DOSSIER
DIFFÉRENCIATION


Les parcs naturels en Afrique australe




Quelles évolutions le tourisme de parcs naturels connaît‑il en Afrique australe ?

B
Les mutations du tourisme : écotourisme et parcs transfrontaliers


4
Des limites à l’écotourisme

  Le Parc de Bazaruto fait pareillement état de succès, d’abord écologiques. Parmi ceux‑ci, on peut citer une protection renforcée des espèces phares. [Le projet] met à contribution acteurs communautaires et hôteliers dans le recensement des ressources. La politique du parc reste toutefois fragile. [...] Les activités [des habitants] ne sont pas toujours réglementées (pêche, brûlis) et les destructions du corail1 par les visiteurs journaliers sont une réalité. [...] Sur place, le choix s’est porté sur une spécialisation dans le haut de gamme. Elle vise à attirer des structures aux capitaux internationaux. [...] Un essor élitiste [...] conduit chaque année plus de 6 400 touristes, plutôt fortunés, à résider sur les îles.


Fabrice Folio, « Que nous apprennent les initiatives écotouristiques en Afrique australe ? Leçons d’expériences croisées en Afrique du Sud et au Mozambique », Géoconfluences, mai 2011.


1. Animal immobile créant des récifs sur lesquelles des algues multicolores s’agglomèrent.

3
Un territoire de l’écotourisme : le parc naturel marin de Bazaruto au Mozambique

Un territoire de l’écotourisme : le parc naturel
marin de Bazaruto au Mozambique

5
Le Parc de Kgalagadi, un exemple de Peace Park

  Inauguré en 2009, le Parc transfrontalier de Kgalagadi a une superficie de 35 551 km², dont 73 % sont au Botswana, le reste en Afrique du Sud. C’est le seul parc transfrontalier au sens strict — ici les touristes peuvent aller et venir librement entre les deux pays, dans les limites du parc. [Ce parc] est une véritable réussite dans l’histoire de la conservation transfrontalière. À la Peace Park Fondation, nous sommes fiers de dire que nous avons joué un rôle important dans l’établissement de cette zone de conservation transfrontalière en facilitant la coopération entre les pays, en favorisant la planification et l’implantation de projets‑phares, et en assurant les financements nécessaires. À Kgalagadi, l’intégrité de l’écosystème est assurée. La grande taille du parc permet aux populations nomades [d’animaux comme les oryx, symboles du parc] et à leurs prédateurs de vivre en équilibre avec leur milieu. [...] Le parc a aussi réussi à garantir la liberté de mouvement des touristes — avec le ticket d’entrée commun des Deux Rivières qui a permis de supprimer les derniers vestiges des deux anciens parcs nationaux ; ils peuvent maintenant visiter l’ensemble du parc, et peuvent aussi accéder au parc via la Namibie.


Site officiel de la fondation pour les parcs transfrontaliers dits Peace Parks, www.peaceparks.org, 2019

Questions


Parcours B


6. En vous appuyant sur cet ensemble documentaire, expliquez de manière argumentée les atouts et limites de l’évolution du tourisme en Afrique australe. (Tous les documents)

Parcours A


1. Quelles sont les pratiques touristiques les plus fréquentes en Afrique australe ? (Doc. 1 et 2)
2. Quels sont les atouts qui favorisent le développement touristique ? (Doc. 2)
3. Expliquez l’expression « Apartheid vert ». (Doc. 1 et 2)
4. Pourquoi le parc de Kgalagadi est‑il appelé un « Peace Park » ? (Doc. 5)
5. Quels sont les principes de l’écotourisme ? Quelles en sont les limites ? (Doc. 2, 3 et 4)

A
Une nature mise en tourisme


2
Une Afrique mise en scène par et pour le tourisme

  Pour les visiteurs occidentaux, l’attrait de l’Afrique du Sud est qu’elle permet un assez faible dépaysement et la découverte d’une Afrique bien policée, où les routes sont goudronnées et le paludisme peu présent. Ils sont cependant bien convaincus d’être en Afrique, dans les parcs naturels, sur les marchés d’artisanat africains où leur sont souvent vendus des objets ouest-africains par des vendeurs sénégalais ou béninois et dans des villages zoulous « traditionnels » reconstitués où des troupes professionnelles dansent pour eux.

 Les milieux préservés sont un évident atout touristique et on va en Afrique du Sud pour faire des « safaris ». [...] Essentiellement hérités de la colonisation britannique, les parcs naturels sont nombreux. Ils ont permis la conservation d’espèces animales menacées [...]. La dimension environnementale de cet écotourisme est souvent critiquée : la protection des espaces et espèces naturels n’est‑elle pas manipulée par des mouvements naturalistes essentiellement blancs pour maintenir des espaces réservés au point que l’on peut parler d’« Apartheid vert » ?

Philippe Gervais-Lambony, « Afrique du Sud : les paradoxes de la nation arc‑en‑ciel », 2017

1
Une destination « de rêve »

Une destination « de rêve »
Une destination « de rêve »
Survol en avion du delta de l’Okavango en Namibie.

Parmi les transitions récentes que connaît la région, la croissance des flux touristiques occupe une place importante. Le tourisme traditionnel de safari est une source de revenus pour la région ; il apparaît aussi comme un moyen de gérer différemment les relations entre les pays et reflète des préoccupations nouvelles pour la sauvegarde de l’environnement.

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