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Collaboration et Résistance
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Collaboration et Résistance




1
Deux attitudes face à la défaite

Après l’effondrement de l’armée française devant les troupes allemandes, le maréchal Pétain est nommé chef du gouvernement. Il signe un armistice avec l’Allemagne. Le général de Gaulle décide de poursuivre le combat depuis Londres.

Français !
À l’appel de M. le président de la République, j’assume à partir d’aujourd’hui la direction du gouvernement de la France. Sûr de l’affection de notre admirable armée, qui lutte avec un héroïsme digne de ses longues traditions militaires contre un ennemi supérieur en nombre et en armes, sûr que par sa magnifique résistance elle a rempli son devoir vis-àvis de nos alliés, sûr de l’appui des anciens combattants que j’ai eu la fierté de commander, sûr de la confiance du peuple tout entier, je fais à la France le don de ma personne pour atténuer son malheur. [...] C’est le cœur serré que je vous dis aujourd’hui qu’il faut cesser le combat.

Le maréchal Pétain, discours prononcé à la radio française, le 17 juin 1940.

1
Deux attitudes face à la défaite

Monsieur le Maréchal, par les ondes, au-dessus de la mer, c’est un soldat français qui va vous parler [...]. Vous appuyant sur les glorieux services que vous avez rendus pendant l’autre guerre, vous avez revendiqué la responsabilité de demander l’armistice à l’ennemi [...]. Cet armistice est déshonorant. Les deux tiers du territoire livrés à l’occupation de l’ennemi, et de quel ennemi ! [...]. La patrie, le gouvernement, vous-même, réduits à la servitude [...]. Vous conviez la France [...] à se relever. Mais dans quelle atmosphère, par quels moyens, au nom de quoi voulez-vous qu’elle se relève sous la botte allemande et l’escarpin italien ? Oui la France se relèvera. Elle se relèvera dans la liberté. Elle se relèvera dans la victoire.

Le général de Gaulle, discours radiodiffusé depuis Londres, le 26 juin 1940.

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La « Révolution nationale » de Pétain

<stamp theme='his-green2'>Doc. 2</stamp> La « Révolution nationale » de Pétain

La maison qui s’écroule symbolise la France républicaine et démocratique. Le maréchal Pétain souhaite mener une « Révolution nationale » pour restaurer la France.
1. Les fondations de la France républicaine sont fragiles, car elles reposent sur le capitalisme, le communisme (couleur rouge), « la juiverie » (étoile de David), les francs-maçons, etc.
2. La France de la « Révolution nationale» repose sur les paysans, les artisans et sur des valeurs, incarnées par la devise « Travail, famille, patrie ».

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La vie des Français sous l’Occupation

Triste souvenir ces longues heures d’attente devant les magasins d’alimentation, bien souvent quand mon tour arrivait, il n’y avait presque plus rien [...] ! Le pain était rationné selon l’âge, il était lourd, noir et collant [...]. Il fallait, durant cette période de guerre, faire preuve de beaucoup d’ingéniosité et de persévérance pour dénicher quelque ravitaillement supplémentaire [...]. J’allais rendre visite à d’autres femmes de prisonniers [...]. Nous parlions beaucoup de « nos chers captifs » [...]. Nous échangions d’ingénieuses recettes « inventées » comme faire une salade au savon sans huile, comment récupérer de vieux pneus pour ressemeler nos chaussures.

Sarah Fishman, Femmes de prisonniers de guerre 1940‑1945, Paris, Éditions L’Harmattan, 1996.

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La vie des Français sous l’Occupation

<stamp theme='his-green2'>Doc. 2</stamp>

Les pénuries liées à la guerre et à la désorganisation de l’économie entrainent le rationnement de la population. Dès 1941, le gouvernement met en place des coupons, pour s’approvisionner en produits de première nécessité (nourriture, charbon, textile). Un intense marché noir se développe pour contourner ce système.

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La mission de Jean Moulin

<stamp theme='his-green2'>Doc. 2</stamp>

Après avoir réussi à convaincre les mouvements de se rassembler au sein d’une armée clandestine unifiée, de Gaulle souhaite rassembler les différents groupes de résistants en un Conseil national de la Résistance (CNR). Il envoie clandestinement cette lettre depuis Londres, où se trouvent les chefs de la France libre depuis 1940. Il l’adresse au résistant Jean Moulin, en France.

4
La mission de Jean Moulin

Mon cher ami,
La présence simultanée à Londres de Bernard et de Charvet a permis d’établir l’entente entre leurs deux mouvements de résistance, et de fixer les conditions de leur activité sous l’autorité du Comité national [...]. Vous aurez à assurer la présidence du comité de coordination au sein duquel seront représentés les trois principaux mouvements de résistance : Combat, Franc-Tireur, Libération [...]. Toutes organisations de résistance [...] devront être invitées à affilier leurs adhérents à l’un de ces mouvements [...]. Il convient en effet d’éviter la prolifération de multiples petites organisations qui risqueraient de se gêner mutuellement, de susciter des rivalités et de créer la confusion.

Lettre de Charles de Gaulle à Jean Moulin, 22 octobre 1942.
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