Chargement de l'audio en cours
Plus

Plus

Augustin - Exclusivité numérique
Page numérique

Mode édition
Ajouter

Ajouter

Terminer

Terminer

Exclusivité numérique
Biographie


Augustin





Augustin
354 - 430

Augustin

Sa vie

Augustin d’Hippone, ou Saint Augustin, naît en Algérie en 354 ap. J.-C. d’une mère pieuse et chrétienne. Il reçoit à Carthage une éducation de Romain aisé. Dans cette ville règnent des mœurs sensuelles et légères comme il en témoigne dans les Confessions : « Je vins à Carthage où j’entendais bouillonner autour de moi la chaudière des amours infâmes ». Il y fait la connaissance d’une femme qui lui donne un fils et il renonce à sa carrière d’avocat pour se convertir au manichéisme.

Puis il quitte Carthage pour enseigner à Rome et à Milan, où il est maître de rhétorique. Il rencontre l’évêque de la ville : Ambroise de Milan, qui le convainc d’abandonner le manichéisme.

En 386, il se convertit au christianisme, puis fait une retraite culturelle et est baptisé par Ambroise de Milan. Il retourne alors en Afrique et constate que les manichéens et les chrétiens sont en conflit, il prend position pour le christianisme en rédigeant De la vraie religion. Son fils meurt à l’âge de 17 ans, ce qui l’affecte profondément.

En 391, il est ordonné prêtre. Il poursuit sa défense du christianisme contre les manichéens, et est nommé évêque d’Hippone en 395. Ses grandes œuvres sont rédigées dans cette ville : Confessions, De la trinité, La cité de Dieu. En tant qu’évêque, il prône une vie très simple pour lui et pour son clergé.

En 430, Hippone est assiégée par les Vandales ; Saint Augustin meurt durant le siège de la ville. Il sera canonisé en 1298 et reconnu docteur de l’Église par le pape Boniface VIII.

Sa pensée

La formation initiale d’Augustin d’Hippone n’est pas philosophique, mais rhétorique, il apprend donc d’abord l’art de la parole par l’étude d’exemples célèbres. Mais après sa période manichéenne, Augustin élabore une philosophie qui mêle le christianisme et le platonisme.

La philosophie d’Augustin tire un enseignement de l’existence qu’il a menée, ponctuée de moments d’errance. Selon lui, l’homme n’est pas initialement placé dans la connaissance du divin. Il est au contraire sujet aux passions, à la recherche de plaisirs et de biens matériels. Il s’agit donc de trouver le chemin vers Dieu. Pour faire ce retour au divin, il convient de commencer par comprendre Dieu en soi. La réflexion sur le temps, par exemple, permet de le comprendre comme une extension de l’âme entre le passé qui n’est plus et le futur qui n’est pas encore. L’âme peut donc appréhender en elle la beauté et l’éternité de Dieu, puisque dans l’ordre du temporel se révèle une forme d’éternité.

Augustin est aussi un penseur du « moi » qui peut être atteint par le dialogue, comme le platonisme. Mais contrairement à Platon, il propose de procéder à un dialogue intérieur : le soliloque, conçu comme un exercice spirituel. Par ailleurs, Augustin défend la place du corps. Selon lui, ce n’est pas dans le corps, mais dans l’âme que les perversions se trouvent, ce qui le distingue à nouveau du platonisme.

Enfin, dans La cité de Dieu, il livre une interprétation de l’histoire. Elle repose sur les tensions entre deux grands idéaux représentés par deux cités : la cité des hommes — amour de soi jusqu’au mépris de Dieu — et la cité de Dieu — amour de Dieu jusqu’au mépris de soi. Cependant, ces deux cités s’enchevêtrent autant qu’elles s’opposent et la victoire de la cité de Dieu est certaine au cours de l’histoire. Cet ouvrage aura une grande postérité, puisqu’en proposant une lecture téléologique, il permet de penser le sens de l’histoire.

« On ne peut dire, à proprement parler, qu'il y ait trois temps, le passé, le présent et le futur ; mais peut-être serait-il plus juste de dire : "il y a trois temps, le présent des choses passées, le présent des choses présentes, le présent des choses futures." »


Œuvres principales

Œuvres d'Augustin
Utilisation des cookies
En poursuivant votre navigation sans modifier vos paramètres, vous acceptez l'utilisation des cookies permettant le bon fonctionnement du service.
Pour plus d’informations, cliquez ici.