MÉTHODE
DISSERTATION


FICHE 2

De la problématique au plan détaillé




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3
★☆☆
Choisissez la ou les bonnes réponses et expliquez vos choix.

1. Que devez-vous avoir à l’esprit lorsque vous établissez votre plan ?
Les arguments doivent être classés selon une progression.     La première partie est plus importante.
Le propos doit être plus étudié que le style.


2. Qu’est-ce qu’un axe de commentaire ?
La reformulation des propos de l’auteur.    Des paragraphes d’analyse et d’interprétation du texte.
Une réponse à la problématique.

OBSERVER

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1
★☆☆ Voici pêle-mêle des problématiques et des axes de commentaire.

a. Isolez les problématiques.

b. Associez chacune d’entre elles aux deux axes (I et II) qui vous paraissent pouvoir y répondre.


En quoi cette scène est-elle comique ? ; I. Une argumentation rigoureuse ; Comment l’orateur fait-il entendre sa thèse à l’auditoire ? ; II. Une parole hardie ; II. L’implication personnelle de l’écrivain ; I.  Une scène de quiproquo.
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2
★☆☆ Aux axes de commentaire suivants correspondent des sous‑parties.

a. Associez chaque axe (I) aux deux sous-parties (a et b) qui, selon vous, lui correspondent.

b. Expliquez vos choix.


I. Un propos fort et impliqué ; I. Un personnage désincarné ; I. Un poème sous le signe de la mélancolie.
a. Un narrateur insensible ? ; a. L’autobiographie du personnage ; a. Un poète submergé par la tristesse.
b. Un discours exalté ; b. Une image de la dégradation ; b. Un narrateur ambigu.

RETENIR

Le travail préparatoire à la rédaction du commentaire - 2 / 2

La rédaction du commentaire est précédée d’un travail préparatoire en deux parties. La première partie s’appuie sur les prises de notes (voir Fiche p. 548) : il s’agit maintenant de bâtir un plan permettant de rendre compte de la singularité du texte et de répondre à la problématique. Cette seconde partie, au brouillon, est constituée des étapes suivantes :

5
La formulation des axes

Dans un premier temps, il faut trouver et formuler les « axes » (ou parcours de lecture), qui constitueront les grandes parties du commentaire.

Il s’agit de repérer dans la deuxième prise de notes deux ou trois idées directrices : ce sont elles qui formeront les axes du commentaire.

Ces deux ou trois axes ne reposent pas sur des détails de votre relevé, mais rendent compte de composantes essentielles du texte ; ce sont des idées dont vous savez qu’elles peuvent être soutenues par des analyses précises et diverses, et des citations éclairantes.

Dès lors que les axes sont trouvés, il faut les classer pour former un plan pertinent, dont la progression est logique. On peut distinguer au moins deux plans différents :
  • Certains textes, fortement construits, invitent à la production d’un plan dit « linéaire », qui suit le déroulement des grandes parties du texte. Cela peut notamment être le cas pour des textes argumentatifs (discours, essai, chapitre de conte philosophique, voire fable ou certains poèmes).
  • La grande majorité des textes oblige à la production d’un plan dont la progression ne s’appuie pas sur le déroulement du texte. On tâche alors de dégager une progression qui va de l’idée la plus simple ou évidente, à l’idée la plus subtile, la plus symbolique ou originale.


Quel que soit le plan adopté, il faut éviter de dissocier l’étude du contenu (le fond) de celle du style (la forme). Idéalement, chaque axe rend compte tant du fond que de la forme.

6
La formulation des transitions

Dans un deuxième temps, il faut, en quelques mots, formuler les transitions entre les axes pour témoigner de la cohérence de la progression choisie.

7
La recherche des sous‑parties

Dans un dernier temps, il faut classer les éléments relevés dans des sous-parties distinctes, puis formuler un titre pour chaque sous‑partie.

Il s’agit, à partir de la deuxième prise de notes, de former deux à quatre sous‑parties pour chaque axe. Chaque sous‑partie doit rendre compte d’un argument solide qui étaye l’idée principale de l’axe.

Ces sous-parties doivent être ordonnées logiquement et traiter tant du fond que de la forme. Il s’agit, par ailleurs, de s’appuyer sur la particularité du texte (par exemple, une scène de théâtre ne fait pas l’objet de la même analyse qu’un texte argumentatif).

Idéalement, dans un plan en deux parties, on prend garde à équilibrer les axes, à faire en sorte que le premier et le second occasionnent une rédaction de même longueur. Dans un plan en trois parties, le dernier axe peut être plus court.

Un phénomène peut être exploité dans des parties ou sous-parties différentes, à condition qu’il ne soit pas traité de la même façon. Dans la mesure du possible, néanmoins, on évite d’analyser deux fois le même phénomène.