MÉTHODE
COMMENTAIRE


FICHE 1

De la lecture du texte à la problématique




OBSERVER

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1
★☆☆ Lisez cette définition de l’épreuve du commentaire littéraire telle qu’elle apparaît dans le Bulletin officiel du 6 octobre 2011.

a. Observez les temps verbaux de la deuxième phrase. Que révèle l’usage des deux temps employés par le rédacteur ?

b. Le commentaire vous paraît-il un exercice d’objectivité ? de subjectivité ? Expliquez votre réponse.


« Le commentaire porte sur un texte littéraire. [...] Le candidat compose un devoir qui présente de manière organisée ce qu’il a retenu de sa lecture, et justifie son interprétation et ses jugements personnels. »

S'EXERCER

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5
★★☆ Deuxième prise de notes.

a. Quel est le genre du texte ?

b. Qui sont les personnages et quels « rôles » jouent‑ils dans le texte ? Citez le texte.

c. Quels sont les temps principaux des verbes et quelles sont leurs valeurs respectives ? (voir Fiche p. 466)

d. Précisez la fonction de chaque paragraphe ?

  Au loin, en amont, la rivière était libre.
  Alors Laurent se leva et prit Camille à bras‑le‑corps. Le commis éclata de rire.
  – Ah ! non, tu me chatouilles, dit‑il, pas de ces plaisanteries‑ là… Voyons, finis : tu vas me faire tomber.
  Laurent serra plus fort, donna une secousse. Camille se tourna et vit la figure effrayante de son ami, toute convulsionnée. Il ne comprit pas ; une épouvante vague le saisit. Il voulut crier, et sentit une main rude qui le serrait à la gorge. Avec l’instinct d’une bête qui se défend, il se dressa sur les genoux, se cramponnant au bord de la barque. Il lutta ainsi pendant quelques secondes.
  – Thérèse ! Thérèse ! appela-t-il d’une voix étouffée et sifflante.
  La jeune femme regardait, se tenant des deux mains à un banc du canot qui craquait et dansait sur la rivière. Elle ne pouvait fermer les yeux ; une effrayante contraction les tenait grands ouverts, fixés sur le spectacle horrible de la lutte. Elle était rigide, muette.
  – Thérèse ! Thérèse ! appela de nouveau le malheureux qui râlait.
  À ce dernier appel, Thérèse éclata en sanglots. Ses nerfs se détendaient. La crise qu’elle redoutait la jeta toute frémissante au fond de la barque. Elle y resta pliée, pâmée, morte.

Émile Zola, Thérèse Raquin, 1867.
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3
★☆☆ Première prise de notes. Justifiez vos réponses.

a. Quel est le genre du texte ?

b. Quelle est sa forme ?

c. Quel est son thème ?

d. Que comprenez-vous de la position du locuteur ?

AGAMEMNON

Ma fille, il est trop vrai. J’ignore pour quel crime
La colère des Dieux demande une victime,
Mais ils vous ont nommée. Un oracle cruel
Veut qu’ici votre sang coule sur un autel.
Pour défendre vos jours de leurs lois meurtrières,
Mon amour n’avait pas attendu vos prières.
Je ne vous dirai point combien j’ai résisté.
Croyez-en cet amour par vous-même attesté.

Jean Racine, Iphigénie, IV, 4, 1674.
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 ► Vers le bac 


6
★★★

a. Première prise de notes. Quel est le genre du texte ? Quel est son thème ?

b. Deuxième prise de notes. Dans un tableau, classez vos remarques quant au lexique, aux temps et modes et à leurs valeurs, à la ponctuation, aux figures de style.

ÉLECTRE. – Écoute !... Écoute le bruit de leurs ailes, pareil au ronflement d’une forge. Elles nous entourent, Oreste. Elles nous guettent ; tout à l’heure elles s’abattront sur nous, et je sentirai mille pattes gluantes sur mon corps. Où fuir, Oreste ? Elles enflent, elles enflent, les voilà grosses comme des abeilles, elles nous suivront partout en épais tourbillons. Horreur ! je vois leurs yeux, leurs millions d’yeux qui nous regardent.

Jean-Paul Sartre, Les Mouches, 1943, Gallimard.
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4
★★☆ Deuxième prise de notes.

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