Chargement de l'audio en cours
Plus

Plus

Les forces évolutives à l’œuvre : l’exemple de l’espèce humaine - Exclusivité numérique
Page numérique

Mode édition
Ajouter

Ajouter

Terminer

Terminer

Exclusivité numérique
ACTIVITÉ DOCUMENTAIRE


A
Les forces évolutives à l’œuvre : l’exemple de l’espèce humaine




Les espèces évoluent selon différentes forces résumées dans la théorie de l’évolution. Plusieurs faits scientifiques permettent d’affirmer que les populations humaines sont soumises à ces mêmes forces. L’être humain est une espèce comme les autres : elle a évolué et continue de le faire.

➜ Quels sont les faits scientifiques qui indiquent que l’être humain s’inscrit dans la théorie de l’évolution ?


Ce que j’ai déjà vu



Doc. 1
La thalassémie : une maladie due à une mutation de l’ADN

L’hémoglobine, une protéine présente dans les globules rouges du sang humain, existe sous plusieurs formes. L’une de ces formes est liée à une pathologie nommée « Thalassémie ». De nombreuses mutations existent dans le génome humain, mais elles ne sont pas toutes visibles (nom- breuses mutations silencieuses) ni toutes délétères. Seules celles qui affectent les cellules germinales sont transmises à la descendance.
Comparaison de séquences nucléotidiques et protéiques de l’hémoglobine

Comparaison de séquences nucléotidiques et protéiques de l’hémoglobine.

Doc. 2
La sélection naturelle agit sur les populations humaines

L’arsenic est un métalloïde très toxique, présent naturellement dans les roches d’une région d’Argentine, contaminant les eaux et les sols. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande un taux maximal d’arsenic de 10 μg⋅L-1 dans l’eau. L’analyse de momies de la région, datées de 400 à 7 000 ans, révèle des concentrations en arsenic déjà élevées. En analysant le génome des habitants de San Antonio de los Cobres, les scientifiques ont repéré en 2015 qu’un quart d’entre eux est porteur d’une mutation du gène AS3MT sur le chromosome 10, une fréquence bien plus élevée que la moyenne. Cette version du gène permet d’utiliser l’arsenic rapidement et de le transformer en une substance moins toxique. Elle constitue donc un avantage sélectif vis-à-vis des contraintes du milieu. Les enfants peuvent hériter cet allèle de leurs parents porteurs.
Concentration en arsenic dans l’eau courante dans différentes localités d’une région montagneuse d’Argentine et comparaison avec les recommandations de l’OMS
Concentration en arsenic dans l’eau courante dans différentes localités d’une région montagneuse d’Argentine et comparaison avec les recommandations de l’OMS.

Doc. 3
Des hybridations entre populations d’humains modernes néandertaliens

Des hybridations entre espèces différentes sont possibles. Il s’agit d’actes de reproduction isolés et rares entre espèces différentes. À l’échelle de l’évolution, cela peut expliquer la présence d’ADN d’une autre espèce observée au sein d’un génome. Par exemple, le génome européen compte environ 2 % d’ADN néandertalien, dont certains allèles impliqués dans la consistance de la peau, des cheveux, du métabolisme, ou encore des allèles de prédisposition à des maladies (diabète de type 2, etc.).

Retrouvez le bilan de cette activité sous forme de schéma et de vidéo.
Arbre phylogénétique des populations humaines

Arbre phylogénétique des populations humaines.

Comparaison de la proportion d’ADN néandertalien dans le génome de onze populations mondiales actuelles

Comparaison de la proportion d’ADN néandertalien dans le génome de onze populations mondiales actuelles.

Dans la carte ci-dessus, les individus qui portent ces variants génétiques seraient avantagés dans un contexte de climat froid puisque la dégradation des graisses permet de fabriquer de la chaleur. Aujourd’hui, on pense que ces variants pourraient favoriser l’apparition de maladies métaboliques comme l’obésité ou le diabète.

Ressource complémentaire

Révisez les forces évolutives à l’œuvre grâce au manuel de SVT seconde (chapitre 6).

L’être humain évolue ! Cliquez sur ce lien pour approfondir cette notion en vidéo.

Doc. 4
Un exemple de dérive génétique dans une population humaine

Oliver Sacks, L'île en noir et blanc

Dans son livre L’île en noir et blanc, le neurologue Oliver Sacks décrit en 1997 la population de Pingelap en Micronésie. Il observe qu’un individu sur dix est atteint d’achromatopsie, c’est-à-dire qu’il ne peut pas voir les couleurs. Cette fréquence est 3 000 fois plus importante que dans le reste de la population mondiale.
À Pingelap, 30 % des individus sont porteurs sains d’une mutation du gène CNGB3 sur le chromosome 8.
En 1775, le cyclone Lengkieki dévaste l’île de Pingelap et tue 90 % de la population. Seuls vingt habitants survivent, et parmi eux, un porteur de la version mutée du gène CNGB3 responsable de l’achromatopsie.
titre

Modélisation informatique de l’influence de la taille d’une population sur la fréquence d’un allèle A, non soumis à la sélection naturelle. Chaque couleur représente une simulation numérique.

Questions

1. Doc. 1 (⇧) Montrer comment une mutation de l’ADN peut affecter les protéines humaines.


2. Doc. 2 (⇧) Expliquer comment la sélection naturelle peut aboutir à une meilleure adaptation des populations aux contraintes du milieu.


3. Doc. 4 (⇧) Décrire comment la population de l’île de Pingelap évolue, en précisant les variations d’effectifs.


4. Doc. 3 (⇧) Expliquer comment l’hybridation peut également modifier la structure génétique d’une population.


5. Doc. 1 à 4. Bilan. Construire une carte mentale présentant les forces évolutives à l’origine de l’évolution des populations humaines.
Couleurs
Formes
Dessinez ici
Voir les réponses

BILAN DE L'ACTIVITÉ

Schéma bilan de l'activité
Utilisation des cookies
En poursuivant votre navigation sans modifier vos paramètres, vous acceptez l'utilisation des cookies permettant le bon fonctionnement du service.
Pour plus d’informations, cliquez ici.