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Un autre regard sur le chapitre 9




De nouveaux prédateurs menacent nos jardins


Cliquez ici pour découvrir une émission de radio qui fait le point sur les espèces invasives.

Ver géant asiatique s’attaquant à un ver de terre.

Ver géant asiatique s’attaquant à un ver de terre.

Le prédateur immobilise sa proie en lui injectant un poison très puissant : la tétrodotoxine.

  Depuis une vingtaine d’années, en France, de nombreux habitants témoignent de la présence de vers géants dans leurs potagers. Les animaux rencontrés ont une tête triangulaire et une taille pouvant atteindre 40 cm de long : ils sont donc très différents des vers de terre qui peuplent habituellement les jardins français. Ces vers sont des plathelminthes d’origine asiatique. Ils ont été introduits en France involontairement : on parle d’espèces envahissantes (ou invasives). L’introduction de ces espèces exotiques pose problème. En effet, ces plathelminthes sécrètent la même neurotoxine très puissante que le fugu (le poisson globe) capable de bloquer la transmission des messages nerveux de leurs proies provoquant leur paralysie puis leur mort. Ils s’attaquent notamment aux lombrics dont le rôle est essentiel pour la croissance des végétaux par leur action sur le recyclage de la matière organique et l’aération des sols. Ainsi, les plathelminthes des genres Bipalium et Diversibipalium présents sur le sol français représentent une menace écologique à prendre au sérieux.
PERSPECTIVE

Ces coopérateurs anonymes qui sauvent les agriculteurs




 Les bousiers (il en existe plusieurs espèces) sont des insectes coprophages, c’est-à-dire qui consomment les déjections. Sans eux, pas de décomposition des bouses de vache, qui, en s’accumulant, stériliseraient les sols. C’est ce qui faillit arriver en Australie dans les années 1960 : le bétail, importé d’Europe sans son petit auxiliaire, menaçait de recouvrir les terres de ses excréments. On importa donc des bousiers européens. En contribuant à transformer les bouses en éléments minéraux essentiels aux plantes, ils rendirent aux sols leur fertilité. D’ailleurs, les bousiers étaient nommés « scarabés sacrés » dans l’Égypte antique, en référence à leur rôle fertilisateur.

 Le pin est une essence cultivée depuis le XVIIe siècle : comme sa croissance est rapide et son tronc droit, il est très utile comme bois de construction. Sa résine servait à calfater les navires. Ces vertus amenèrent les premiers colons américains à en planter à leur arrivée : hélas, le pin refusait de pousser et restait petit. Jusqu’à ce que l’on ait l’idée de rapporter d’Europe des plants en pot : miracle, le pin se mit à croître ! Miracle ? Avec la terre du pot se trouvaient des champignons symbiotiques, sans lesquels les racines de l’arbre ne peuvent exploiter le sol. Ces associations sont courantes dans le monde végétal et de plus en plus prises en compte en agriculture.

Forêt de pins en Virginie.

2. Forêt de pins en Virginie.


Scarabaeus laticollis

1. Scarabaeus laticollis.


Cliquez ici pour découvrir l’extrait d’une conférence de M.-A. Selosse sur les « microbes bénéfiques ».
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