Chargement de l'audio en cours
Plus

Plus

Bâtissons-nous une ville
P.141

Mode édition
Ajouter

Ajouter

Terminer

Terminer

Texte et image

Bâtissons-nous une ville




La Bible, Ancien Testament

Les descendants de Noé décident de bâtir une ville.

  Toute la terre avait une même langue et les mêmes mots.
  Comme les hommes étaient partis de l’orient, ils trouvèrent une plaine au pays de Schinear1 et ils y habitèrent.
  Ils se dirent l’un à l’autre : « Allons ! Faisons des briques, et cuisons-les au feu. » Et la brique leur servit de pierre, et le bitume leur servit de ciment.
  Ils dirent encore : « Allons ! Bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet touche le ciel et faisons- nous un nom2, afin que nous ne soyons pas dispersés sur toute la surface de la terre. »
  Yahvé descendit pour voir la ville et la tour que bâtissaient les fils des hommes.
  Et Yahvé dit : « Ils forment un seul peuple, ont tous une même langue, et voici leur première œuvre. Désormais aucun projet ne leur sera impossible. Allons ! Descendons et brouillons ici leur langage, afin qu’ils ne se comprennent plus les uns les autres. »
  Et Yahvé les dispersa loin de là sur toute la surface de la terre ; et ils cessèrent de bâtir la ville.
  C’est pourquoi on donna à celle-ci le nom de Babel3, car c’est là que Yahvé brouilla le langage de tous les habitants de la terre, et c’est de là que Yahvé les dispersa sur la surface de toute la terre.


La Bible, Ancien Testament, « Genèse », chapitre 11 (v. 1 à 9), traduction de Louis Segond, revue par Stanisław Eon du Val.

1. Près de Babylone, au sud de l’Irak actuel.
2. Une réputation.
3. Voir Éclairage (⇩).

Babel

Babel est le nom hébreu de Babylone, capitale de la Mésopotamie. À Babylone se trouvait une grande ziggourat, pyramide qui symbolisait le lien entre la terre (les hommes) et le ciel (les dieux) ; en la gravissant, les hommes pouvaient ainsi se rapprocher des dieux. D’ailleurs le nom Babel/Babylone signifie « porte des dieux » en akkadien (langue de Mésopotamie) ; mais il fait aussi penser au verbe hébreu bâlal, qui veut dire « brouiller, confondre ». Ainsi, la ville porte dans son nom même un aspect positif et un aspect négatif.
Voir les réponses

Questions

COMPÉTENCE - Je comprends et j'interprète un extrait littéraire.


1
a) Pourquoi les hommes décident‑ils de bâtir une ville et une tour ? b) Comparez avec l’ordre que Dieu a donné à Adam et Ève, puis à Noé et sa famille.



2
a) Quelle sera la particularité de cette tour ? b) Est‑ce possible ? c) Quel défaut des hommes cette tour symbolise‑t‑elle ?



3
a) Que craint Dieu en voyant ce projet ? b) Comparez avec l’histoire d’Adam et Ève.



4
Que fait Dieu afin que ce projet n’aboutisse pas ? Donnez deux réponses.



5
Quel aspect de la diversité de l’homme est expliqué dans ce texte ?



6
Selon vous, quels seraient les avantages et les inconvénients si tous les habitants de la terre parlaient la même langue ?

Voir les réponses

La Bible

Voici ce qui arriva aux descendants d’Adam et Ève.



  Les géants étaient sur la terre en ces temps-là, après que les fils de Dieu furent venus vers les filles des hommes et qu’elles leur eurent donné des enfants : ce sont ces héros qui furent fameux dans l’Antiquité.
  Yahvé1 vit que la méchanceté des hommes était grande sur la terre et que toutes les pensées de leur coeur se portaient chaque jour uniquement vers le mal. Il regretta d’avoir fait l’homme sur la terre.
  Yahvé dit : « J’exterminerai de la surface de la terre l’homme que j’ai créé, ainsi que le bétail, les reptiles et les oiseaux du ciel, car je regrette de les avoir faits. » Mais Noé, un homme juste et honnête, trouva grâce à ses yeux2. 
  Alors Yahvé dit à Noé : « Fais-toi une arche de bois. Tu disposeras cette arche en cellules et tu l’enduiras de poix3 en dedans et en dehors.
  Voici comment tu la feras : l’arche aura trois cents coudées de longueur cinquante coudées4 de largeur et trente coudées de hauteur. 
  Tu feras à l’arche une fenêtre ; tu établiras une porte sur le côté de l’arche et tu construiras un étage inférieur, un second et un troisième.
  Et moi, je vais faire venir le déluge d’eaux sur la terre, pour détruire toute chair ayant souffle de vie sous le ciel ; tout ce qui est sur la terre périra. Mais toi, tu entreras dans l’arche, toi et tes fils, ta femme et les femmes de tes fils avec toi. De tout ce qui vit, de toute chair, tu feras entrer dans l’arche deux de chaque espèce, pour les conserver en vie avec toi : il y aura un mâle et une femelle. Et toi, prends de tous les aliments que l’on mange, et fais-en une provision auprès de toi, afin qu’ils te servent de nourriture ainsi qu’à eux. » C’est ce que fit Noé : il exécuta tout ce que Dieu lui avait ordonné.
  Sept jours après, les eaux du déluge furent sur la terre. Les écluses des cieux s’ouvrirent. La pluie tomba sur la terre quarante jours et quarante nuits. Les eaux grossirent et soulevèrent l’arche, qui s’éleva au-dessus de la terre. Toutes les hautes montagnes furent couvertes. Tous les êtres qui étaient sur la surface de la terre furent exterminés, depuis l’homme jusqu’au bétail, aux reptiles et aux oiseaux du ciel. Il ne resta que Noé, et ceux qui étaient avec lui dans l’arche.
  Dieu se souvint de Noé et de tous les animaux qui étaient avec lui dans l’arche. Il fit passer un vent sur la terre et les eaux s’apaisèrent. Les écluses des cieux furent fermées et la pluie ne tomba plus du ciel. L’arche s’arrêta sur les montagnes d’Ararat5. Au bout de quarante jours, Noé ouvrit la fenêtre qu’il avait faite à l’arche. Il lâcha une colombe, pour voir si les eaux avaient diminué à la surface de la terre. Mais la colombe ne trouva aucun lieu pour se poser et elle revint à lui dans l’arche. Il attendit sept jours et il lâcha de nouveau la colombe hors de l’arche. La colombe revint à lui le soir, une feuille d’olivier dans son bec. Noé sut ainsi que les eaux avaient diminué sur la terre. Il attendit encore sept autres jours et il lâcha la colombe. Mais elle ne revint plus à lui.
  Et Noé sortit, avec ses fils, sa femme, et les femmes de ses fils. Et tous les animaux, de toutes les espèces, sortirent eux aussi de l’arche.
  Noé bâtit un autel6 en l’honneur de Yahvé et il offrit des holocaustes7. Yahvé sentit une odeur agréable et il dit en son coeur : « Je ne maudirai plus la terre à cause de l’homme et je ne frapperai plus tout ce qui est vivant, comme je l’ai fait. »
  Dieu bénit Noé et ses fils et leur dit : « Soyez féconds, multipliez-vous, et remplissez la terre. »


La Bible, Ancien Testament, « Genèse », chap. 6 (v. 4) à chap. 9 (v. 1) traduction de Louis Segond, adaptée par Stanisław Eon du Val (des passages ont été coupés).

La Bible

À la suite du récit de la création du monde, on trouve dans la Genèse un second récit qui raconte de manière plus précise la création de l’homme et de la femme.



  Lorsque Yahvé Dieu fit la terre et les cieux, aucun arbuste des champs n’était encore sur la terre, et aucune herbe des champs ne germait encore : car Yahvé Dieu n’avait pas fait pleuvoir sur la terre, et il n’y avait pas d’homme pour cultiver le sol. Mais une vapeur s’élevait de la terre et arrosait toute la surface du sol.
  Yavhé Dieu forma l’homme avec de la poussière de la terre ; il souffla dans ses narines un souffle de vie et l’homme devint un être vivant.
  Puis Yahvé Dieu planta un jardin en Éden1, à l’orient, et il y mit l’homme qu’il avait formé. Yahvé Dieu fit pousser du sol des arbres de toute espèce, agréables à voir et bons à manger, ainsi que l’arbre de la vie au milieu du jardin et l’arbre de la connaissance du bien et du mal. 
[…]
  Yahvé Dieu prit l’homme et le plaça dans le jardin d’Éden pour qu’il le cultive et le garde. Yavhé Dieu donna cet ordre à l’homme : « Tu pourras manger de tous les arbres du jardin ; mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras. »
  Yahvé Dieu dit : « Il n’est pas bon que l’homme soit seul ; je lui ferai une aide semblable à lui. » Yahvé Dieu forma de la terre tous les animaux des champs et tous les oiseaux du ciel et il les fit venir vers l’homme pour voir comment il les appellerait, et afin que tout être vivant portât le nom que lui donnerait l’homme. Et l’homme donna des noms à tout le bétail, aux oiseaux du ciel et à tous les animaux des champs ; mais, il ne trouva pas d’être semblable à lui. Alors Yahvé Dieu fit tomber un profond sommeil sur l’homme, qui s’endormit ; il prit une de ses côtes, et referma la chair à sa place. Yahvé Dieu, avec la côte qu’il avait prise à l’homme, forma une femme qu’il amena vers l’homme. Et l’homme dit : « Voici cette fois celle qui est os de mes os et chair de ma chair ! On l’appellera “femme”, parce qu’elle a été prise de l’homme2. » C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, s’attachera à sa femme et ils deviendront une seule chair.


La Bible, Ancien Testament, « Genèse », chapitre 2 (v. 4 à 24), traduction de Louis Segond, revue par Stanisław Eon du Val.
Utilisation des cookies
En poursuivant votre navigation sans modifier vos paramètres, vous acceptez l'utilisation des cookies permettant le bon fonctionnement du service.
Pour plus d’informations, cliquez ici.