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LANGUE
ORTHOGRAPHE


FICHE 1

Les accords dans le GN et les accords sujet‑verbe




RÉACTIVER SES CONNAISSANCES


1
★☆☆ La règle générale est simple et vous la connaissez depuis l’école primaire : les mots variables s’accordent avec ce à quoi ils se rapportent. Alors pourquoi fait‑on parfois des erreurs quand on n’est pas attentif ? Ensemble, réfléchissez aux cas qui peuvent poser problème.

RETENIR

1. Les accords dans le groupe nominal

L’accord des déterminants

Le déterminant s’accorde avec le nom, pronom ou GN qu’il détermine.
→ leur poème → leurs poèmes → tout le poème → tous les poèmes → tous ceux-là
Remarque : chaque introduit un nom au singulier (chaques n’existe pas !) ; il en va de même pour aucun et nul, sauf dans les très rares cas où le nom qu’ils déterminent n’a pas de singulier.
→ aucune strophe (aucunes strophes), nul auteur (mais aucuns frais, nulles ténèbres, car ces noms n’ont pas de singulier).

Les déterminants numéraux cardinaux sont invariables, sauf vingt et cent s’ils sont multipliés et terminent un nombre.
→ quatre strophes → vingt vers → quatre-vingts vers → deux cents vers → deux cent dix vers

L’accord des adjectifs

S’il qualifie plusieurs noms, l’adjectif s’accorde au pluriel ; et si ces noms sont de genres différents, l’accord se fait au neutre (sans marque du féminin)1.
→ Elle a un charisme et une assurance impressionnants.

Restent invariables :
  • les adjectifs mi-, demi-, semi- et nu- quand ils sont collés devant le nom → une demi-heure > nu-pieds
  • les adjectifs de couleur composés (des teintes bleu clair et bleu‑vert) ou qui proviennent d’un nom commun
→ des chaussures marron, des toits orange ; il existe des exceptions : rose, mauve, fauve et pourpre → des toits roses

1. Certains jugent aujourd’hui cette règle sexiste (▸ voir p. 18) car la forme neutre (du latin ne uter : ni l’un, ni l’autre) est identique à la forme masculine. On évitera en tout cas de dire que « le masculin l’emporte sur le féminin » !

2. Les accords entre le sujet et le verbe

Le sujet est un pronom

Si plusieurs pronoms précèdent le verbe, il faut se demander lequel est sujet. Je le leur rends demain.

Si le sujet est un pronom relatif, il faut trouver l’antécédent. → C’est toi [qui as écrit cette lettre].

Si le pronom est de forme neutre (je, tu, nous, vous), il faut se demander qui il désigne.
Julie, es-tu allée t’inscrire ? → Vous êtes arrivée, Madame !

Le pronom on implique un accord au singulier ; mais on peut accorder le participe passé selon le référent de on Léa et moi, on est rentrées. → Alors, Léa, on s’est réveillée un peu tard ?
Le principe est le même pour les attributs. → Alors, Léa, on est fatiguée ? → On est très heureuses.

Si c’est un pronom indéfini :

Beaucoup, combien, peu, la plupart, trop Accord au pluriel → Combien sont venus ?
→ La plupart sont partis.
Chacun, nul, aucun Accord au singulier → Chacun donnera son avis.

Le sujet est un GN de sens pluriel

Une foule de, l’ensemble de, la majorité de, la totalité de, une centaine de, etc. Accord au singulier ou au pluriell → L’ensemble des élèves participe / participent à la pièce de théâtre.
La majorité, la totalité, tout le monde Accord au singulier → La majorité a appris son texte.

VÉRIFIER

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2
★☆☆
Choisissez la bonne réponse.

1. Le déterminant chaque n’existe qu’au singulier :
Vrai Faux

2. Le déterminant leur est invariable :
Vrai Faux

3. Avec le sujet on, on peut mettre au pluriel :
l’auxiliaire le participe passé
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3
★★☆
Parmi les mots et groupes suivants, lesquels impliquent un accord au singulier ?

chaque la plupart nul tous tout le monde chacun la majorité le groupe de peu

S'EXERCER

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4
★☆☆
Identifiez les verbes et justifiez leur accord.

1. C’est le Diable qui tient les fils qui nous remuent !
(Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal, 1857.)


2. Il s’étirait sur le sol, me regardait parfois.
(Sorj Chalandon, Le quatrième mur, 2013.)


3. Je t’en supplie, ne le fais pas !
(Romain Gary, La Promesse de l’aube, 1960.)
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5
★★☆
Accordez si nécessaire.

1. Aucun être humain ne peut accomplir un tel exploit.

2. La mi-temps n’est que dans une demi-heure.

3. Leur amis ne leur ont pas répondu.

4. L’architecte a proposé quelque teintes gris-bleu.
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6
★★☆
Conjuguez les verbes entre parenthèses au passé composé et justifiez les accords que vous faites.

1. C’est toi qui (choisir) cette pièce ?


2. Ronsard et du Bellay, qui (vivre) à la Renaissance, (appartenir) à la Pléiade.


3. Tout le monde (prendre) plaisir à étudier leurs œuvres.


4. Mon ami et moi (passer) sur le premier sujet.


5. Peu (souhaiter) participer au vote.
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7
★★☆
Conjuguez les verbes entre parenthèses au présent de l’indicatif et justifiez les accords que vous faites.

1. Mes amies, ayant chacune un caractère bien trempé, (se passionner) pour les arts martiaux.


2. Beaucoup (avoir) une foule d’activités, qui leur (prendre) tout leur temps libre.


3. Chacun (rester) sur sa position, et peu (reconnaître) leurs torts, qui (être) pourtant indéniables.


4. C’est moi qui vous (demander) de venir.


5. Combien de personnes la (suivre) sur les réseaux sociaux ?


6. Tous l’(admirer). Tout le monde l’(admirer). Chacun l’(admirer). Certains l’(admirer). La majorité l’(admirer).
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8
★★★
a. Complétez l’extrait suivant par les terminaisons qui conviennent aux temps appropriés.
b. Précisez oralement avec quoi vous avez accordé.
Enregistreur audio


  Elle n’était point occupé de son danger ; elle ne pens qu’à son cher Zadig. Celui-ci, dans le même temps, la défend avec toute la force que donn la valeur et l’amour.

  Aidé seulement de deux esclaves, Zadig mit les ravisseurs en fuite, et ramen chez elle Sémire évanoui et sanglante, qui en ouvrant les yeux vi [voir] son libérateur.

D’après Voltaire, Zadig ou la Destinée, 1747.

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9
★★★
Remplacez « un étranger » par « deux étrangères » et faites toutes les transformations nécessaires.


Au coin de mon feu vint s’asseoir
Un étranger vêtu de noir,
Qui me ressemblait comme un frère.
Il était morne et soucieux ;

D’une main il montrait les cieux,
Et de l’autre il tenait un glaive.
De ma peine il semblait souffrir ;
Mais il ne poussa qu’un soupir,
Et s’évanouit comme un rêve.

Alfred de Musset, « La nuit de décembre », 1835.

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 ► Vers le bac 


10
★★★
Corrigez les erreurs d’accord dans cet extrait de commentaire.

  Tout d’abord, cette tirade est construite en quatres parties, qui s’oppose et se réponde. Leurs but est de montrer à la fois l’acceptation de l’acte de Rodrigue et la revendication de sa propre vengeance. Chimène, en effet, laisse éclater sa passion et sa douleur alors qu’elles n’était pas montrable jusqu’alors. Les interjections, comme « Ah ! » (vers 1), laisse voir tout son émotion.
  Les parallélismes de construction, comme « Ma gloire à soutenir et mon père à venger » (vers 12), met au contraire en valeur le devoir qui appellent la jeune femme. Ému par Rodrigue qui se tient en face d’elle, elle admet à demis‑mots combien ses sentiments sont puissant. Rodrigue et Chimène sont donc présentés comme des exemple de vertu admirables : peu serait capable d’en faire autant aujourd’hui.

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