Chargement de l'audio en cours
Cacher

Cacher la barre d'outils

Plus

Plus


COURS 3


L’État impérial, acteur de la modernisation du pays





2
Des ports modernisés

Vue du port de Marseille, gravure en couleur, v. 1857.
Vue du port de Marseille, gravure en couleur, v. 1857.

Vocabulaire

Banques d'affaires : banques qui se spécialisent dans les opérations risquées et le financement des entreprises.

Infrastructures : ensemble des équipements permanents (voies routières, ponts, viaducs) qui permettent le fonctionnement et le développement d’une activité économique.

Libre‑échange : doctrine politique qui prône l’abaissement des droits de douane et un recul de l’intervention de l’État en matière économique, afin de stimuler la concurrence et de dynamiser la production des entreprises.


Le Second Empire mène une politique de modernisation économique. Mais cette politique est confrontée aux revendications des travailleurs.

Voir le cours 4

Quel rôle l’État a‑t‑il joué dans la modernisation du pays ?


3
La transformation de Paris, symbole de la modernité

Héritages urbains. Au début du Second Empire, Paris est marquée par l’enchevêtrement du bâti, l’entassement de la population et l’insuffisance des réseaux techniques, qui engendrent des problèmes quotidiens de circulation et des crises sanitaires (épidémie de choléra en 1849). Or, le pouvoir politique souhaite faire de Paris la capitale de la modernité tout en affirmant son autorité sur une ville souvent turbulente.

Les travaux haussmanniens. Dans la continuité des premiers grands travaux initiés sous la monarchie de Juillet, Napoléon III décide de moderniser radicalement la capitale. Il confie cette tâche au préfet de la Seine, Haussmann. Entre 1853 et 1870, la ville est métamorphosée : percement de grandes artères (grands boulevards, avenues), modernisation des équipements collectifs (eau, gaz de ville, égouts), construction de logements selon une nouvelle norme architecturale.

Un territoire urbain agrandi et transformé. Ces travaux, qui font aussi une place aux espaces verts dans la capitale et dans sa proche banlieue – bois de Vincennes et de Boulogne (doc. 3) –, s’étendent à la périphérie parisienne en 1860.


Repères

Michel Chevalier

Michel Chevalier
(1806-1879)

Ingénieur, journaliste puis professeur d’économie, spécialiste des évolutions industrielles, Michel Chevalier devient l’un des principaux conseillers de Napoléon III. Ce partisan du libre‑échange, très influencé par le modèle américain, s’oppose aux vues protectionnistes des industriels français. Il parvient à faire adopter un traité de libre‑échange avec l’Angleterre en 1860, qui abolit les taxes douanières sur les productions alimentaires entre les deux pays.

Écho des temps

La réflexion sur le Grand Paris
Dans une longue tradition de l’histoire française, la question de l’aménagement de la capitale a suscité l’intérêt des chefs d’État. Ainsi, en 2008, un projet appelé « Grand Paris » est mis sur pied par le président de la République Nicolas Sarkozy.

La réflexion sur le Grand Paris

Les objectifs affichés rappellent certaines des réflexions de Napoléon III : il s’agit de faire de la capitale une « métropole mondiale », en construisant de nouvelles voies ferrées et en créant des « pôles économiques » en banlieue. L’échelle de réflexion a cependant changé, puisque le projet est pensé à l’échelle régionale. Le discours officiel intègre également des réflexions sociales (lutte contre les inégalités territoriales) et environnementales (idéal d’une ville durable).

1
Une politique économique volontariste

L’économie, une priorité. Dès sa création, le nouveau régime fait du développement économique une de ses priorités : il s’agit d’enrichir le pays et de dynamiser la production nationale (doc. 1). L’économie sert des objectifs politiques : elle est pensée comme un moyen pour la France de s’imposer comme un acteur majeur de la scène européenne. Modernisation économique et autoritarisme politique marchent de pair.

La modernisation du secteur bancaire. Afin de financer le développement industriel et les grands travaux publics, le Second Empire soutient la création de banques d'affaires (Crédit mobilier des frères Pereire) et des banques de dépôt (Société générale, 1864).

Vers le libre-échange. Pour stimuler la concurrence, Napoléon III opère une ouverture économique du pays par étapes. Après la diminution de droits de douane sur certains produits en 1853 (charbon, laine, acier), il fait conclure un traité de libre‑échange avec l’Angleterre en 1860 : c’est le traité Cobden‑Chevalier.

1
La politique économique du Second Empire vue par Napoléon III

Depuis longtemps, on proclame cette vérité qu’il faut multiplier les moyens d’échange pour rendre le commerce florissant, que sans concurrence, l’industrie reste stationnaire et conserve des prix élevés qui s’opposent aux progrès de consommation […]. Tout s’enchaîne donc dans le développement successif des éléments de la prospérité publique. En ce qui touche l’agriculture, il faut la faire participer aux bienfaits des institutions de crédit […], affecter tous les ans une somme considérable aux grands travaux de dessèchement, d’irrigation et de défrichement […]. Pour encourager la production industrielle, il faut affranchir de tout droit les matières premières indispensables à l’industrie et lui prêter exceptionnellement et à un taux modéré les capitaux qui l’aideront à perfectionner son matériel.


Lettre de l’empereur Napoléon III au ministre Fould, le 5 janvier 1860.

2
Une modernisation des réseaux de transport

Le chemin de fer. Les trains permettent de faire circuler plus rapidement les biens de consommation. Le Second Empire reprend la politique de construction des grandes lignes entamée en 1842. Le réseau principal, en étoile autour de Paris, est ainsi achevé en 1857.

Construction des réseaux. La construction des infrastructures – voies ferrées, ponts – est assurée par l’État selon une logique Paris-province. L’exploitation du réseau est ensuite partagée entre des compagnies privées.

Les ports. L’essor des relations commerciales avec les colonies et les pays étrangers incite l’État à moderniser les ports dont Le Havre, Bordeaux et Marseille (doc. 2).

3
En plein Paris, de nouveaux espaces verts

Anonyme, d’après Marie-Hector Yvert, La Promenade au bois de Boulogne.
Le chalet et la rivière, v. 1855, lithographie en couleur, 28 x 18 cm, collection
privée, Paris.
Anonyme, d’après Marie-Hector Yvert, La Promenade au bois de Boulogne. Le chalet et la rivière, v. 1855, lithographie en couleur, 28 x 18 cm, collection privée, Paris.
Connectez-vous pour ajouter des favoris

Pour pouvoir ajouter ou retrouver des favoris, nous devons les lier à votre compte.Et c’est gratuit !

Livre du professeur

Pour pouvoir consulter le livre du professeur, vous devez être connecté avec un compte professeur et avoir validé votre adresse email académique.

Votre avis nous intéresse !
Recommanderiez-vous notre site web à un(e) collègue ?

Peu probable
Très probable

Cliquez sur le score que vous voulez donner.

Dites-nous qui vous êtes !

Pour assurer la meilleure qualité de service, nous avons besoin de vous connaître !
Cliquez sur l'un des choix ci-dessus qui vous correspond le mieux.

Nous envoyer un message




Nous contacter?