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Expression orale
P.141

Expression orale


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Exercice 1

J'imagine une nouvelle fantastique à partir d'une première de couverture

Consigne
À partir de cette illustration, imaginez une histoire collective.




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Exercice 2

Je lis avec expressivité pour faire frissonner mon auditoire

La classe se divise en trois groupes : deux groupes de lecteurs, un groupe de juges.

Consigne
Chaque personne du groupe des lecteurs lit un extrait au choix de la nouvelle « La morte » (p. 126 , p. 128 et p. 130 ) avec expressivité. Dans l’autre groupe, un élève lit à son tour le même extrait. C’est à ce même groupe de lire ensuite, et ansi de suite.

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Exercice 3

J'imagine des chutes de nouvelles fantastiques (travail de groupe)

Consigne
Racontez une histoire fantastique en complétant le début d’un récit proposé par un autre groupe.

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Exercice 4

Je réécris une partie de l'histoire.

Consigne
Imaginez que le narrateur de « La morte » voit une image s’animer dans le reflet du miroir (extrait suivant). Décrivez ce qu’il voit, à l’oral, en jouant la scène.

  Hier, je suis rentré à Paris.
  Quand je revis ma chambre, notre chambre, notre lit, nos meubles, toute cette maison où était resté tout ce qui reste de la vie d’un être après sa mort, je fus saisi par un retour de chagrin si violent que je faillis ouvrir la fenêtre et me jeter dans la rue. Ne pouvant plus demeurer au milieu de ces choses, de ces murs qui l’avaient enfermée, abritée, et qui devaient garder dans leurs imperceptibles fissures mille atomes d’elle, de sa chair et de son souffle, je pris mon chapeau, afin de me sauver. Tout à coup, au moment d’atteindre la porte, je passai devant la grande glace du vestibule qu’elle avait fait poser là pour se voir, des pieds à la tête, chaque jour, en sortant, pour voir si toute sa toilette allait bien, était correcte et jolie, des bottines à la coiffure. Et je m’arrêtai net en face de ce miroir qui l’avait si souvent reflétée. Si souvent, si souvent, qu’il avait dû garder aussi son image.
  J’étais là debout, frémissant, les yeux fixés sur le verre, sur le verre plat, profond, vide, mais qui l’avait contenue tout entière, possédée autant que moi, autant que mon regard passionné. Il me sembla que j’aimais cette glace – je la touchai, – elle était froide ! Oh ! le souvenir ! le souvenir ! Miroir douloureux, miroir brûlant, miroir vivant, miroir horrible, qui fait souffrir toutes les tortures ! Heureux les hommes dont le cœur, comme une glace où glissent et s’effacent les reflets, oublie tout ce qu’il a contenu, tout ce qui a passé devant lui, tout ce qui s’est contemplé, miré dans son affection, dans son amour ! Comme je souffre ! Je sortis et, malgré moi, sans savoir, sans le vouloir, j’allai vers le cimetière.
  Je trouvai sa tombe toute simple, une croix de marbre, avec ces quelques mots : « Elle aima, fut aimée, et mourut. »
  Elle était là, là-dessous, pourrie ! Quelle horreur ! Je sanglotais, le front sur le sol. J’y restai longtemps, longtemps.
  Puis je m’aperçus que le soir venait. Alors un désir bizarre, fou, un désir d’amant désespéré s’empara de moi. Je voulus passer la nuit près d’elle, dernière nuit, à pleurer sur sa tombe. Mais on me verrait, on me chasserait. Comment faire ? Je fus rusé. Je me levai et me mis à errer dans cette ville des disparus. J’allais, j’allais. Comme elle est petite cette ville à côté de l’autre, celle où l’on vit ! Et pourtant comme ils sont plus nombreux que les vivants, ces morts. Il nous faut de hautes maisons, des rues, tant de place, pour les quatre générations qui regardent le jour en même temps, boivent l’eau des sources, le vin des vignes et mangent le pain des plaines.
  Et pour toutes les générations des morts, pour toute l’échelle de l’humanité descendue jusqu’à nous, presque rien, un champ, presque rien ! La terre les reprend, l’oubli les efface. Adieu !
  Au bout du cimetière habité, j’aperçus tout à coup le cimetière abandonné, celui où les vieux défunts achèvent de se mêler au sol, où les croix elles-mêmes pourrissent, où l’on mettra demain les derniers venus. Il est plein de roses libres, de cyprès vigoureux et noirs, un jardin triste et superbe, nourri de chair humaine.
  J’étais seul, bien seul. Je me blottis dans un arbre vert. Je m’y cachai tout entier, entre ces branches grasses et sombres.
  Et j’attendis, cramponné au tronc comme un naufragé sur une épave.


GUY DE MAUPASSANT, « La morte », 1887.




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