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Poésie - Fiche 4 : Analyser un poème
P.494-495

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OUTILS D'ANALYSE
POÉSIE


FICHE 4

Analyser un poème




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Texte à analyser

1. Paratexte

À quel mouvement littéraire le poète (la poétesse) appartient-il (elle) ?
Que sais-je de l’auteur(e) et du recueil ?
Quelles informations le chapeau introductif me donne-t-il (s’il y en a un) ?
Comment le titre peut-il être interprété ?

2. Lecture silencieuse

Lisez le poème une première fois en vous concentrant sur sa signification.
Comment le poème est-il structuré ? S’agit-il d’une forme fixe, traditionnelle ?
Quelle est la situation d’énonciation ?
Quels sont les temps et les modes verbaux ?
Quels sont les figures de style et les champs lexicaux dominants ?
Quel est le niveau de langue qui est utilisé ?
Quelle est la tonalité dominante ?
Comment le propos de l’auteur(e) évolue-t-il ?
Le poème a-t-il un sens symbolique ?
Quels sont les mots placés à la rime ?

3. Lecture orale

Relisez le poème à haute voix en étant attentif à sa musicalité.
Quel(s) type(s) de vers sont utilisés ? S’agit-il de vers couramment employés ?
Quels effets de rythme peut-on remarquer ?
Comment les rimes sont-elles disposées ?
Quelle est leur richesse ? L’alternance des rimes féminines et masculines est-elle respectée ?
Quels effets de sonorités peut-on remarquer ?

Vers le commentaire

Quels sont les effets produits par ce poème ?
Comment le langage poétique produit‑il ces effets ?

ACTIVITÉ 1
★☆☆ Voici le lexique utile pour étudier un texte poétique. Définissez oralement les mots suivants.
Reportez‑vous aux leçons pour réviser les termes sur lesquels vous avez hésité.


1. Paratexte 2. Lecture silencieuse 3. Lecture orale
  • Pléiade, humanisme, Renaissance, baroque, classicisme, Lumières
  • Ballade, rondeau, chanson, sonnet, épigramme, fable, blason
  • Tonalités lyrique, pathétique, élégiaque, satirique, épique, didactique
  • Distique, tercet, quatrain, quintil, sizain
  • Métaphore, comparaison, personnification, métonymie, antithèse, hyperbole, énumération, anaphore, question rhétorique, parallélisme, chiasme
  • Énonciation, apostrophe
  • Valeurs du présent de l’indicatif, du subjonctif, du conditionnel
  • Règles du E caduc, diérèse, synérèse
  • Alexandrin, décasyllabe, octosyllabe, hexasyllabe, etc. ; vers impairs
  • Vers isométriques, hétérométriques
  • Césure, hémistiche, accent tonique
  • Enjambement, rejet, contre-rejet
  • Rimes suivies, croisées, embrassées
  • Rimes pauvres, suffisantes, riches
  • Alternance des rimes masculines et féminines
  • Assonance, allitération, paronomase
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ACTIVITÉ 2
★★☆ a. Analysez ce poème en suivant les étapes du schéma ci‑dessus.

b. Comparez vos analyses à celle d’un camarade.


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ACTIVITÉ 3
★★☆ a. Lisez les analyses ci-dessous. Dans quelle catégorie du schéma les rangez‑vous ?
b. Quelles sont les analyses qui rejoignent les vôtres ?

c. Choisissez trois analyses. Relisez-les attentivement en vous reportant au poème. Puis cachez‑les, gardez seulement le poème sous les yeux, et expliquez-les à un camarade avec vos propres mots.

La description est organisée en strophes. Les quatrains développent un blason du visage, tandis que les tercets évoquent le buste entier de la femme aimée.

Catégorie :

Rejoint-elle votre analyse (et pourquoi) ?


L’apostrophe du premier vers est mise en valeur par la diérèse sur « Marie », prononcé en trois syllabes (Ma.ri.e.vous.a.vez).

Catégorie :

Rejoint-elle votre analyse (et pourquoi) ?



La première strophe est marquée par des enjambements qui créent une unité dans cette description.
De plus, la césure à l’hémistiche tombe dans chaque alexandrin sur le son /é/ : avez, mai, châtaigne, tortillés. Ces échos sonores renforcent l’impression d’harmonie.

Catégorie :

Rejoint-elle votre analyse (et pourquoi) ?


Les consonnes du nom « Marie » sont reprises tout au long du poème, par exemple dans « vermeille », « rose de mai », « mignarde ». Le son R est roulé au XVIe siècle, donc les allitérations en R sont douces et « liquides » (et non rauques comme aujourd’hui).

Catégorie :

Rejoint-elle votre analyse (et pourquoi) ?


La rime savoureux / rigoureux est antithétique. Elle oppose la douceur des lèvres de Marie et la froideur de son regard. Elle prépare ainsi la pointe du dernier vers.

Catégorie :

Rejoint-elle votre analyse (et pourquoi) ?


Le verbe « pommellent » est répété aux v. 10 et 11 ; il s’agit presque d’une anaphore. En raison du contexte, et sachant que « pomum » signifie « fruit » en latin, on peut comprendre que les seins fleurissent comme fleurissent au printemps les boutons (de rose) dans leur écrin de verdure. Ces comparaisons et métaphores associant la femme à la nature inscrivent le poème dans une tradition, tout comme les références mythologiques.

Catégorie :

Rejoint-elle votre analyse (et pourquoi) ?


Les v. 12 et 13 marquent une accélération, avec deux parties du corps par vers. Les parallélismes et le rythme 3/3//3/3 du v. 13 créent un effet de totalité et de conclusion : on a l’impression que le poète a fait le tour de son sujet, qu’il se contente désormais d’une énumération sans développer l’éloge.

Catégorie :

Rejoint-elle votre analyse (et pourquoi) ?


Le dernier vers forme une pointe car il exprime une critique introduite par la conjonction d’opposition « mais » au terme d’une série d’éloges. C’est aussi le seul élément de portrait moral après une description physique. L’effet de pointe est renforcé par la disposition des rimes, puisque la dernière rime est laissée en suspens du v. 11 au v. 14. La diérèse sur le dernier mot, « lionne » (li.onne), souligne le reproche adressé à la femme qui se refuse au poète.

Catégorie :

Rejoint-elle votre analyse (et pourquoi) ?
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ACTIVITÉ 4
★★★
a. Lequel de ces projets de lecture vous semble-t-il le plus pertinent ? Pourquoi ?


1. En quoi ce poème est-il un éloge de la femme aimée ?
2. En quoi ce poème est-il un portrait de la femme désirée ?

b. Avez‑vous une autre proposition ?

c. Rédigez l’introduction du commentaire de ce poème de Ronsard.
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