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Texte 1


George Sand, « Aux membres du Comité Central » (1848)




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L'image

1
Quelle image cette sculpture donne-t-elle des femmes ?


2
Vous semble-t-elle aller dans le même sens que le discours de George Sand ? Justifiez votre réponse.

Texte écho
Code civil (1804)

Art. 213 - Le mari doit protection à sa femme, la femme obéissance à son mari.

Art. 214 - La femme est obligée d’habiter avec le mari, et de le suivre partout où il juge à propos de résider [...].

Art. 217 - La femme […] ne peut donner, aliéner, hypothéquer, acquérir, à titre gratuit ou onéreux, sans le concours du mari dans l’acte, ou son consentement par écrit.

Art. 229 - Le mari pourra demander le divorce pour cause d’adultère de sa femme.

Art. 230 - La femme pourra demander le divorce pour cause d’adultère de son mari, lorsqu’il aura tenu sa concubine dans la maison commune.

Extraits du Code Civil, 1804.

Louise Bourgeois, Femme Maison, 1994, sculpture en marbre, Collection of Louise Bourgeois Trust.
Louise Bourgeois, Femme Maison, 1994, sculpture en marbre, 12,7 × 31,8 × 7 cm, Collection of Louise Bourgeois Trust.
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Entrer dans le texte

1

a. Quelle est la position défendue par George Sand dans cette lettre ?

b. Est-ce que cela vous surprend de la part d’une auteure considérée comme féministe ?


Fonctions et devoirs de chacun

2
Quels sont les devoirs communément attribués aux femmes à cette époque, d’après le texte ?


3

a. Pour quelles raisons l’auteure n’est-elle pas favorable à ce que les femmes exercent une fonction dans la vie politique ?

b. Par quel procédé rhétorique met-elle en valeur son explication dans le troisième paragraphe ?


4
« Il y a donc égalité et non point similitude » : comment comprenez-vous cette phrase ?

Faire évoluer la condition féminine

5
GRAMMAIRE
a. À quels temps et quels modes sont majoritairement conjugués les verbes du deuxième paragraphe ?

b. Qu’exprime l’auteure en utilisant ces modes ?


6
Quelle figure de style utilise-t-elle dans le deuxième paragraphe ?

7
Selon l’auteure, quelles « fonctions » les femmes devraient-elles remplir ?

8
Texte écho
En vous appuyant sur les deux textes de la page, expliquez à quelle condition les femmes peuvent s’émanciper.

Vers le commentaire

9
Quel point de vue l’auteure défend-elle sur la lutte pour la reconnaissance politique des femmes ?


ORAL
Vous êtes un(e) Français(e) du XIXe siècle qui demande une révision du Code civil : en utilisant l'enregistreur ci-dessous, argumentez pour changer les articles avec lesquels vous n’êtes pas d’accord.
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Ressource complémentaire : les avancées des droits des femmes du XIXe au XXIe siècle

Eras

    Évènements

    1. 1792 - :Olympe de Gouges écrit et revendique la <i data-reactroot="">Déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne.</i> |
    2. 1800 - :Loi interdisant aux femmes de s’habiller comme les hommes (port du pantalon par exemple), afin de leur restreindre l’accès à certaines fonctions ou certains métiers. |
    3. 1804 - :Création du Code civil, appelé Code Napoléon, qui instaure des règles restrictives pour les femmes. |
    4. 1836 - :Création des écoles primaires publiques pour les filles. |
    5. 1848 - :Instauration du suffrage universel masculin : les femmes n’ont pas le droit de vote. |
    6. 1850 - :Loi Falloux | Obligation de créer des écoles pour filles dans les communes de plus de 800 habitants.
    7. 1880 - : Création d’établissements secondaires pour les filles (collèges et lycées). | La même année, Hubertine Auclert se présente aux élections législatives.
    8. 1881 - :Bien que les programmes scolaires soient différents, l’école devient obligatoire et gratuite pour les filles et les garçons. | La même année, Hubertine Auclert crée son journal militant : <i data-reactroot="">La citoyenne</i>.
    9. 1887 - :Hubertine Auclert fonde la société Le Droit des femmes. |
    10. 1892 - :Interdiction du travail de nuit pour les femmes et limitation du temps de travail pour les femmes à onze heures par jour. |
    11. 1907 - :Les femmes mariées obtiennent le droit de disposer librement de leur salaire. |
    12. 1924 - :Les programmes scolaires deviennent identiques pour les filles et les garçons. |
    13. 1938 - :Abrogation de la toute-puissance maritale et de l’incapacité civile des femmes. | Le mari garde tout de même certains pouvoirs, comme celui d’interdire à sa femme de travailler.
    14. 1944 - :Les femmes obtiennent le droit de vote. |
    15. 1958 - :La constitution de la V<sup class="sc-lkqHmb bXIUiX">ème</sup> République garantit l’égalité entre les femmes et les hommes. |
    16. 1965 - :Une femme mariée n’est plus considérée comme mineure, elle peut ouvrir un compte en banque ou avoir une activité professionnelle sans l’autorisation de son mari. |
    17. 1967 - :Loi autorisant la contraception pour les femmes. |
    18. 1979 - :Légalisation de l’avortement grâce la loi portée à l’assemblée nationale par Simone Veil. |
    19. 1981 - 1983 :Reconnaissance de la discrimination sexiste comme un délit. |
    20. 1992 - :Loi contre le harcèlement sexuel sur le lieu de son travail. |
    21. 1999 - :Loi obligeant à la parité politique. |
    22. 2006 - :Loi sur l’égalité salariale entre femmes et hommes. |
    23. 2013 - :Abrogation de la loi interdisant aux femmes de porter un pantalon. |
    24. 2014 - :Loi sur l’égalité réelle entre les femmes et les hommes dans toutes les sphères (privée, professionnelle, publique). |

    Éclairage

    Le Code civil, appelé aussi Code Napoléon, est l’ensemble des lois qui déterminent le statut des personnes, de leurs biens et de leurs relations. Instauré en mars 1804 par Napoléon, il maintient les femmes dans une situation de grande inégalité par rapport aux hommes. La mise en place du suffrage universel masculin, sous la Deuxième République en 1848, ne fait que renforcer les inégalités entre les femmes et les hommes.

    Photographie George Sand
    George Sand, « Aux membres du Comité Central » (1848)

    Alors que la Deuxième République instaure le suffrage universel, tout en excluant les femmes du droit de vote, un club républicain socialiste féminin lutte pour leur reconnaissance politique et inscrit la célèbre écrivaine George Sand sur une liste électorale contre son gré. Voici un extrait de la réponse qu’elle leur adresse.

    Il ne m’a jamais semblé possible que l’homme et la femme fussent deux êtres absolument distincts. Il y a diversité d’organisation et non pas différence.
    Il y a donc égalité et non point similitude. J’admets physiologiquement1 que le caractère a un sexe comme le corps, mais non pas l’intelligence. Je crois les femmes aptes à toutes les sciences, à tous les arts et même à toutes les fonctions comme les hommes.

    [Mais] il faut que la femme conserve son sexe et ne supprime de ses habitudes et de ses occupations rien de ce qui peut le manifester. Il serait monstrueux qu’elle retranchât2 de sa vie et de ses devoirs, les soins de l’intérieur et de la famille. Je voudrais au contraire agrandir pour elle ce domaine que je trouve trop restreint. Je voudrais qu’elle pût s’occuper davantage de l’éducation de ses enfants, compléter celle de ses filles et préparer celle que ses fils doivent recevoir de l’État à un certain âge. Je voudrais qu’elles fussent admises à de certaines fonctions de comptabilité patientes et minutieuses qui me paraissent ouvrages et préoccupations de femmes plus que d’hommes. Je voudrais qu’elles pussent apprendre et exercer la médecine, la chirurgie et la pharmacie. Elles me paraissent admirablement douées par la nature pour remplir ces fonctions, et la morale publique, la pudeur semblent commander que les jeunes filles et les jeunes femmes ne soient pas interrogées, examinées et touchées par des hommes. [...]

    Les femmes doivent-elles participer un jour à la vie politique ? Oui, un jour, je le crois avec vous, mais ce jour est-il proche ? Non, je ne le crois pas, et pour que la condition des femmes soit ainsi transformée, il faut que la société soit transformée radicalement. [...]

    La femme étant sous la tutelle et dans la dépendance de l’homme par le mariage, il est absolument impossible qu’elle présente des garanties d’indépendance politique, à moins de briser individuellement et au mépris des lois et des moeurs, cette tutelle que les moeurs et les lois consacrent3. [...]

    Pour ne pas laisser d’ambiguïté dans ces considérations que j’apporte, je dirai toute ma pensée sur ce fameux affranchissement de la femme dont on a tant parlé dans ce temps-ci. Je le crois facile et immédiatement réalisable, dans la mesure que l’état de nos moeurs comporte. Il consiste simplement à rendre à la femme les droits civils que le mariage seul lui enlève, que le célibat seul lui conserve ; erreur détestable de notre législation qui place en effet la femme dans la dépendance cupide de l’homme, et qui fait du mariage une condition d’éternelle minorité4.

    George Sand, « Aux membres du Comité central », 1848, Correspondance, tome VIII,
    édition de Georges Lubin, 2018, Classiques Garnier.


    1. Du point de vue du fonctionnement naturel.
    2. Retirât.
    3. Cette tutelle à laquelle les mœurs et les lois donnent un caractère sacré.
    4. Une femme mariée restait considérée comme mineure toute sa vie.
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