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Les barricades, au cœur des révolutions parisiennes de 1830 et 1848
P.62-63

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Les barricades, au cœur des révolutions parisiennes de 1830 et 1848






À chaque poussée révolutionnaire, en France et en Europe, les insurgés élèvent des barricades. Les rues des villes sont alors étroites, souvent tortueuses. Les barricades empêchent les circulations et bouchent totalement l’accès à certains quartiers. Elles sont souvent les enjeux de violents affrontements entre les insurgés et les forces de l’ordre. Au fil des insurrections, les barricades deviennent un symbole révolutionnaire, renvoyant à un idéal de fraternité et d’union.

Les barricades, au cœur des révolutions parisiennes de 1830 et 1848

Pourquoi les barricades sont‑elles indissociables des poussées révolutionnaires ?


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Marianne sur une barricade

Marianne sur une barricade

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Sur les barricades

Ce matin, les ateliers et les magasins se sont ouverts comme d’habitude, et Paris offrait l’aspect le plus tranquille. Cependant, vers dix heures, quelques groupes […] se sont formés sur la place du Panthéon. Vers dix heures et demie, le rassemblement, composé d’abord de 300 individus, a quitté la place du Panthéon et s’est dirigé vers la place de la Madeleine […] en faisant entendre les cris de Vive la réforme ! et en chantant la Marseillaise, le Chant du départ et le Chœur des Girondins. […] Ce soir, vers cinq heures, quelques individus à mines suspectes ont tenté de former des barricades […]. Les rassemblements grossissent et présentent une attitude hostile. L’autorité prend les mesures propres à assurer le rétablissement de l’ordre.


Le Moniteur universel, 22 février 1848.


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Les barricades, symbole révolutionnaire

Bataille de la porte Saint-Denis, v. 1830, Smithsonian Design Museum, New York.

Image interactive

D’après Martinet, Combat dans la rue Saint-Antoine, v. 1830, aquatinte, 27 x 49 cm, musée Carnavalet, Paris.
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Les barricades, lieux d'affrontements


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Les espoirs sur les barricades

Vive la République ! Quel rêve, quel enthousiasme, et, en même temps, quelle tenue, quel ordre à Paris ! J’en arrive, j’y ai couru, j’ai vu s’ouvrir les dernières barricades sous mes pieds. J’ai vu le peuple grand, sublime, naïf, généreux, le peuple français, réuni au cœur de la France, au cœur du monde ; le plus admirable peuple de l’univers ! […] La République est conquise, elle est assurée, nous y périrons tous plutôt que de la lâcher. […] Il faut que chacun fasse la manoeuvre du navire et donne tout son temps, tout son cœur, toute son intelligence, toute sa vertu à la République. Les poètes peuvent être, comme Lamartine, de grands citoyens. Les ouvriers ont à nous dire leurs besoins, leurs inspirations. […] Allons, j’espère que nous nous retrouverons tous à Paris, pleins de vie et d’action, prêts à mourir sur les barricades si la République succombe. Mais non ! la République vivra ; son temps est venu. C’est à vous, hommes du peuple, à la défendre jusqu’au dernier soupir.


Lettre de George Sand à Charles Poncy, le 9 mars 1848.

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Juin 1848 : les barricades sur le faubourg Saint‑Antoine (Paris)

Juin 1848 : les barricades sur le faubourg Saint-Antoine (Paris)

Questions

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1. Décrivez les caractéristiques d’une barricade. (Doc. 2, 4 et 6)

2. Expliquez le but et la fonction de ces objets. (Doc. 1 et 3)

3. Relevez les termes qui montrent les espoirs que George Sand fonde dans la naissance de la République. (Doc. 5)


Construire une hypothèse

4. Expliquez l’intérêt de ces barricades pour les insurgés.
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