Les chercheurs ont mesuré, sur les données obtenues, deux indices utilisés en génétique des populations :
- l'indice FST, qui renseigne sur l'hétérogénéité des fréquences de marqueurs génétiques dans une population ;
- l'indice QST, qui renseigne sur l'hétérogénéité des fréquences de traits phénotypiques dans une population.
Ces deux indices sont compris entre 0 et 1 : plus l'indice est proche de 1, plus la population présente une forte variabilité génétique ou phénotypique. En théorie, s'il n'existe aucune pression de sélection sur le caractère étudié,
QST et
FST doivent être égaux. Au contraire, si l'indice
QST est supérieur à l'indice
FST, c'est que les différences observées pour ce caractère ne sont pas seulement dues à la dérive génétique, mais que la sélection naturelle explique aussi en partie cette différenciation. Dans leur étude, les chercheurs ont comparé leurs mesures réalisées avec deux caractères « témoins » : la taille, qui est un caractère soumis essentiellement à la dérive génétique et la pigmentation de la peau, soumise elle à la pression de sélection de la sélection naturelle.
Le graphique ci-dessous donne les résultats obtenus.