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MÉTHODE
COMMENTAIRE


FICHE 1

De la lecture du texte à la problématique




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1
★☆☆ Lisez cette définition de l’épreuve du commentaire littéraire telle qu’elle apparaît dans le Bulletin officiel du 6 octobre 2011.

a. Observez les temps verbaux de la deuxième phrase. Que révèle l’usage des deux temps employés par le rédacteur ?

b. Le commentaire vous paraît-il un exercice d’objectivité ? de subjectivité ? Expliquez votre réponse.


« Le commentaire porte sur un texte littéraire. [...] Le candidat compose un devoir qui présente de manière organisée ce qu’il a retenu de sa lecture, et justifie son interprétation et ses jugements personnels. »

RETENIR

Définition du commentaire

Le commentaire littéraire est un exercice écrit qui consiste à rendre compte, de manière ordonnée, de l’analyse d’un texte littéraire. Il s’agit d’un travail argumentatif composé de deux ou trois parties (les axes, ou parcours de lecture) qui proposent des hypothèses et apportent des réponses à un questionnement que l’on appelle « la problématique ».

Le travail préparatoire à la rédaction du commentaire - 1 / 2

1
La première lecture du texte soumis à l’étude

C’est une lecture « innocente » qui permet de dégager le sens littéral du texte, d’en trouver le thème. Elle est associée à la lecture du paratexte : la mention de l’objet d’étude, le chapeau introductif et les notes de vocabulaire.

2
La première prise de notes

Elle permet de noter, au brouillon, ses premières impressions de lecture (réactions provoquées), de préciser la situation du passage dans l’œuvre et de spécifier le genre, l’époque et/ou le mouvement littéraire auquel le texte appartient.

3
La deuxième lecture du texte et la deuxième prise de note

C’est une lecture « sérieuse » qui, crayon en main, occasionne la deuxième prise de notes. Il s’agit ici d’interroger le fond et la forme du texte de manière linéaire. Selon le genre du texte, on peut se poser les questions suivantes :

À l’échelle du texte :

  • Quelle est la situation d’énonciation ?
  • Quel est le cadre spatio-temporel ?
  • Qui est le narrateur ? Quel est son point de vue ?
  • Qui sont les personnages ?


À l’échelle du texte et/ou du paragraphe :

  • Quels sont les temps employés majoritairement ? Quelles sont leurs valeurs ?
  • Quelles sont les tonalités dominantes ?
  • Comment les phrases sont-elles construites ? Quelle est leur longueur ? leur rythme ?
  • Quels sont les champs lexicaux mis en place ?


À l’échelle du paragraphe et de la phrase :

  • Quels sont les passages importants ?
  • Quelles figures de style puis‑je trouver ?
  • Y a-t-il des effets de sonorité ?


Analyser un texte… poétique ► voir p. 494     théâtral ► voir p. 508     de récit ► voir p. 522     argumentatif ► voir p. 538

Cette lecture analytique linéaire permet de repérer et de nommer les éléments qui nourrissent ensuite le commentaire. Dès lors qu’un élément observé présente un intérêt, il sera commenté dans le développement.

4
L’organisation du propos et la formulation de la problématique

À partir de cette prise de notes, un nouveau travail débute : celui de l’organisation du propos (► voir aussi p. 550) et, conjointement, celui de la recherche d’une question générale, la problématique, à laquelle le développement du commentaire va répondre :
  • c’est une question ouverte qui rend compte des enjeux du texte et qui l’envisage dans sa totalité (qui ne repose donc pas sur un seul élément relevé ou sur un jugement de valeur) ;
  • c’est une question qui commence souvent par « Comment » ou « En quoi » ;
  • c’est une question toujours « littéraire ».

VÉRIFIER

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2
★☆☆
Choisissez la ou les bonnes réponses et expliquez vos choix.

1. Que devez-vous faire dans un premier temps ?
Faire le relevé des figures de style.     Dégager le thème du texte.
Spécifier le genre du texte.    Rédiger l’introduction.


2. À quoi devez-vous être attentif lors de votre deuxième prise de notes ?
Au lexique.    Aux temps utilisés.
Au titre de l’œuvre.    À la musicalité du texte.
À la longueur du texte.    À la construction des phrases.


3. Que doit être une problématique ?
Une question générale.    Une question qui porte sur un fait précis.
Une question de société.    Une question littéraire.

S'EXERCER

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3
★☆☆ Première prise de notes. Justifiez vos réponses.

a. Quel est le genre du texte ?

b. Quelle est sa forme ?

c. Quel est son thème ?

d. Que comprenez-vous de la position du locuteur ?

AGAMEMNON

Ma fille, il est trop vrai. J’ignore pour quel crime
La colère des Dieux demande une victime,
Mais ils vous ont nommée. Un oracle cruel
Veut qu’ici votre sang coule sur un autel.
Pour défendre vos jours de leurs lois meurtrières,
Mon amour n’avait pas attendu vos prières.
Je ne vous dirai point combien j’ai résisté.
Croyez-en cet amour par vous-même attesté.

Jean Racine, Iphigénie, IV, 4, 1674.
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4
★★☆ Deuxième prise de notes.

a. Quel est le temps principal dans cet extrait ? Quelle est sa valeur ?(voir Fiche p. 466)

b. Repérez les comparaisons et métaphores (voir Fiche p. 484) associées au canon et proposez-en une interprétation.

  Une âme ; chose étrange, on eût dit que le canon en avait une, lui aussi ; mais une âme de haine et de rage. Cette cécité paraissait avoir des yeux. Le monstre avait l’air de guetter l’homme. Il y avait, on l’eût pu croire du moins, de la ruse dans cette masse. Elle aussi choisissait son moment. C’était on ne sait quel gigantesque insecte de fer ayant ou semblant avoir une volonté de démon. Par moment, cette sauterelle colossale cognait le plafond bas de la batterie, puis elle retombait sur ses quatre roues comme un tigre sur ses quatre griffes, et se remettait à courir sur l’homme.

Victor Hugo, Quatrevingt-treize, 1874.
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5
★★☆ Deuxième prise de notes.

a. Quel est le genre du texte ?

b. Qui sont les personnages et quels « rôles » jouent‑ils dans le texte ? Citez le texte.

c. Quels sont les temps principaux des verbes et quelles sont leurs valeurs respectives ? (voir Fiche p. 466)

d. Précisez la fonction de chaque paragraphe ?

  Au loin, en amont, la rivière était libre.
  Alors Laurent se leva et prit Camille à bras‑le‑corps. Le commis éclata de rire.
  – Ah ! non, tu me chatouilles, dit‑il, pas de ces plaisanteries‑ là… Voyons, finis : tu vas me faire tomber.
  Laurent serra plus fort, donna une secousse. Camille se tourna et vit la figure effrayante de son ami, toute convulsionnée. Il ne comprit pas ; une épouvante vague le saisit. Il voulut crier, et sentit une main rude qui le serrait à la gorge. Avec l’instinct d’une bête qui se défend, il se dressa sur les genoux, se cramponnant au bord de la barque. Il lutta ainsi pendant quelques secondes.
  – Thérèse ! Thérèse ! appela-t-il d’une voix étouffée et sifflante.
  La jeune femme regardait, se tenant des deux mains à un banc du canot qui craquait et dansait sur la rivière. Elle ne pouvait fermer les yeux ; une effrayante contraction les tenait grands ouverts, fixés sur le spectacle horrible de la lutte. Elle était rigide, muette.
  – Thérèse ! Thérèse ! appela de nouveau le malheureux qui râlait.
  À ce dernier appel, Thérèse éclata en sanglots. Ses nerfs se détendaient. La crise qu’elle redoutait la jeta toute frémissante au fond de la barque. Elle y resta pliée, pâmée, morte.

Émile Zola, Thérèse Raquin, 1867.
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 ► Vers le bac 


6
★★★

a. Première prise de notes. Quel est le genre du texte ? Quel est son thème ?

b. Deuxième prise de notes. Dans un tableau, classez vos remarques quant au lexique, aux temps et modes et à leurs valeurs, à la ponctuation, aux figures de style.

ÉLECTRE. – Écoute !... Écoute le bruit de leurs ailes, pareil au ronflement d’une forge. Elles nous entourent, Oreste. Elles nous guettent ; tout à l’heure elles s’abattront sur nous, et je sentirai mille pattes gluantes sur mon corps. Où fuir, Oreste ? Elles enflent, elles enflent, les voilà grosses comme des abeilles, elles nous suivront partout en épais tourbillons. Horreur ! je vois leurs yeux, leurs millions d’yeux qui nous regardent.

Jean-Paul Sartre, Les Mouches, 1943, Gallimard.
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