
La maitrise d'un lexique spécifique à l'espace et aux positions relatives sera utile aux élèves pour comprendre des indications, pour en donner de façon précise, pour coder des déplacements, pour se repérer dans un plan et pour aborder la programmation au cycle 3.
Le repérage dans l'espace se construit de manière progressive en partant des espaces connus des élèves, pour élargir progressivement vers des espaces plus vastes et plus lointains. Ainsi, on travaillera sur la classe, puis sur l'école, la commune, le département, etc. Croisé avec la découverte du monde, cet enseignement recouvre à la fois la maitrise d'un lexique spécifique pour se repérer dans des lieux et donner des instructions, et l'ambition de coder des déplacements dans un plan plus ou moins abstrait. Cet apprentissage permet également aux élèves de développer une vigilance quant à l'aspect relatif des positions : selon le point de vue adopté, elles peuvent varier. C'est l'occasion de travailler la décentration pour qu'ils changent de point de vue. Cette séquence sera centrée sur la maitrise du lexique des positions relatives et l'abord de la notion de plan.
Comparaison : recherche d'une valeur
Nishanti a acheté 258 timbres en lot. Elle en a donc 48 de plus qu'Alberto. Combien de timbres possède Alberto ?
Quelle modélisation correspond à l'énoncé ?
Projeter le problème intercalaire et les modélisations proposées. Échanger sur celle qui correspond à l'énoncé et en expliciter les raisons.
Les positions relatives
Projeter la carte rituel P3-12. Demander aux élèves de suivre les instructions.
Corriger devant les élèves et faire expliciter les réponses.
Variable didactique
Donner des instructions avec deux contraintes (ex. : en dessous et à droite de, etc.).
« Nous avons revu le vocabulaire de position lors du rituel. Nous allons l'utiliser pour décrire des images. »
Lister au tableau les mots utilisés lors du rituel : devant, derrière, à droite, à gauche, entre, sur, sous, etc.
Les groupes de 4 sont divisés en deux binômes. L'un est équipé d'une feuille blanche et d'une photo à décrire.

Veiller à ce que les binômes devant dessiner ne voient pas la photo des autres. « Chaque binôme va devoir décrire la photo qu'il voit aux deux autres élèves, qui vont devoir dessiner ce qu'ils comprennent sur leur feuille. Une fois que chaque binôme a décrit sa photo et que l'autre l'a dessinée, vous comparerez les dessins avec les photos. »
Les dessins et les photos sont affichés au tableau. L'objectif est de faire émerger la nécessité d'utiliser un vocabulaire précis. On décrira précisément cette photo : « Méli est devant la paire de ciseaux, qui est devant la trousse. On peut dire aussi que la trousse est derrière la paire de ciseaux, qui est derrière Méli ou que la paire de ciseaux se trouve entre Méli et la trousse. »
Projeter l'image « Positions des coquillages ». Attribuer un numéro de photo à chaque groupe. S'il y a plus de quatre groupes, attribuer une seconde fois les photos.




« Chaque groupe va décrire l'une des photos. Vous devez regarder uniquement la photo qui a été attribuée à votre groupe. Utilisez le vocabulaire que nous avons vu en rituel et juste avant. »
L'objectif ici est de faire émerger la question du point de vue et du sens. Il s'agit en effet de la même situation vue depuis des places différentes. La description n'est pas la même.
Faire lire ou dire les descriptions produites, puis questionner :
« Ces descriptions sont différentes, pourtant elles font référence à la même situation réelle. Qu'est-ce qui a changé ? »
Réponse attendue : la place depuis laquelle on regarde.
« Selon notre point de vue, nous ne décrivons pas la situation de la même manière. Par exemple, la pierre blanche peut être à droite de la bille rouge, comme sur la photo n° 1, ou à gauche, comme sur la photo n° 2. Cela pose problème pour se repérer ou trouver notre chemin. Il faut prendre un repère précis et partagé par tous pour ne pas se tromper. »
« Pour situer un objet ou une personne dans un espace, il faut produire un message précis en utilisant le vocabulaire de position. On peut employer plusieurs mots à la suite pour être le plus précis possible. Selon notre point de vue, on peut décrire différemment une même situation. Il faut donc prendre un ou plusieurs points de repère pour ne pas se tromper. »
Construire une trace écrite constituée de ces explications et d'au moins deux photos et leur description effectuée en phase de recherche.
Projeter la page 76 du fichier et donner les consignes.
• Synthèse mathématique
« Qu'avez-vous découvert durant cette séance ? »
Les élèves réfléchissent seuls, puis à deux.
Réponse attendue en revenant à la cible : utiliser le vocabulaire des positions pour décrire une situation ; que le point de vue fait changer la description et qu'il faut des points de repère pour éviter de se tromper.
• Bilan de l'apprentissage
Les élèves complètent oralement ou dans leur cahier d'apprentissage l'affirmation suivante : « Durant cette séance, j'ai été motivé(e) par... »
Lecture de l'heure
Projeter la carte rituel P3-13. Faire écrire les heures demandées.
Corriger devant les élèves et faire expliciter les réponses.
Comparaison : recherche d'une valeur
Olivier possède 89 cartes et Virginie en possède 47 de moins. Combien de cartes Virginie a-t-elle ?
Quelle démarche a été utilisée ?
Projeter le problème intercalaire et les démarches de résolution proposées. Échanger sur celle qui correspond au problème résolu et en expliciter les raisons.
Annoncer l'objectif de la séance sans parler de plan. La nécessité de l'utiliser viendra des élèves.
« Aujourd'hui, nous allons continuer à situer des objets les uns par rapport aux autres. Mais cette fois-ci, on ne pourra ni écrire, ni parler. »
Situer un objet dans la classe.
Comment aider un camarade à retrouver un cube caché dans la classe sans écrire ni parler ?
Laisser les élèves verbaliser leurs idées. Si l'un d'entre eux propose de dessiner, rebondir sur cette idée.
Compléter l'objectif de la cible en ajoutant « à l'aide d'un plan ».
Projeter l'image « Plan de classe ».
Rappeler ce qu'est un plan : c'est la représentation d'un lieu vu du dessus.

La représentation de type plan est codifiée. On n'y fait apparaitre que les objets importants, représentatifs du lieu et servant de points de repère. Un plan est donc intrinsèquement d'un haut degré d'abstraction. Les élèves découvrant cet outil, il pourra être intéressant de proposer des représentations différentes de la classe vue du dessus, en diminuant petit à petit la ressemblance avec le réel, en enlevant les objets inutiles. Pour certains élèves, la photo de la classe vue du dessus constitue déjà un changement de point de vue difficile à appréhender. Le degré d'abstraction du plan fourni aux élèves constitue une variable didactique importante à prendre en compte.
Poser des questions du type : « Où est la porte d'entrée ? Où est le bureau ? »
Distribuer le plan de la classe et démarrer l'activité : « Un élève sort de la classe pendant que ses deux camarades cachent le cube et le situent sur le plan en faisant un carré, une croix ou un repère de leur choix. Il revient ensuite dans la classe et essaie de retrouver le cube. »
Chaque équipe fait un retour sur l'activité : est-ce que le cube a été facilement retrouvé ? Si non, quelle difficulté a été rencontrée ? Les élèves peuvent avoir des difficultés avec l'orientation du plan. Modeler la description de la position d'un cube en utilisant le lexique des positions relatives. Faire émerger la nécessité de prendre un point de repère fixe et de ne plus en changer, comme le tableau en haut de la feuille.
« Le plan est une représentation simplifiée d'un lieu vu de dessus. C'est un outil permettant de se repérer dans l'espace. Le plan doit comporter des objets qui servent de points de repère. Il n'est pas utile d'avoir tous les objets sur un plan. Par exemple, pour se repérer dans la classe, les tables, les chaises, les portes, les fenêtres, les gros meubles et le tableau suffisent. »
« Dans chaque binôme, un premier élève donne une consigne du type "Montre-moi la table de [prénom]" à un autre élève. Vous vérifiez ensemble, puis vous inversez les rôles. »
Circuler pour valider la procédure des élèves en réussite et aider ceux qui en ont besoin en guidant le repérage.
Projeter la page 77 du fichier et donner les consignes.
Synthèse mathématique
« Qu'avez-vous découvert durant cette séance ? »
Les élèves réfléchissent seuls, puis à deux.
Réponse attendue en revenant à la cible : situer des objets sur un plan, définition d'un plan.
Bilan de l'apprentissage
Les élèves complètent oralement ou dans leur cahier d'apprentissage l'affirmation suivante : « Ce que j'ai appris me servira en dehors de l'école, car... »
Nos manuels sont collaboratifs, n'hésitez pas à nous en faire part.
j'ai une idée !
Oups, une coquille