons l’esprit de conquête transfiguré en esprit de découverte ; nous aurons la généreuse fraternité des nations au lieu de la fraternité féroce des empereurs ; nous aurons la patrie sans la frontière, le budget sans le parasitisme, le commerce sans la douane, la circulation sans la barrière, l’éducation sans l’abrutissement, la jeunesse sans la caserne, le courage sans le combat, la justice sans l’échafaud, la vie sans le meurtre, [...] l’amour sans la haine.

Victor Hugo, discours lors du Congrès de la Paix, 21 août 1849.

2
Une baisse de confiance relative dans les institutions européennes

Infographie sur la confiance en l'UE

3
Un discours anti‑Union européenne

Le Brexit sera coûteux, coûteux pour l’Union européenne et donc, par définition, coûteux pour les Allemands. Coûteux, comme le sont les prêts aux banques, les prêts à la Grèce, la politique énergétique écologique, l’ouverture aux frontières, la destruction de l’industrie automobile et d’autres secteurs clés de notre industrie, l’inflation de notre monnaie unique. [...] Qu’est‑ce que David Cameron a demandé de si terrible ? Moins de dépenses sociales, des Parlements nationaux plus forts, moins de bureaucratie européenne... [...] C’était une magnifique opportunité de réformer l’Union européenne, pour en faire une organisation plus fiable, se concentrant sur son premier objectif : créer un marché unique. Mais non, c’était hors de question ! [...] 15 milliards d’euros du Royaume‑Uni manqueront bientôt au budget [de l’UE]. Toutes les familles savent que, quand vous avez moins d’argent, vous vous serrez la ceinture. Mais pas l’UE, qui a les Allemands pour payer la facture ! [...] Il est évident que sans des réformes, l’Union européenne ne pourra plus durer. [...] Il y a une absence flagrante de réflexion sur le continent, à Bruxelles, à Berlin, à Paris surtout. Le Brexit nous montre que Bruxelles est totalement déconnecté de la réalité [...]. L’UE est trop importante pour qu’on la laisse [aux bureaucrates de Bruxelles]. L’UE doit être réformée de l’intérieur, et cela inclut un droit de veto pour que les nations puissent refuser les directives de l’Europe [...] et sécuriser les frontières externes de l’UE, comme nous le demandons depuis des années.

Alice Weidel, leader du parti dʼextrême droite AFD, discours au Parlement allemand au sujet du Brexit, 30 mars 2019.

4
Une opinion britannique divisée (2019)

Photographie de manifestants anti-Brexit à Londres
Photographie de manifestants pro-Brexit à Londres
1
Paul Brown, manifestants anti-Brexit à Londres, 9 septembre 2017, photographie.
2
Manifestants pro-Brexit à Londres, 6 mars 2019, photographie anonyme.

5
Au Parlement européen, le progrès des eurosceptiques

Infographie sur le progrès des eurosceptiques au parlement européen

6
Une réponse européenne aux populismes

Il faut se rendre compte que les Européens du XXIe siècle craignent l’avenir et ne font pas confiance à l’Union européenne. Ils sont las de ses élargissements, ils la croient bien éloignée de leurs soucis quotidiens et inefficace pour relever les défis actuels.

Dans les sociétés démocratiques, on n’a pas besoin que les institutions soient aimées, mais on a besoin qu’elles soient efficaces et légitimes et qu’elles suscitent la confiance. Soyons attentifs au message de Saint‑Simon : « L’Europe unie doit être celle des citoyens. » Pour répondre à la demande « faisons les Européens », il faut donner aux Européens l’occasion de « prendre la parole ». Il ne faut pas craindre le peuple, il faut craindre le populisme, qui exploite l’absence du peuple sur la scène publique.

Bronisław Geremek, « Europe, et si on changeait le contexte », Le Monde, 27 juin 2008.

Questions

Analyser des documents

1
Doc. 1 (⇧) , Doc. 2 (⇧) et Doc. 5 (⇧) Décrivez l’évolution globale de l’opinion publique vis‑à‑vis de l’UE.


2
Doc. 3 (⇧) et Doc. 4 (⇧) Identifiez quels sont les États les plus critiques et les questions les plus débattues.


3
Doc. 4 (⇧) À partir du document et de vos connaissances, relevez les arguments des deux camps au Royaume‑Uni.


4
Doc. 6 (⇧) Montrez pourquoi lʼauteur pense quʼil faut « donner la parole » aux Européens.


5
Doc. 1 (⇧) Outre Victor Hugo, trouvez d’autres auteurs ou artistes ayant contribué à la construction européenne.


Construire une définition

6
 
Doc. 1 (⇧) , Doc. 2 (⇧) , Doc. 3 (⇧) , Doc. 4 (⇧) , Doc. 5 (⇧) et Doc. 6 (⇧) Proposez une définition des termes « euroenthousiasme » et « euroscepticisme ». Où vous situez‑vous ? Justifiez.
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