Les textes qui nous sont parvenus de différentes civilisations de l'Antiquité, comme la Mésopotamie, l'Égypte ou la Chine, contiennent des symboles que nous pouvons reconnaître comme des fractions. Dans ces civilisations, il n'existait toutefois pas encore de notation unifiée permettant d'écrire n'importe quelle fraction.
Prenons l'exemple des Romains : le système pour écrire les fractions plus petites que
1 ne s'appuyait pas sur les symboles permettant de représenter les nombres entiers
(I,V,X,L,C,D,M). Il s'agissait d'un système duodécimal, c'est-à-dire en base
12, dérivé de systèmes de mesures, notamment celui des poids.
Les fractions les plus simples à écrire étaient celles ayant
12 comme dénominateur :
121 se notait avec un simple point
« ● » et les autres fractions se déduisaient de celle-ci.
Par exemple,
124 s'écrivait avec quatre points
« ●●●● » non nécessairement alignés.
La notation changeait à partir de
126, qui s'écrivait avec un
« S ».
Pour les fractions suivantes, on ajoutait alors des points :
127 s'écrivait « S● », 128 s'écrivait « S●● », etc.
Enfin, il existait des notations particulières pour certaines fractions dont le dénominateur est un multiple de 12 : par exemple, 481 s'écrivait « ⊃ ».
Il faut cependant remarquer que certaines fractions, comme 71, ne peuvent pas être représentées dans ce système.
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Comment écrit-on 1210 en écriture romaine ?