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Murdoch Iris - Exclusivité numérique
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Biographie


Iris Murdoch





Iris Murdoch
1919 - 1999

Iris Murdoch

Sa vie

Née en Irlande, à Dublin, en 1919 et ayant rapidement déménagé à Londres avec ses parents, Iris Murdoch étudie les lettres classiques et la philosophie à Oxford puis à Cambridge. Elle y suit les cours de Wittgenstein, qui furent, de son propre aveu, déterminants.

Diplôme de philosophie en poche, elle obtient un poste d’enseignante en 1948 à Oxford et travaillera dès lors à faire connaître les principaux mouvements intellectuels continentaux d’après-guerre — dont l’existentialisme — dans Sartre Romantic Rationalist (1953), qui lui vaudra la reconnaissance du monde universitaire anglo-saxon.

Mais c’est au travers de l’écriture de nombreux romans, dès 1952, que la philosophe développe ses thèses et c’est en tant que romancière qu’elle sera surtout connue. Après un dernier ouvrage philosophique, en 1992, son activité décline progressivement du fait des effets de la maladie d’Alzheimer qui l’emportera en 1999. Son mari, romancier et professeur lui aussi, racontera dans un livre leur dernière promenade dans un parc de Londres, en 1997.

Sa pensée

Se servant de la fiction littéraire comme d’un moyen d’explorer les potentialités de l’humanité en leur prêtant une réalité provisoire au moyen de l’imagination, Murdoch fait de ses récits de véritables « expériences de pensée », dans la plus pure tradition philosophique anglo-saxonne.

Elle essaye d’y trouver une voie vers une éthique réaliste pour des sociétés d’après-guerre désemparées et ayant perdu le sens des idéaux et des absolus. Sa correspondance avec Raymond Queneau témoigne de son admiration pour les expérimentations surréalistes, à la complexité fascinante, ou pour l’héroïsme des positions existentialistes de Sartre, qui répond par l’engagement au désarroi de la raison. Mais nous y voyons également surgir une inquiétude face au risque de tomber dans un relativisme généralisé et destructeur du point de vue moral ; derrière ces expérimentations littéraires venues du continent se cache un renoncement auquel Murdoch refuse de se résoudre.

Commence alors un long travail de déconstruction des principales catégories morales héritées des siècles précédents, dont l’abstraction est sévèrement condamnée, en même temps que Kant est rendu responsable d’une formalisation excessive de la morale, devenue de fait inapplicable. Mais plutôt que de suivre l’amoralisme d’un Nietzsche qui renonce à faire du bien un absolu, Murdoch propose de retrouver une forme de normativité dans la phénoménologie même de la morale, au plus près des acteurs qui l’exercent.

Là où la volonté morale trouvait à se fonder dans des principes transcendants, mais coupés du réel, l’éthique de Murdoch, « réaliste », tente surtout de penser les conditions réelles de leur mise en œuvre. L’articulation de ces principes au réel, sans cesse à réinventer, tel est l’enjeu des romans de Murdoch, où la philosophie s’enrichit des cas limites que l’imagination romanesque ne cesse de faire naître.

« Les efforts d’un homme pour créer, sa recherche de la sagesse et de la vérité, sont une histoire d’amour. »


Œuvres principales

Œuvres Iris Murdoch
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