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Prolongement artistique et culturel


Les nouveaux enjeux de l’information





Temps 2 : Internet est-il responsable d’une dégradation de l’information ?


Catherine Meurisse, « Les jeunes accros aux réseaux sociaux (mais pas aux journaux) »
Catherine Meurisse, « Les jeunes accros aux réseaux sociaux (mais pas aux journaux) », Télérama, 3 novembre 2014.

Texte C
  Post-vérité

  « Post-truth », en anglais, fut le mot de l’année 2016, selon l’Oxford Dictionnary. Il se rapporte, explique la publication britannique, aux « circonstances dans lesquelles les faits objectifs ont moins d’influence sur l’opinion publique que ceux qui font appel à l’émotion ou aux croyances personnelles ».

  [...] C’est véritablement avec la campagne britannique sur le Brexit et la campagne présidentielle américaine que l’expression s’est démocratisée. Le 12 juillet, la rédactrice en chef du Guardian explique dans un long édito que « si les faits étaient une devise1, alors ils viendraient de subir une sérieuse dévaluation2 », dont elle rend la structure même d’Internet responsable : la multiplication des sources et la prolifération des informations contradictoires, et parfois ouvertement mensongères, ont rendu l’exigence de vérité moins urgente qu’autrefois.

  L’idée ne va pas sans poser de soucis : elle peut laisser croire que la vérité était auparavant chose acquise, au moins comme valeur. Ce serait faire peu de cas de célèbres exemples de désinformation gouvernementale, comme le trajet du nuage radioactif qui aurait esquivé les frontières françaises en 1986, ou les fausses preuves d’armes de destruction massive ayant servi de justification à l’intervention américaine en Irak en 2003.


« Faits alternatifs, fake news, post‑vérité, petit lexique de la crise de l’information », article de William Audureau dans la rubrique « Les Décodeurs », Le Monde, 25 janvier 2017.


1. Monnaie.
2. Diminution de valeur.
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3
Texte C Pourquoi internet serait‑il responsable de la diminution de l’importance des faits vérifiés ?


4
Texte C Quels arguments William Audureau oppose‑t‑il à cette responsabilisation d’internet ?


5
En lien avec le monde des médias, quel mot vous semble représentatif de cette année ? Justifiez votre choix.

Temps 3 : Quelles solutions pour les internautes ?


Texte D
  Les raisons du succès des sites de désinformation

  Pas besoin de stratégie élaborée : un titre choc et une image suffisent à appâter le chaland sur les réseaux sociaux. « Le contenu de l’article en lui-même ne compte pas vraiment », note Filippo Menczer, professeur [...] de l’université de l’Indiana.

  Il n’est, dès lors, pas surprenant que les sites de désinformation les plus grossiers tirent leur épingle du jeu [...]. Comme la décision de cliquer ou non se fait en une fraction de seconde, les contenus sensationnalistes sortent logiquement du lot.


« Info contre Intox, une guerre à armes inégales », article d’Adrien Sénécat dans la rubrique « Les Décodeurs », Le Monde, 17 octobre 2018.

Texte E
  Comment contrer le complotisme

  Selon une enquête de l’IFOP pour la Fondation Jean-Jaurès et Conspiracy Watch, publiée en décembre 2017, 31 % des Français pensent qu’Al-Qaida et l’organisation État islamique sont manipulées par des services secrets occidentaux. [...]

  Le réflexe du « Comme par hasard… », ainsi qu’on l’a vu à propos de l’attaque de Strasbourg, est une posture classique sur les réseaux sociaux. [...]

  Face au scepticisme et au complotisme, seuls l’éducation et le développement de l’esprit critique articulé sur les faits et la connaissance peuvent prévaloir. À l’heure des réseaux sociaux et d’une horizontalité grandissante de la circulation de l’information, ce chantier est devenu prioritaire, si l’on veut empêcher que ce phénomène ne sape un peu plus le fonctionnement de la démocratie.


« “Gilets jaunes” et attaque de Strasbourg : la mort de Cherif Chekatt a peu de chance de calmer le poison complotiste », éditorial, Le Monde, 14 décembre 2018.
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6
Texte D Comment expliquer le succès des sites de désinformation ?


7
Texte E
a. Comment lutter contre la désinformation ?

b. Pourquoi cette attirance pour les articles de désinformation est‑elle dangereuse pour la démocratie ?


8
À partir de la vidéo « Info VS Intox », proposez au choix :
  • une liste de conseils pour apprendre à démasquer les infox ;
  • une affiche de sensibilisation pour lutter contre la désinformation, à afficher dans votre lycée.

Ressources complémentaires : les deepfakes, une nouvelle menace pour l'information


Une nouvelle technologie, basée sur l'intelligence artificielle, permet de falsifier des audios et vidéos de façon extrêmement réaliste. Pour comprendre, visionnez la vidéo ci‑dessous :



Pour en savoir plus sur la technologie utilisée par les deepfakes, regardez ce reportage de France TV.

Temps 1 : Un nouveau vocabulaire pour de nouveaux enjeux


Texte A
  Infox

  Comment traduire l’expression chère à Donald Trump ? La commission d’enrichissement de la langue française a finalement tranché, après plusieurs mois, pour traduire «  fake news  » par le terme « information fallacieuse » ou par le néologisme « infox », forgé à partir des mots « information » et « intoxication ». Des traductions qui vont s’imposer à toutes les autorités administratives.


« “Fake news” se dira “infox” en français », article de la rubrique « Pixels », Le Monde, 4 octobre 2018.
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1
Texte A et B
a. Pourquoi peut‑on dire que les termes « infox » et « fait alternatif » sont paradoxaux ?

b. Trouvez dans le Texte B un exemple qui illustre cette idée.


2
Texte A et B En vous appuyant à la fois sur la lecture des textes et celle de 1984 (► voir p. 404), expliquez en quoi le mot « fait alternatif » serait un « terme orwellien ».

Texte B
  Faits alternatifs

  « Vous voyez ce cheval ? Dites-moi ce que c’est.
  – C’est un cheval.
  – Non, c’est un vaisseau spatial. »
  À travers tout un dialogue à la Alfred Jarry, le quotidien britannique The Guardian s’est amusé lundi 23 janvier à caricaturer les alternative facts, ou « faits alternatifs », ce concept inauguré la veille sur NBC par Kellyanne Conway, la conseillère à la Maison Blanche de Donald Trump.

  Celle‑ci tentait de justifier le fait que le porte-parole du 45e président des États-Unis, Sean Spicer, ait affirmé la veille que « sa cérémonie d’investiture fut la plus grande en termes d’audience », alors que les photos de l’événement montrent le contraire. [...] Le « fait alternatif », terme orwellien s’il en est, a été très critiqué par la presse américaine, qui y voit à la fois une stratégie pour affaiblir les médias comme contre‑pouvoir, et une inquiétante menace pour la démocratie.


« Faits alternatifs, fake news, post-vérité, petit lexique de la crise de l’information », article de William Audureau dans la rubrique « Les Décodeurs », Le Monde, 25 janvier 2017.
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