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27 - La chronologie et le rythme du récit
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Fiche grammaire


27 - La chronologie et le rythme du récit





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Exercice 1

Notre cambrioleur consacra près d’une heure à ouvrir la porte du palier. Mais il le fit avec tant d’adresse que pas un bruit ne se fit entendre. Il avait passé sa soirée à étudier le plan de l’appartement. À présent, il connaissait l’emplacement de chaque objet. Dans quelques heures, le diamant du Rajasthan serait à lui. Il tâtonna jusqu’au sofa et progressa silencieusement vers le fauteuil Louis XVI. Un quart d’heure plus tard, il touchait au but.


1
Quel est le temps principalement employé ?



2
Relevez une phrase évoquant une action qui s’est déroulée avant l’action principale. À quel temps le verbe est-il conjugué ?



3
Relevez une phrase évoquant une action à venir. À quel temps le verbe est-il conjugué ?



4
Ce récit comporte une ellipse : ce que fait le personnage pendant ce temps est passé sous silence. Quel indicateur de temps est utilisé au moment où le récit reprend après cette ellipse ?

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Leçon

L’ordre du récit

  •  Lorsqu’un narrateur raconte des évènements dans l’ordre où ils ont eu lieu, on dit que le récit est chronologique. Mais le narrateur peut aussi faire des retours en arrière (appelés flashbacks au cinéma), pour évoquer par exemple le passé d’un personnage.
  • Dans un récit au passé, c’est le plus-que-parfait qui est utilisé pour marquer l’antériorité.   
Elle mit le pull qu’elle avait acheté la veille.
  • À l’inverse, le narrateur peut évoquer des évènements futurs : on parle alors d’anticipations. Dans un récit au passé, les anticipations sont évoquées au conditionnel.
 Lucas songea que le soir-même, il devrait avouer la vérité à ses parents.
  • Des indicateurs de temps (la veille, le lendemain, etc.) permettent généralement de repérer les retours en arrière et les anticipations.

Le rythme du récit

  • Pour rendre son récit plus dynamique et donc plus intéressant, le narrateur varie le rythme de sa narration, en passant plus ou moins de temps sur un épisode.
Dénominations Caractéristiques Exemples (É. Zola, Thérèse Raquin)
La scène Le rythme de la narration correspond à peu près au rythme de l’histoire.
L’histoire semble se dérouler sous les yeux du lecteur.
– Dis donc, Camille, ajouta Laurent, si nous allions faire une promenade sur l’eau avant de nous mettre à table ? […]
– Comme tu voudras,
répondit nonchalamment Camille…
Le sommaire Le narrateur résume une partie de l’histoire (rythme accéléré). Laurent passa une journée atroce.
L'ellipse Le narrateur passe sous silence une partie de l’histoire. Laurent songea que c’était le
poison qu’il lui fallait. Le lendemain, il réussit à s’échapper [du bureau].
La pause Le narrateur s’arrête pour intégrer une description ou des commentaires. Elle contemplait avec une sorte d’admiration son front bas, planté d’une rude chevelure noire, ses joues pleines, ses lèvres rouges, sa face régulière d’une beauté sanguine.
  •  Pour analyser la construction d’un récit, il faut essayer de comprendre pourquoi le narrateur change de rythme.
    •  Une pause permet de faire le portrait d’un personnage, de décrire un lieu, de commenter l’action. Elle peut créer du suspense, en retardant la suite de l’action.
    •  Une ellipse permet de créer du suspense en passant sous silence des faits importants. Elle peut également alléger le récit en occultant des actions moins intéressantes.

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Exercice 2

Ai-je bien compris la leçon ?

1
Dans un récit au passé, les anticipations se font :









2
Lorsqu’une partie de l’action est résumée, cela s’appelle... .



3
Lorsque le rythme de la narration est à peu près le même que celui de l’action, cela s’appelle... .



4
Lorsque le narrateur interrompt son récit pour faire un commentaire ou une description, cela s’appelle... .

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S'exercer

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Exercice 3

Consigne
Parmi ces indicateurs de temps, quels sont ceux qui peuvent servir à exprimer une ellipse ?

1. Pendant ce temps.
2. Quelques minutes plus tard.
3. Dix ans.
4. Durant son séjour.
5. Bien plus tard.
6. Le surlendemain.
7. La veille.



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Exercice 4

Consigne
a) Dans les passages suivants, repérez si le récit est dans un ordre chronologique ou si l’ordre est bouleversé par un retour en arrière ou une anticipation.

C’était malgré elle qu’on l’envoyait au couvent, pour arrêter sans doute son penchant au plaisir qui s’était déjà déclaré et qui a causé, dans la suite, tous ses malheurs et les miens.


L’abbé Prévost, Manon Lescaut, 1731.


Tel était l’état des choses dans cette petite république […]. Mais pour rendre un compte exact des événements extérieurs comme des sentiments, il est nécessaire de remonter à quelques mois avant la scène par laquelle commence cette histoire. À la nuit tombante, un jeune homme passant devant l’obscure boutique du Chat-qui-pelote y était resté un moment en contemplation à l’aspect d’un tableau qui aurait arrêté tous les peintres du monde.


H. de Balzac, « La Maison du chat-qui-pelote », 1829.


b) Expliquez le choix de l’auteur.

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Ex. 6 Une auberge abandonnée

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Exercice 5

Consigne
Dans le texte suivant, l’auteur a choisi des rythmes différents pour raconter la fin d’une longue histoire d’amour impossible. Nommez les différents rythmes utilisés (scène, sommaire, ellipse…) et justifiez vos choix.

Il voyagea. Il connut la mélancolie des paquebots, les froids réveils sous la tente, l’étourdissement des paysages et des ruines, l’amertume des sympathies interrompues. Il revint. Il fréquenta le monde, et il eut d’autres amours encore.
Des années passèrent ; et il supportait le désœuvrement de son intelligence et l’inertie de son cœur.

Vers la fin de mars 1867, à la nuit tombante, comme il était seul dans son cabinet, une femme entra. 
« Madame Arnoux !
– Frédéric ! »
Elle le saisit par les mains, l’attira doucement vers la fenêtre, et elle le considérait tout en répétant :
« C’est lui ! C’est donc lui ! »


G. Flaubert, L’Éducation sentimentale, 1869.


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Exercice 6

Consigne
Dites par quel connecteur temporel l’action s’enclenche.

C’était une auberge. J’entrai. Personne ne s’y trouvait. Seule l’odeur du temps pourrissait là, tenace et pernicieuse. […] Tout était si singulier qu’attentif au moindre bruit, je me questionnai sur l’étrangeté des lieux. […] Tout à coup un insidieux frisson me traversa, semblable à celui ressenti dehors et qui m’avait chassé jusqu’ici. « On » se trouvait à nouveau là, tout proche !


Claude Seignolle, L’Auberge du Larzac, 1967.


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Exercice 7

Consigne
Pour rendre cette histoire plus compréhensible, réécrivez le texte en y ajoutant des indicateurs de temps (adverbes, GN, groupes prépositionnels et propositions subordonnées).

Le colonel est sur le champ de bataille. Il est blessé. Il tombe évanoui. On le croit mort et on le laisse sous un tas de cadavres. Il parvient à sortir. Il vit en Allemagne. Il rentre à Paris. Sa femme en a épousé un autre.


D’après H. de Balzac, Le Colonel Chabert, 1832.


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Écrire

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Exercice 8

Racontez un épisode de votre vie (l’épisode peut être fictif) en variant l’ordre et le rythme de la narration pour dynamiser le récit et tenir en haleine votre lecteur.

Consigne
Vous devrez employer au moins un retour en arrière et une anticipation, ainsi qu’au moins une scène, une ellipse, un sommaire et une pause.

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