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7 - Les figures de style
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Fiche lexique


5 - Les figures de style




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Exercice 1

Un train qui siffle comme un sansonnet
C’est bien un sujet de sonnet

Et un train qui siffle comme un hérisson
Ça fait tout un poème épique


R. Queneau, L’Instant fatal, 1948.


1
Quel son est répété dans les deux premiers vers ?



2
À quoi le poète compare‑t‑il les trains ?



3
Quel jeu de mots le poète fait-il tout à la fin du poème ?

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Un train d'hérisson

Ex. 1 Un train d'hérisson

Les figures de style consistent à dire les choses autrement, de manière plus expressive. Elles sont très utilisées en littérature, ou dans le domaine de la communication (publicité, discours), mais nous nous en servons aussi naturellement tous les jours quand nous nous exprimons.

Les figures de ressemblance et d’opposition

La comparaison rapproche un élément d’un autre à l’aide d’un outil de
comparaison.
Paul (comparé) est doux comme (outil de comparaison) un agneau (comparant).
La métaphore rapproche un élément d’un autre directement, sans outil de comparaison.
Elle écoutait monter cette marée d’hommes. (V. Hugo, Les Misérables)
Quand la métaphore se développe sur plusieurs lignes ou vers, on dit qu’elle est « filée ».
La
personnification
prête des caractéristiques humaines à un élément inanimé ou un animal.
Le crépuscule ami s’endort dans la vallée. (A. de Vigny, « La maison du berger », Les Destinées)
La périphrase remplace un mot par une expression.
Il maîtrise parfaitement la langue de Shakespeare. (= l’anglais)

L’antithèse rapproche deux éléments opposés pour souligner un contraste.
Je vis, je meurs, je me brûle et me noie. (L. Labé)

Les figures d’amplification

L’hyperbole exagère, amplifie la réalité.
Je meurs de soif.

Les figures de répétition

La répétition permet de mettre en valeur ce qui est répété ou de donner du rythme.
Le héron au long bec emmanché d’un long cou (La Fontaine)
L’anaphore est une répétition en début de phrase, de proposition ou de vers.
Elle permet de mettre en valeur ce qui est répété ou de donner du rythme.
Toujours aimer, toujours souffrir, toujours mourir. (Corneille, Suréna)
L’assonance consiste à répéter un son voyelle.
Tout m’afflige et me nuit et conspire à me nuire. (Racine, Phèdre)
L’allitération consiste à répéter un son consonne.
Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur nos têtes. (Racine, Andromaque)
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Exercice 2

1
Relevez les comparaisons présentes dans ces phrases.

1. Je pensais que ce garçon était bête comme ses pieds, mais il m’a impressionnée.
2. Sa fille est jolie comme un cœur.
3. Au secours, il y a une araignée grosse comme une pieuvre dans ma chambre !
4. Son père est solide comme un roc, il ne se laissera pas impressionner.
5. Elle a regardé ce film et elle a pleuré comme un bébé.
6. Sa veste lui va comme un gant.



2
Quel est le comparé ? le comparant ?



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Exercice 3

1
Les exemples suivants sont-ils des comparaisons ou des métaphores ?

1. Devant cette injustice, il devint ivre de colère.
2. La neige étend son blanc manteau.
3. Il s’élança vers les ennemis, tel un lion.
4. La vie est un chemin semé d’embuches.

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Exercice 4

1
Quelle est la figure de ressemblance ou d’opposition utilisée dans chacune de ces phrases ?

1. L’eau ne dort pas, elle rêve.
2. Il se trainait, aussi rapide qu’une tortue.
3. L’astre du jour apparut dans le ciel.
4. On entendait les violons pleurer.
5. Innocents dans un bagne, anges dans un enfer (V. Hugo).
6. La vie est un voyage plein d’aventures.

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Exercice 5

1
Identifiez les figures de répétition présentes dans ces exemples.

1. L’enfant se sent, selon la lenteur des caresses,
Sourdre et mourir sans cesse un désir de pleurer. (A. Rimbaud, « Les chercheuses de poux »)
2. Il y aura des fleurs tant que vous en voudrez
Il y aura des fleurs couleur de l’avenir
Il y aura des fleurs lorsque vous reviendrez. (L. Aragon, « Le musée Grévin »)
3. La terre était grise, le blé était gris, le ciel était gris. (J. Giono)
4. L’aurore grelottante en robe rose et verte. (C. Baudelaire).
5. Les vendredis sanglants et lents d’enterrements. (G. Apollinaire)

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Exercice 6

1
Identifiez les figures de style utilisées dans les phrases suivantes.

1. Être dans le vent, ça reste l’ambition des feuilles mortes. (Youssoupha, « Salaam »)
2. Il ne joue plus aux billes, il veut jouer du revolver. (IAM, « Petit frère »)
3. Ma jeunesse a la couleur des trains. (Booba, « Ma définition »)
4. Je balance des rafales. J’fais des ravages grave [...] Et j’traque tous les gars qui bavent sur mon rap. (Bigflo & Oli, « L’héritage »)

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Exercice 7

1
Quelle figure de style peut-on relever dans ces deux extraits ?

1. Tantôt son bras répand une pluie serrée de souples javelots. (Virgile, Énéide)

2. Alors je vis le ciel si perturbé que, de plus de quatorze points, les éclairs me frappaient les yeux. (Ch. de Troyes, Yvain, le chevalier au lion)




2
Pourquoi est-elle souvent utilisée dans les textes épiques ?

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Exercice 8

Écrivez un texte pour illustrer l’expression suivante : « Être fier comme Artaban ».

1
Après avoir cherché la signification de cette expression, vous écrirez un texte d’une dizaine de lignes qui l’illustrera, en employant au moins trois figures de style différentes.

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