Synthèse



« Bien informés, les hommes sont des citoyens ; mal informés ils deviennent des sujets. »

Alfred Sauvy





Dès la création des gazettes au XVIIe siècle, la diffusion de l’information devient un enjeu politique. Face aux trois pouvoirs traditionnels (exécutif, législatif et judiciaire), on appelle l’ensemble des moyens de communication le « quatrième pouvoir ».


La désinformation, une menace pour la démocratie

Un sujet privilégié des contre‑utopies

Dans son dialogue imaginaire entre Machiavel et Montesquieu, Maurice Joly présente la théorie de Machiavel : pour se maintenir au pouvoir, le gouvernant doit utiliser la presse pour manipuler l’opinion publique (► texte 2). Alain Damasio en montre une application possible à travers la contre-utopie (ou dystopie) : dans La Zone du dehors (► texte 7), le gouvernement utilise la scénographie du débat télévisé pour influencer sur son issue, grâce à la soumission des médias.


À l’heure de la post‑vérité, de nouveaux enjeux

Dans 1984, George Orwell (► lecture cursive) crée le concept de doublepensée : l’acceptation simultanée de deux informations contradictoires, qui permet au gouvernement de détruire l’esprit critique. Aujourd’hui, le concept de post‑vérité (► Les nouveaux enjeux de l’information) va dans le même sens : la multiplication des sources et informations contradictoires rend difficile la distinction entre « info » et « infox », et les faits objectifs ont moins d’influence sur l’opinion. L’affaiblissement des médias, seuls capables d’authentifier les informations, est aujourd’hui une menace pour la démocratie.

La presse, un quatrième pouvoir

La liberté de la presse, une menace pour les régimes autoritaires

L’indépendance de la presse accompagne les premiers pas de la démocratie : en 1791, la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen consacre la liberté d’imprimer ses opinions. Mais les attaques se multiplient : Napoléon rétablit la censure en 1810, Charles X tente de supprimer la « licence » de la presse en 1830 (► texte 1). François‑René de Chateaubriand la perçoit aussi comme déclencheur potentiel de révolutions : « c’est de l’électricité sociale » (►texte 1). Dans l’Histoire, les lois qui protègent la presse ont pu être suspendues : en temps de guerre, la propagande optimiste du gouvernement dissimulait les nouvelles alarmantes (► texte 5).


La presse, un contre-pouvoir garant de la démocratie

Face aux critiques adressées à la presse, perçue comme un danger pour la littérature, Émile Zola défend le journalisme comme la « littérature de nos démocraties modernes », loin de l’élitisme de la littérature (► texte 4). Aujourd’hui, la presse d’investigation peut révéler des stratégies de manipulation politique ou des scandales financiers (► texte 8) : les médias ont donc un rôle d’intérêt public pour la démocratie. Des ONG comme Reporters sans frontières (► écho au texte 2) restent vigilants et dénoncent tout manquement à la liberté et à l’indépendance de la presse.

Le rôle des journalistes : permanences et mutations

Le respect de codes déontologiques

Le premier devoir du journaliste est de respecter la vérité (► écho au texte 3) : c’est le pendant logique au droit des citoyens et des citoyennes à connaître la vérité. Grâce au secret des sources, qui protège les informateurs, la presse a donc le devoir de communiquer toute information d’intérêt public (► texte 8).


A‑t‑on encore besoin de journalistes aujourd’hui ?

Alors que l’information est de plus en plus régie par l’immédiateté, chacun peut partager et commenter des informations. Élice Lucet dénonce également « l’information spectacle » qui ne fait que réagir à l’actualité dans l’immédiateté ( écho au texte 8). Mais Éric Scherer rappelle les atouts essentiels du journaliste : sa capacité à authentifier, à mettre en perspective et à donner du sens à l’information ( écho au texte 4).
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