Chargement de l'audio en cours
Cacher

Cacher la barre d'outils

Plus

Plus


LANGUE
LEXIQUE


FICHE 6

Lexique de la langue classique




OBSERVER


1
★☆☆
a. Relevez le champ lexical de l’amour.

b. Le verbe « adorer » vient du latin adorare qui peut signifier « vénérer un dieu ». Expliquez le vers 1.

c. Le sens de ce mot a‑t‑il évolué aujourd’hui ?

d. À votre avis, que signifie « amant » ici ?

e. Le sens de ce mot a‑t‑il évolué aujourd’hui ?



C’est peu de dire aimer, Elvire : je l’adore ;
Ma passion s’oppose à mon ressentiment ;
Dedans mon ennemi je trouve mon
amant ;
Et je sens qu’en dépit de toute ma colère,
Rodrigue dans mon cœur combat encor mon père.

Pierre Corneille, Le Cid, III, 3, 1637.

RETENIR

Certains mots employés au XVIIe siècle ont disparu aujourd’hui ; d’autres avaient un sens différent, souvent plus proche de leur étymologie latine.

► L’amour

• Aimable : digne d’être aimé.

• Appas : charmes d’une femme.

• Ardeur : passion.

• Baiser : donner un baiser.

• Charmer : ensorceler.

• Embrasser : tenir dans ses bras.

• Faire l’amour : courtiser.

• Faveur : preuve d’amour.

• Feu / flamme : passion amoureuse.

• Hymen, hyménée (masc.) : mariage.

• Inclination : sentiment amoureux.

• Joug amoureux : soumission à l’amour.

• Languir : attendre de façon douloureuse.

• Maîtresse : celle qui est aimée.

• Transports : vive émotion, sentiment passionné.

► La colère

• Courroux, chagrin : colère, égarement, emportement.

• Fureur : mouvement violent, déchaînement.

► La tristesse

• Affliction : peine morale, tristesse intense.

• Ennui : tourment, douleur, tristesse.

• Souffrir : accepter, supporter.

• Soupirs : gémissement.

• Tourments : souffrances.

• Trouble : bouleversement profond.

► La mort, le deuil

• Fatal : qui cause la mort.

• Fer : épée (métonymie).

• Funèbre : lié à l’enterrement.

• Funeste : qui annonce le malheur, la mort.

• Trépas : la mort.

► Le destin, la religion

• Fortune : sort, destin.

• Profane : qui ne respecte pas la religion.

• Temple : tout édifice consacré à Dieu (donc parfois une église).

► La morale

• Cœur :
  1. siège des émotions ;
  2. courage ;
  3. valeurs morales.

• Générosité : noblesse de l’âme, tempérance.

• Honnête : vertueux.

• Libertinage : liberté de mœurs et/ou athéisme.

• Probité : droiture de cœur et d’esprit.

• Superbe : orgueilleux, fier.

• Vain :
  1. inutile ;
  2. orgueilleux.

• Vertu : volonté de faire le bien.

• Vice : attirance vers le mal.

► La vie en société

● Caresses : politesses.

● Commerce : relation.

● Compliments : paroles de politesse.

Décevoir : tromper.

● Entendre : comprendre.

Gloire :
  1. l’honneur, l’estime, la réputation que la vertu et le mérite attirent à quelqu’un ;
  2. le bonheur lorsqu’on est au paradis.

Ouïr : entendre.

Sang, race : famille, lignée.

Soin : attention.

Zèle : dévouement.

VÉRIFIER

Voir les réponses

2
★☆☆
Dans les listes de mots suivants, identifiez l’intrus.

1.





2.





3.





4.



S'EXERCER

Voir les réponses

3
★☆☆
À quels mots faut-il faire attention pour ne pas faire de contresens ? Expliquez leur sens dans ces vers et donnez leur sens actuel.

1. De votre accueil, je le confesse,
Se plaint ici mon amoureuse ardeur ;
Et j’attendais de votre coeur
D’autres transports de joie et de tendresse.

Molière, Amphitryon, II, 2, 1668.



2. Ils s’aiment ! Par quel charme ont-ils trompé mes yeux ?

Jean Racine, Phèdre, IV, 6, 1677.



3. Avez-vous entendu cette superbe reine, Seigneur ?

Jean Racine, Athalie, II, 8, 1691.


Voir les réponses

4
★☆☆
Réécrivez en prose cet extrait de Polyeucte, en utilisant un langage courant actuel.


Tu me quittes, ingrat, et le fais avec joie ;
Tu ne la caches pas, tu veux que je la voie ;
Et ton coeur, insensible à ces tristes appas,
Se figure un bonheur où je ne serai pas !
C’est donc là le dégoût qu’apporte l’hyménée ?

Pierre Corneille, Polyeucte, IV, 3, 1642.

Voir les réponses

5
★★☆
a. À quels mots faut-il faire attention pour ne pas faire de contresens ? Expliquez leur sens dans le texte et donnez leur sens actuel.

b. Relevez le champ lexical du conflit.

c. Reformulez la situation avec vos propres mots.


THÉRAMÈNE. – J’entends. De vos douleurs la cause m’est connue,
Phèdre ici vous chagrine, et blesse votre vue. [...]

HIPPOLYTE. – Sa vaine inimitié n’est pas ce que je crains.
Hippolyte en partant fuit une autre ennemie.
Je fuis, je l’avouerai, cette jeune Aricie,
Reste d’un sang fatal conjuré contre nous.

THÉRAMÈNE. – Quoi ! vous-même, Seigneur, la persécutez-vous ?
Jamais l’aimable soeur des cruels Pallantides
Trempa-t-elle aux complots de ses frères perfides ?
Et devez-vous haïr ses innocents appas ?

Jean Racine, Phèdre, I, 1, 1677.

Voir les réponses

6
★★☆
Rassuré par Théramène (voir Exercice 5), Hippolyte décide d’avouer son amour à Aricie. Imaginez sa déclaration d’amour, en prose. Vous devrez utiliser les termes suivants :

Appas, charmes, sang, joug amoureux, languir, maîtresse ennui, flamme, trouble, feu, cœur.



Voir les réponses

7
★★☆
a. Relevez les termes appartenant au champ lexical du sentiment.

b. Que signifie ici le mot « commerce » ? Expliquez comment son sens a évolué aujourd’hui.


  L’amour naît brusquement, sans autre réflexion, par tempérament ou par faiblesse : un trait de beauté nous fixe, nous détermine. L’amitié au contraire se forme peu à peu, avec le temps, par la pratique, par un long commerce.

Jean de La Bruyère, « Du Cœur », Les Caractères, 1688.

Voir les réponses

8
★★★
Répondez à La Bruyère dans un texte argumentatif qui défendra que l’amour se construit avec le temps. Vous emploierez les mots suivants dans leur sens classique :

Amant, ardeur, inclination, souffrir, dispute, entendre, vertu, commerce, languir, transports.



Voir les réponses

 ► Vers le bac 


9
★★★
a. Quels sont les mots évoquant l’amour ?

b. Quels sont ceux qui évoquent la douleur ?

c. Que révèlent ces deux champs lexicaux sur le drame amoureux de Pauline ?


PAULINE.
[...]
Parmi ce grand amour que j’avais pour Sévère,
J’attendais un époux de la main de mon père,
Toujours prête à le prendre ; et jamais ma raison
N’avoua de mes yeux l’aimable trahison :
Il possédait mon coeur, mes désirs, ma pensée ;
Je ne lui cachais point combien j’étais blessée ;
Nous soupirions ensemble, et pleurions nos malheurs
Mais au lieu d’espérance il n’avait que des pleurs ;
Et malgré des soupirs si doux, si favorables,
Mon père et mon devoir étaient inexorables.
Enfin je quittai Rome et ce parfait amant,
Pour suivre ici mon père en son gouvernement ;
Et lui, désespéré, s’en alla dans l’armée
Chercher d’un beau trépas l’illustre renommée.

Pierre Corneille, Polyeucte, I, 3, 1642.


Connectez-vous pour ajouter des favoris

Pour pouvoir ajouter ou retrouver des favoris, nous devons les lier à votre compte.Et c’est gratuit !

Livre du professeur

Pour pouvoir consulter le livre du professeur, vous devez être connecté avec un compte professeur et avoir validé votre adresse email académique.

Votre avis nous intéresse !
Recommanderiez-vous notre site web à un(e) collègue ?

Peu probable
Très probable

Cliquez sur le score que vous voulez donner.

Dites-nous qui vous êtes !

Pour assurer la meilleure qualité de service, nous avons besoin de vous connaître !
Cliquez sur l'un des choix ci-dessus qui vous correspond le mieux.

Nous envoyer un message




Nous contacter?