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Zhuangzi - Exclusivité numérique
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Biographie


Zhuangzi





Zhuangzi
369 - 286 av. J.-C.

Zhuangzi

Sa vie

Zhuangzi ou Tchouang-tseu peut aussi être appelé « Maître Zhuang », car zi est un suffixe apposé au nom des penseurs comme Laozi, c’est‑à‑dire Lao-tseu. De son vrai nom Zhuāng Zhōu (Zhōu était son prénom, qui se met en chinois après le nom de famille), il serait né vers 369 av. J.-C. « Serait », car d’une part les informations que nous avons sur sa vie sont très rares et lacunaires, et d’autre part il est difficile de démêler la part légendaire de la part historique de son existence. Il est d'ailleurs possible que Zhuangzi n’ait pas réellement existé comme individu unique. Zhuangzi est traditionnellement considéré, avec Lao-tseu, comme l’un des principaux fondateurs du taoïsme.

Zhuangzi est également le nom donné au livre dont Zhuangzi est supposé être l’auteur. D’après cet ouvrage, son auteur éponyme était un homme pauvre, marié et père de famille. En conformité avec ses principes de modestie et de vie simple, il aurait refusé un poste de ministre qui lui était proposé. Il était, toujours selon l’ouvrage Zhuangzi, un simple employé dans un parc d’arbres à laque dans le petit État de Song (en Chine centrale), en guerre avec les États voisins. Sa vie est en effet entièrement comprise dans l’époque des Royaumes combattants (403 - 222 av. J.-C.). Zhuangzi aurait mené une existence modeste, parfaitement à l’image de la pensée taoïste.

Sa pensée

Le Zhuangzi ou Tchouang-tseu, du nom de son auteur (ou ses auteurs), est composé de 33 sections ou chapitres traditionnellement répartis en trois groupes :
    • Les « chapitres internes » (1 à 7)
    • Les « chapitres externes » (8 à 22)
    • Les « chapitres mixtes » ou « divers » (23 à 33)

Seuls les 7 « chapitres internes » sont attribués à Zhuangzi lui-même. Les autres ont très probablement été écrits par ses disciples ou amis, y compris de manière très postérieure.

On ne trouvera pas dans l’ouvrage Zhuangzi un plan rigoureux, et même le découpage des chapitres ne permet pas de voir une unité de sujet dans chacun d’eux. D’une manière générale, la pensée orientale est d’ailleurs assez peu perméable à l’idée d’un système philosophique tel qu’on en trouve chez de nombreux penseurs occidentaux. On peut cependant dégager deux idées et thèmes récurrents :
    • Comme l’affirmait déjà Lao-tseu (Laozi), le Tao (ou Dao) est un axe autour duquel tout est ordonné. Le Tao ne peut être pleinement expliqué par des mots, ni d’ailleurs par le silence. On peut cependant affirmer qu’il est le Principe par excellence, principe d’unité qui transcende toutes les différences que, par ignorance, les êtres humains établissent entre les êtres.
    • Le « saint » ou le « sage » taoïste est celui qui, à la suite d’une longue et exigeante purification spirituelle et intellectuelle, parvient à se libérer des passions et des erreurs du commun et à saisir l’unité du Tao, c’est-à-dire l’unité des choses qui semblent différentes ou opposées (chaud - froid, lumineux - obscur, etc.).

La forme du texte du Zhuangzi est également significative : pas d’exposé théorique abstrait, mais une multitude d’apologues (parfois drôles), de métaphores, de questions sans réponses, d’ambiguïtés, de paradoxes et même de contradictions : les mots sont en effet, par essence, incommensurablement en deçà de la transcendance du Tao.

« Ce que la parole peut épuiser, ce que la connaissance peut atteindre, ce n’est que la pointe extrême des êtres, et c’est tout. »


Œuvre principale

Œuvre principale de Zhuangzi
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