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OUTILS D'ANALYSE
FIGURES DE STYLE


FICHE 1

Figures de style 1




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Une figure de style est une manière de s’exprimer qui s’écarte de la norme pour donner plus de force à l’idée.

1. Figures d’analogie


Une métaphore lexicalisée (ou figée) est entrée dans le langage courant et n’est plus vue comme une figure de style.

Les pieds d’une chaise

Une comparaison associe deux réalités, grâce à un mot de comparaison : comme, tel, semblable à, etc.

La fumée comme un serpent.

Une allégorie représente de façon concrète une réalité abstraite au moyen de symboles.

La fable « Les Membres et l’Estomac » est une allégorie de la royauté, l’estomac est le roi, et les membres, ses sujets.

Une métaphore filée est une métaphore qui se poursuit sur plusieurs lignes ou vers.

Mais Paris est un véritable océan. Jetez‑y la sonde, vous n’en connaîtrez jamais la profondeur. [...] Quelque nombreux et intéressés que soient les explorateurs de cette mer, il s’y rencontrera toujours un lieu vierge, [...] oublié par les plongeurs littéraires. (Balzac, Le Père Goriot)

Le comparé est l’élément dont on parle la fumée.

Le comparant est l’image employée un serpent.

Le motif est le point commun la forme sinueuse.

Une personnification attribue des caractéristiques humaines à un élément non humain.

Le Pot de fer proposa / Au Pot de terre un voyage (La Fontaine, Fables)

Une métaphore associe deux réalités, sans mot de comparaison.

Un gros serpent de fumée noire (Maupassant, « La Peur »)

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2
★☆☆ Choisissez la bonne réponse.

1. On dit :

2. Les figures de style ne se rencontrent qu’en poésie :


3. Une métaphore est une figure d’analogie :


4. La Faucheuse est une allégorie de la mort :

2. Figures de substitution


Une métonymie remplace un élément par un autre ayant un lien logique avec lui, par exemple :

• la matière pour l’objet
un verre pour « un objet en verre »

• l’auteur pour l’œuvre
J’ai lu un Zola.

• le lieu pour la personne qui y travaille
L’Élysée s’est exprimé.

Prise au sens littéral, la phrase est absurde.

Une périphrase remplace un élément par une expression qui le décrit ou le définit.

La capitale de la France pour « Paris ».

Elle évite une répétition, ajoute une information ou crée un effet comique.

Les « commodités de la conversation » pour les fauteuils. (Molière, Les Précieuses ridicules).

Une synecdoque remplace un élément par un autre ayant un rapport d’inclusion avec lui : le tout pour la partie, ou inversement.

Tu n’as pas le souci de l’argent, du pain à gagner. (Jules Renard, Journal) « Le pain » est mis pour « la nourriture ».

Prise au sens littéral, la phrase est incomplète mais elle n’est pas absurde.

S'EXERCER

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5
★★☆
a. Repérez des personnifications et des antithèses dans ce poème.

b. Dressez le portrait moral du poète.


Plaisir n’ai plus, mais vis en déconfort.
Fortune m’a remis en grand douleur.
L’heur1 que j’avais est tourné en malheur,
Malheureux est qui n’a aucun confort.

Fort suis dolent, et regret me remord ;
Mort m’a ôté ma dame de valeur ;
L’heur1 que j’avais est tourné en malheur :
Malheureux est qui n’a aucun confort.

Valoir ne puis, en ce monde suis mort ;
Morte est m’amour dont suis en grand langueur,
Langoureux suis, plein d’amère liqueur ;
Le coeur me part pour sa dolente mort.

Clément Marot, « Chanson première », L’Adolescence clémentine, 1532 - 1538 (orthographe modernisée).
1. Le bonheur.

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4
★☆☆
a. Choisissez un objet de votre quotidien.
b. Créez des personnifications le mettant en scène.

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6
★★☆
a. En binôme, choisissez trois exemples de métaphores lexicalisées. Vous pouvez vous aider de la liste ci-dessous.

b. Développez-les en comparaisons originales.

c. Transformez-les en métaphores originales


1. L’aile d’un bâtiment.

2. Une feuille de papier.

3. Un bain de soleil.

4. Un bras de mer.
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7
★★☆
a. Repérez des métaphores dans ces extraits de Voyage au bout de la nuit.

b. Pour chaque métaphore, quels sont le comparé, le comparant et le motif ? Présentez vos réponses dans un tableau.

Métaphore Comparé Comparant Motif

c. Remplissez les cases restées vides avec votre propre interprétation

1. Il était mince, cet espoir, un fil.

2. Il n’y avait rien que la nuit, comme partout d’ailleurs, une nuit énorme qui bouffait la route à deux pas de nous et même qu’il n’en sortait du noir qu’un petit bout de route grand comme la langue.

3. Quand les fidèles entrent dans leur Banque, faut pas croire qu'ils peuvent se servir comme ça selon leur caprice. Pas du tout. Ils parlent à Dollar en lui murmurant des choses à travers un petit grillage, ils se confessent quoi.

L.‑F. Céline, Voyage au bout de la nuit, 1932, Éditions Gallimard.
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 ► Vers le bac 


8
★★★
a. Choisissez une métaphore dans l’ensemble du poème. Quels en sont le comparé, le comparant et le motif ? Quel est l’effet produit ?

b. Repérez trois parties dans cet extrait. Quelle est la figure de style qui domine chacune d'elles ?

c. Reliez vos analyses au sens du poème.

Désormais nous voyons s’épanouir les roses,
La vigueur du printemps reverdit toutes choses,
Le ciel en est plus gai, les jours en sont plus beaux,
L’aurore en s’habillant écoute les oiseaux ;
Les animaux des champs, qu’aucun souci n’outrage,
Sentent renouveler et leur sang et leur âge.
Et, suivant leur nature et l’appétit des sens,
Cultivent sans remords des plaisirs innocents.
Moi seul, dans la saison où chacun se contente,
Accablé des douleurs d’une cruelle attente,
Languis sans réconfort, et tout seul dans l’hiver
Ne vois point de printemps qui me puisse arriver.
Seul je vois les forêts encore désolées,
Les parterres déserts, les rivières gelées,
Et, comme ensorcelé, ne puis goûter le fruit
Qu’à la faveur de tous cette saison produit.
Mais, lorsque le soleil adoré de mon âme
Du feu de ses rayons réchauffera ma flamme,
Mon printemps reviendra, mais mille fois plus beau
Que n’en donne aux mortels le céleste flambeau.
Si jamais le destin permet que je la voie,
Plus que tous les mortels tout seul j’aurai de joie.

Théophile de Viau, « Depuis ce triste jour qu’un amour malheureux », Œuvres poétiques, 1623 (orthographe modernisée).

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3
★★☆
a. Quelles figures de style repérez-vous ?
b. Quels sont les effets produits, en lien avec le sens des extraits ?

1. Mais elle, sa vie était froide comme un grenier dont la lucarne est au nord, et l’ennui, araignée silencieuse, filait sa toile dans l’ombre à tous les coins de son coeur.

Gustave Flaubert, Madame Bovary, 1857.



2. À ce moment, le soleil se couchait, les derniers rayons, d’un pourpre sombre, ensanglantaient la plaine. Alors, la route sembla charrier du sang, les femmes, les hommes continuaient à galoper, saignants comme des bouchers en pleine tuerie.

Emile Zola, Germinal, 1885.



3. Enfin cet argent, elle l’avait réuni ; mais il était son maître et la possédait pour toujours.

Edmond et Jules de Goncourt, Germinie Lacerteux, 1865.



4. Un journal n’est plus fait pour éclairer, mais pour flatter les opinions.

Honoré de Balzac, Illusions perdues, 1837-1843.



5. [Sur le champ de bataille, il] remarqua que beaucoup de ces malheureux habits rouges vivaient encore.

Stendhal, La Chartreuse de Parme, 1839.

RÉACTIVER SES CONNAISSANCES

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1
★☆☆
a. Reformulez le propos de Stendhal sans aucune figure de style.

b. Quelles figures de style identifiez‑vous ?

c. Quel est l’effet produit ?


Eh, Monsieur, un roman est un miroir qui se promène sur une grande route. Tantôt il reflète à vos yeux l’azur des cieux, tantôt la fange des bourbiers de la route.

Stendhal, Le Rouge et le Noir, 1830.

3. Figures d’opposition


Un oxymore est le rapprochement de deux termes opposés dans un même groupe de mots. Le sens littéral est incohérent.

Cette obscure clarté (Corneille, Le Cid)

Une antithèse est le rapprochement de deux idées opposées.

Je me brûle et me noie (Louise Labé, Œuvres)

Un paradoxe est une contradiction, soit à l’intérieur d’une phrase, soit par rapport à l’opinion générale.

Le superflu, chose très nécessaire (Voltaire, Le Mondain)
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