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Histoire-Géographie 1re

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COURS 1


Le bilan humain et matériel de la guerre








Le bilan matériel et humain de la guerre est particulièrement lourd. Des négociations internationales s’ouvrent pour fixer les conditions de la paix.

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1
Les victimes militaires

 
Morts et disparus
Blessés
Allemagne
2 millions
4 millions
Russie
2 millions
5 millions
Autriche-Hongrie
1,5 million
3,5 millions
France et colonies
1,4 million
3,5 millions
Grande-Bretagne et colonies
960 000
2 millions
Empire ottoman
775 000
500 000
Italie
600 000
900 000
Serbie
280 000
50 000
Roumanie
250 000
200 000
Bulgarie
90 000
100 000
États-Unis
90 000
100 000
Autres
75 000
90 000
Total
10 millions
21 millions

2
La grippe espagnole en Alaska

Lorsque j’entrais dans le centre d’accueil comme volontaire, j’ai cru entrer dans un quartier de Florence à l’époque de la Grande Peste […]. Le temps, c’était surtout ça qui nous manquait, peu importe à quel point nous travaillions rapidement. Il y avait toujours plus à faire que ce que nous pouvions faire. […] Parmi les patients, il y avait des Chinois descendus d’un navire et envoyés directement au centre d’accueil avant même de poser le pied en Amérique. […] Les interprètes, craignant de tomber malades à leur tour, étaient partis, laissant les Américains faire de leur mieux dans une terrible situation. Sur les 25 malades, 17 moururent : horrible mortalité.


Frances Hayward (infirmière volontaire en 1918), « A Brotherhood of Misericordia », The Survey, vol. 41, 1918‑1919.

3
Des paysages marqués par la guerre

Des paysages dévastés. Au lendemain du conflit, les anciens champs de bataille sont criblés de cratères, fracturés par les tranchées et minés de galeries souterraines. En France, les terrains situés dans la zone rouge sont sanctuarisés, malgré l’opposition de leurs propriétaires.

Des zones à reconstruire. La plupart des localités situées dans les zones de combat ont été totalement effacées de la carte. Neuf villages sont déclarés « morts pour la France » et ne sont pas reconstruits. Certaines agglomérations importantes ont souffert des bombardements massifs. C’est le cas de Reims, détruite à près de 60 %.

Des ressources naturelles surexploitées. Les besoins du conflit ont encouragé une exploitation intensive des ressources naturelles, en Europe comme dans les colonies. Les paysages sont marqués par des déforestations importantes. Certains produits nécessaires à la guerre industrielle sont importés massivement, comme le pétrole, devenu une ressource stratégique.

2
Des séquelles physiques et psychologiques

Des séquelles physiques. La guerre laisse plus de 21 millions de blessés. Les cas les plus spectaculaires sont les victimes de gaz, aveugles ou souffrant de troubles respiratoires, ainsi que les amputés et les « gueules cassées ». Certains, comme le peintre allemand Otto Dix, expriment à travers l’art les souffrances des survivants (doc. 3).

Des séquelles psychologiques. La guerre laisse aussi derrière elle de nombreux blessés psychologiques. Les symptômes, très divers – dépression, cauchemars, mutisme, voire tremblements ou paralysie –, rendent particulièrement difficile le retour des anciens combattants à la vie civile. Les psychiatres forgent le terme d’obusite pour désigner ces traumatismes et jettent les bases de la recherche sur le stress post-traumatique.

1
Un conflit exceptionnellement meurtrier

Les morts militaires. Le conflit a été très meurtrier pour les soldats impliqués. On dénombre près de 10 millions de morts ou disparus (doc. 1). Le bilan varie cependant selon les pays belligérants. Il est particulièrement lourd pour l’Allemagne et la Russie, qui totalisent près de 4 millions de victimes.

Les morts civils. Le nombre de civils disparus au cours des hostilités est relativement limité : on compte quelques milliers d’habitants disparus sous les bombardements ou tués par les troupes d’occupation. Cependant, les famines, le génocide des Arméniens et la guerre civile russe portent le total à plusieurs millions de victimes.

La première grippe mondiale. La mortalité reste élevée après l’arrêt des combats. En 1918‑1919, la grippe espagnole, apparue au front, se diffuse rapidement dans les populations civiles européennes, puis dans le monde entier (doc. 2). Cette pandémie fait de 25 à 40 millions de victimes.

Repères

La grippe espagnole

La grippe espagnole
(1918-1919)

En mars 1918, plusieurs cas de grippe mortelle sont détectés aux États-Unis, parmi les troupes en partance pour l’Europe. Après l’arrivée des Américains sur le front, la maladie se diffuse dans les rangs britanniques, allemands et français sans que les médecins ne parviennent à la stopper. En quelques semaines, elle s’étend aux populations civiles européennes, puis à l’ensemble de la planète.

Écho des temps

La guerre a profondément marqué les paysages. À quelques kilomètres de Verdun, une clairière est par exemple surnommée « la place à gaz » : des dizaines de milliers d’obus emplis de gaz toxiques y ont été stockés pendant la guerre. Résultat, le sol contient aujourd’hui 10 000 fois plus d’arsenic que la moyenne.
Dans la « zone rouge », les habitants trouvent en permanence des balles et des douilles, voire des obus.

Verdun, la place à gaz

Chaque année, la brigade de déminage de Metz, qui couvre trois départements, traite environ 55 tonnes de munitions. Elle estime qu’il faudra encore plusieurs siècles pour que la région soit intégralement nettoyée.

3
Mutilés et gueules cassées

Otto Dix, Les joueurs de skat, 1920
Otto Dix, Les joueurs de skat, 1920, huile et collage sur toile, 110 x 87 cm, Neue Nationalgalerie, Berlin.

Vocabulaire

Gueule cassée : surnom donné en France aux soldats défigurés par une blessure au visage.

Obusite : nom donné après la guerre aux différentes formes de stress post-traumatique touchant les anciens combattants.

Pandémie : maladie se propageant à l’échelle d’un continent ou de la planète entière.

Stress post-traumatique : troubles psychologiques touchant un individu à la suite d’une expérience traumatisante.

Zone rouge : après la guerre, 1 200 km² de terrain sont classés « zone rouge » par le gouvernement français, car la présence d’obus non explosés, de produits toxiques et de cadavres rend leur exploitation impossible.

En quoi la Première Guerre mondiale a‑t‑elle été particulièrement dévastatrice ?

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