Un autre regard sur le chapitre 14




PORTRAIT

Nettie Stevens et le chromosome Y


Cliquez ici pour mieux la connaître.

1905

Découverte du chromosome Y et de son rôle dans le déterminisme du sexe des coléoptères

1944

Inscription au National Women’s Hall of Fame



Chromosomes sexuels humains observés au microscope électronique à balayage (X à gauche et Y à droite).

Chromosomes sexuels humains observés au microscope électronique à balayage (X à gauche et Y à droite).

Photographie colorisée artificiellement.

Nettie Maria Stevens est née en 1861 aux États-Unis. Enseignante, elle a 35 ans lorsqu’elle décide de commencer un cursus universitaire de biologie à l’université de Stanford, où elle obtient son diplôme quatre ans plus tard.
Au Bryn Mawr College, établissement privé réservé aux femmes, Nettie Stevens se spécialise dans l’étude de la cellule ainsi qu’en embryologie et obtient un doctorat sous la tutelle de Thomas Morgan. C’est en 1905 que la chercheuse réalise la découverte qui fait aujourd’hui sa renommée, en étudiant les cellules reproductrices de coléoptère. Elle identifie le chromosome Y et en déduit que la détermination du sexe dépend de la présence ou non de ce chromosome. Malheureusement, la chercheuse reste dans l’ombre de ses homologues masculins et décède quelques années plus tard d’un cancer du sein.

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PERSPECTIVE

Les poissons changent de sexe !




Un saumon chinook sauvage (Oncorhynchus tshawytscha), aux États-Unis.

Un saumon chinook sauvage (Oncorhynchus tshawytscha), aux États- Unis.

Des individus génétiquement mâles (porteurs du chromosome Y) présentent pourtant un phénotype femelle, à cause de l’exposition à divers produits chimiques.

On observe depuis une trentaine d’années des anomalies de reproduction chez plusieurs espèces de poissons, y compris chez des poissons pêchés pour l’alimentation, et chez de nombreux mollusques. Depuis 2006, les œstrogènes, issus des traitements vétérinaires ou des urines de femmes traitées pour la ménopause par exemple, étaient principalement mis en cause. Des études récentes montrent que les antiandrogènes que l’on trouve dans des médicaments (cancer de la prostate, acné) mais aussi dans des produits courants (conservateurs, antibactériens, etc.) ont également un impact. Ces composés sont des substances perturbant le système endocrinien (organes produisant des hormones). Poissons et mollusques y sont particulièrement sensibles car nombre d’entre eux changent déjà de sexe naturellement. Les stations d’épuration ne peuvent pas éliminer ces composés que l’on retrouve donc dans les cours d’eau et dans notre eau potable… Notre exposition quotidienne à ces produits est aussi étudiée, en lien avec la baisse du taux de testostérone chez les hommes.

Cliquez ici pour en savoir plus sur les perturbateurs endocriniens.
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