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La vie d’un esclave : Olaudah Equiano
P.30-31

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Dossier


La vie d’un esclave : Olaudah Equiano




Compétence

Je situe et j'ordonne dans le temps. Je situe dans l'espace

Introduction

À l’âge de 11 ans, Olaudah Equiano est capturé dans son village du Biafra (Nigeria actuel). Il est vendu à différents maitres en Afrique, puis acheté par des marchands européens. Il raconte sa traversée de l’Atlantique dans un navire négrier espagnol. Il devient esclave aux Antilles, jusqu’à ses 21 ans. Son témoignage est le seul livre écrit au XVIIIe siècle par un Africain qui a connu l’esclavage.


Problématique

Quelle est la vie d’un esclave africain au XVIIIe siècle ?

Doc. 1
La capture en Afrique

Âgé de 11 ans, Olaudah Equiano est capturé par des chasseurs d’esclaves.

Un jour où tous nos parents étaient allés à leurs travaux comme d’habitude, deux hommes et une femme franchirent nos murs et, en un instant, sans nous laisser le temps de nous défendre, ils nous bâillonnèrent, nous lièrent les mains et nous emportèrent vers la forêt [...]. La première chose que je vis en arrivant à la côte [...], six ou sept mois après ma capture [...], fût un navire négrier qui attendait son chargement.


Olaudah Equiano, Ma véridique histoire, 1789.

Doc. 1
La capture en Afrique

<stamp theme='his-green2'>Doc. 1</stamp> La capture en Afrique

Doc. 2

Lorsque j’observai tout autour du bateau, je vis une multitude de Noirs de tous âges enchainés les uns aux autres [...]. Dans la cale régnait une insupportable et écœurante puanteur. L’étroitesse de l’endroit, la chaleur et l’entassement [...] nous étouffaient presque [...]. L’air était irrespirable, ce qui provoqua des maladies, dont beaucoup d’esclaves moururent [...]. Un jour, deux de mes compatriotes fatigués qui étaient enchainés l’un à l’autre passèrent à travers les filets et sautèrent à la mer.


Olaudah Equiano, Ma véridique histoire, 1789.

Doc. 2
Le « passage du millieu » dans un navire négrier

Doc. 3

Après notre débarquement, on nous dirigea vers la cour d’un marchand où nous fûmes parqués comme des moutons, sans souci du sexe ni de l’âge. Nous étions là depuis quelques jours quand on procéda à notre vente. Au signal du roulement de tambour, les acheteurs, marchands ou planteurs, se précipitaient tous ensemble dans l’enclos où étaient massés les esclaves et choisissaient le lot qu’ils préféraient.


Olaudah Equiano, Ma véridique histoire, 1789.

Doc. 3
Vendu en Amérique au marché aux esclaves

<stamp theme='his-green2'>Doc. 3</stamp>

« À vendre, jeudi 3 aout prochain, une cargaison de 94 nègres de premier choix et en bonne santé. »

Doc. 4

Pendant quelques semaines, je fus employé à désherber et à ramasser des pierres dans une plantation [...]. En entrant dans la maison, je vis une esclave noire qui préparait le diner : la pauvre était cruellement chargée de divers instruments en fer, dont un qu’elle portait sur la tête et qui lui fermait si étroitement la bouche qu’elle pouvait à peine parler, manger ou boire. Je fus choqué par ce dispositif, dont j’appris plus tard qu’on l’appelait une muselière de fer. À Montserrat, M. King, mon nouveau maitre, m’avait acheté car, comme je comprenais un peu l’arithmétique, lorsque nous arriverions à Philadelphie, il m’inscrirait à l’école, et me formerait au métier de commis. Il me rebaptisa Gustave Vasa.


Olaudah Equiano, Ma véridique histoire, 1789.

Doc. 4
Esclaves dans une plantation

<stamp theme='his-green2'>Doc. 4</stamp>

Doc. 5

Racheté par un officier anglais qui l’emmène en Angleterre, il est affranchi contre la somme de 70 livres, le 10 juillet 1766.

Ces mots de mon maitre furent comme une voix céleste pour moi : en un instant toute mon appréhension1 se transforma en un indescriptible bonheur absolu ; et je m’inclinai de la manière la plus révérencielle2 en reconnaissance, incapable d’exprimer mes sentiments, excepté par mes yeux inondés de larmes, et le cœur rempli de remerciements envers Dieu.


Olaudah Equiano, Ma véridique histoire, 1789.

Doc. 5
Affranchi, il devient un homme libre

<stamp theme='his-green2'>Doc. 5</stamp>

<stamp theme='his-green2'>Doc. 5</stamp>

Devenu libre, Equiano s’installe comme barbier à Londres. Son livre témoigne des conditions inhumaines des esclaves. L’authenticité du récit a été mise en cause : il serait en fait né à Charleston, en Amérique. Mais il se serait inspiré des récits de ses compagnons d’esclavage.

100% Numérique

Voir les réponses

Exercice 1

1
Doc. 1 (⇧) D’après Equiano, où est-il capturé et où est-il emmené ?



2
Doc. 2 (⇧) Décrivez les conditions de vie des captifs pendant la traversée.



3
Doc. 3 (⇧) Quelle comparaison utilise-t-il pour décrire la vente ?



4
Doc. 4 (⇧) Quelles activités Equiano pratique-t-il ?



5
Doc. 1 à 5 (⇧) Tracez sur une carte le parcours d’Equiano et racontez en quelques lignes son histoire.

Voir les réponses
<stamp theme='his-green2'>Doc. 2</stamp>

Vocabulaire

  • Un captif : personne qui est privée de sa liberté. 
  • Un esclave : personne non libre, appartenant à un maitre et considérée comme un objet. 
  • Un négrier : personne (négociant, marin) qui participe au transport et au commerce des noirs. Se dit aussi du bateau utilisé pour ce transport. 
  • Le « passage du milieu » : désigne la traversée de l’atlantique par les captifs à bord d’un navire négrier.
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