Chapitre Outils d'analyse
Outils - Figures de style










Chapitres bientôt disponibles

Chargement de l'audio en cours
Cacher

Cacher la barre d'outils

Plus

Plus


OUTILS D'ANALYSE
FIGURES DE STYLE


FICHE 2

Figures de style 2




2. Figures d’atténuation


Une litote minimise une réalité en utilisant une négation.

Ce n’est pas mauvais pour « c’est bon ». On peut l’interpréter aussi comme une façon de sous-entendre plus qu’on ne dit.

Va, je ne te hais point (Corneille, Le Cid) pour « Je t’aime ».

Un euphémisme est une expression qui adoucit une réalité désagréable ou choquante.

Elle a vécu (Chénier, « La Jeune Tarentine ») pour « Elle est morte ».

3. Figures de sonorités


Une paronomase est le rapprochement de mots aux sonorités proches.

Qui se ressemble s'assemble.

Une assonance est la répétition d’un son vocalique.

Lève, Jérusalem, lève ta tête altière. (Racine, Athalie)

Une allitération est la répétition d’un son consonantique.

Sa robe de pourpre au soleil, N'a point perdu cette vesprée (Ronsard, « Mignonne, allons voir si la rose »)

RETENIR

1. Figures d’amplification


Une anaphore est une répétition en début de segment (vers, phrase, etc.) qui crée une insistance.

Je lutterai donc jusqu’à mon dernier souffle, je lutterai jusqu’à ma dernière goutte de sang. (Dreyfus, lettre à sa femme)

Une énumération, ou accumulation, dissocie des éléments qu'on aurait pu synthétiser et crée donc une forme d'insistance.

Le lait tombe ; adieu veau, vache, cochon, couvée. (La Fontaine, « La Laitière et le Pot au lait »)

Une gradation est une énumération de termes placés dans un ordre croissant ou décroissant.

Va, cours, vole. (Corneille, Le Cid)

Une hyperbole est une exagération.

Je te l'ai dit mille fois.
Je meurs d'impatience.

5. Figures de l’implicite


Une question rhétorique (ou question oratoire) est une fausse question, dont la réponse est évidente (l’effet est alors argumentatif) ou impossible (l’effet est alors lyrique).

Pourquoi suis-je empereur ? Pourquoi suis-je amoureux ? (Racine, Bérénice)

Une prétérition dit quelque chose en feignant de ne pas le dire. Elle attire l’attention.

Nous n'essaierons pas de donner au lecteur une idée de [...] ce petit œil gauche obstrué d'un sourcil roux en broussailles. (Hugo, Notre‑Dame de Paris)

Une antiphrase exprime une chose tout en laissant entendre le contraire. Elle est souvent ironique.

La belle chose de vouloir se piquer d’un faux honneur d’être fidèle. (Molière, Dom Juan)

S'EXERCER

Voir les réponses

3
★☆☆
a. Quelle est la figure de style qui est évoquée dans cet article ?

b. Cherchez des exemples de figures de style dans la presse du jour.


Depuis de longues années déjà, nous avons pu constater que frappe était en train de remplacer bombardement dans la langue des médias. [...] La frappe est un « bon » bombardement, alors que bombardement appelle plus des images mentales d’immeubles éventrés, de corps disloqués — on pense tout de suite à Guernica.


M. Rousseau et O. Houdart, « Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés », Langue sauce piquante (blog des correcteurs du Monde), 2 avril 2013.
Voir les réponses

4
★☆☆
a. Quelles figures de style repérez‑vous dans les extraits suivants ?
b. Pour chacune, indiquez quel est l’effet produit.

1. C’était à Mégara, faubourg de Carthage, dans les jardins d’Hamilcar.

Gustave Flaubert, Salammbô, 1862.



2. Les hommes sont dévorés de plus d'envie, de soins, et d'inquiétudes, qu'une ville assiégée n'éprouve de fléaux.

Voltaire, Candide, 1759.



3. Je suis perdu, je suis assassiné, on m'a coupé la gorge, on m'a dérobé mon argent.

Molière, L’Avare, 1668.



4. Pour expliquer combien ce mobilier est vieux, crevassé, pourri, tremblant, rongé, manchot, borgne, invalide, expirant, il faudrait en faire une description qui retarderait trop l'intérêt de cette histoire.

Honoré de Balzac, Le Père Goriot, 1842.



5. J’aime la liberté, et languis en service,
Je n’aime point la cour, et me faut courtiser,
Je n’aime la feintise, et me faut déguiser,
J’aime simplicité, et n’apprends que malice.

Joachim du Bellay, « J'aime la liberté, et languis en service », Les Regrets, 1558 (orthographe modernisée).

Voir les réponses

5
★☆☆
a. Réécrivez chacun des extraits de l'exercice 4, en exprimant la même idée sans aucune figure de style. L’effet produit est‑il le même ?

Extrait 1
Extrait 2
Extrait 3
Extrait 4
Extrait 5

b. Choisissez deux extraits et écrivez-en la suite en employant les mêmes figures de style que leurs auteurs.
Voir les réponses

8
★★☆ Employez des figures de style en suivant les consignes ci‑dessous.

a. En binôme, choisissez une chanson que vous aimez. Quelle impression d’ensemble produit‑elle, par son thème et sa tonalité ?

b. Identifiez au moins trois figures de style qui participent à créer cet effet.

Voir les réponses

6
★★☆ Créez des allitérations en suivant les consignes ci-dessous.
Choisissez un nom commun. Développez une phrase à partir de ce mot en créant une allitération.

Faites le même exercice avec deux autres noms communs, puis choisissez la phrase que vous préférez. Justifiez.

Récitez la phrase à vos camarades en faisant entendre l’allitération, sans leur révéler le nom que vous évoquez. Vont‑ils le deviner ?
Voir les réponses

7
★★★ Employez des figures de style en suivant les consignes ci‑dessous.

En petit groupe, décrivez un lieu de la ville de votre choix. Évoquez l’ambiance de ce lieu en sollicitant les cinq sens.

Quelles figures de style pourriez-vous utiliser pour renforcer l’effet produit par votre description ? Ajoutez‑en trois à votre texte.
Voir les réponses

 ► Vers le bac 


9
★★★
a. Repérez des antithèses et des parallélismes dans l'extrait ci‑dessous. Quelle idée soulignent‑ils ?

b. Relevez des figures de style exprimant l’intensité de la souffrance de Jean Valjean.

c. Quelles sont les figures de style qui donnent au lecteur l’impression d’assister à la scène ?

Jean Valjean, prisonnier évadé et devenu honnête, apprend qu’un homme a été arrêté à sa place. Il se demande s’il doit se livrer au tribunal, ou laisser un innocent aller en prison.

Il voyait de même, et comme si elles se fussent mues devant lui avec des formes sensibles, les deux idées qui avaient été jusque-là la double règle de sa vie : cacher son nom, sanctifier son âme. Pour la première fois, elles lui apparaissaient absolument distinctes, et il voyait la différence qui les séparait. Il reconnaissait que l’une de ces idées était nécessairement bonne, tandis que l’autre pouvait devenir mauvaise ; que celle-là était le dévouement et que celle‑ci était la personnalité ; que l’une disait : le prochain, et que l’autre disait : moi ; que l’une venait de la lumière et que l’autre venait de la nuit.

Elles se combattaient, il les voyait se combattre. À mesure qu’il songeait, elles avaient grandi devant l’oeil de son esprit ; elles avaient maintenant des statures colossales ; et il lui semblait qu’il voyait lutter audedans de lui‑même, dans cet infini dont nous parlions tout à l’heure, au milieu des obscurités et des lueurs, une déesse et une géante.

Victor Hugo, Les Misérables, 1862.

RÉACTIVER SES CONNAISSANCES

Voir les réponses

1
★☆☆
a. Ce commentaire relatif à un nez vous semble‑t‑il vraiment « descriptif » ? Quel est l’effet produit ?

b. Quelles figures de style identifiez‑vous ?


Descriptif : « C’est un roc !... c’est un pic !... c’est un cap ! Que dis‑je, c’est un cap ?... C’est une péninsule ! »

Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac, 1897.

VÉRIFIER

Voir les réponses

2
★☆☆ Choisissez la bonne réponse.

1. Une énumération crée une amplification :

2. Une assonance est la répétition d’une voyelle :


3. Un chiasme est une construction en AB/AB :


4. Une phrase signifiant le contraire de ce qu’elle semble dire est


5. Un parallélisme est une construction symétrique :

4. Figures de construction


Un chiasme est une construction en miroir (AB/BA). Il crée un effet de contraste ou de symétrie.

Il faut manger pour vivre et non pas vivre pour manger. (Molière, L’Avare)

Un parallélisme est le rapprochement de deux constructions identiques (AB / AB) ; il produit une impression d'équivalence.

Les larmes sont pour le coeur ce que l’eau est pour les poissons. (Flaubert, Pensées)
Connectez-vous pour ajouter des favoris

Pour pouvoir ajouter ou retrouver des favoris, nous devons les lier à votre compte.Et c’est gratuit !

Livre du professeur

Pour pouvoir consulter le livre du professeur, vous devez être connecté avec un compte professeur et avoir validé votre adresse email académique.

Votre avis nous intéresse !
Recommanderiez-vous notre site web à un(e) collègue ?

Peu probable
Très probable

Cliquez sur le score que vous voulez donner.

Dites-nous qui vous êtes !

Pour assurer la meilleure qualité de service, nous avons besoin de vous connaître !
Cliquez sur l'un des choix ci-dessus qui vous correspond le mieux.

Nous envoyer un message




Nous contacter?